★ Sa première tétée… 4 jours après sa naissance ★

Lorsque Misha est née, rien de s’est passé comme prévu. Et même si je sais que c’est « jamais comme on le prévoit », cela a été vraiment dur pour moi d’être séparée de ma fille durant ses 4 premiers jours de vie. Je ne vais pas vous re-raconter tout mon accouchement, si ça vous dit, je l’ai raconté ici puis .
Avant d’être enceinte, allaiter était pour moi une évidence. Je savais que j’allaiterais mon enfant! Une fois enceinte, ma décision n’avait aucunement changé et elle était partagée avec Juju.

Et puis est venu le jour-J, celui de ma césarienne. La vieille, j’apprenais qu’une fois la césarienne faite, je retournerais en réa et Misha ne serait donc pas avec moi. Je n’avais qu’un discours « je veux être avec ma fille et je veux allaiter ». Tout le monde avait beau essayer de me rassurer « mais oui vous pourrez l’allaiter », je n’étais pas rassurée pour autant, bien consciente que les premières heures et les premiers jours étaient les plus importants pour mettre en place l’allaitement. Mais c’était comme ça et je n’avais pas le choix il en allait vaguement de ma santé (qui pour moi, n’avait aucune mais alors aucune importance!).

Misha est donc née, l’obstétricienne l’a sortie de mon ventre puis on est venu me la présenter quelques courtes secondes. Voilà, ma fille était née et a passé ses premières 1h30 en peau à peau avec son Papa pendant que l’on finissait mon opération.
Et puis, j’ai enfin pu retrouver ma fille en salle de réveil. On me l’installe en peau à peau contre moi, contre ma poitrine. L’équipe sait que je veux l’allaiter (je te rappelle que je suis en boucle la dessus et que « je ne veux pas être séparée de ma fille »), une auxiliaire vient me voir en me disant « alors, elle a pris le sein? ». Non, Misha ne prend pas le sein, Misha me parait épuisée, je n’ai eu qu’une seule contraction qui a duré de la veille l’après-midi à ma césarienne! Je n’exagère à peine mais je pense qu’elle a souffert et qu’elle doit être épuisée. J’explique qu’elle n’a pas envie pour le moment et qu’elle parait fatiguée. Pour le moment, je profite de chaque instant où je sens sa peau contre la mienne. J’aimerai qu’elle téte mais je ne veux pas la brusquer, j’aimerai que ça vienne d’elle si elle en a envie et en même temps, on n’a que deux heures devant nous avant d’être séparées.

L’auxiliaire revient et me dit qu’il faut la mettre au sein (elle est déjà en peau à peau contre mes seins), elle prend Misha est lui colle la bouche contre mon sein. Elle essaye de lui ouvrir la peau et lui fourre mon sein dans la bouche. Misha ne veut pas et surtout, je ne veux pas que ça se passe comme ça. Je dis que ce n’est pas grave (même si je ne le pense pas!). Un peu après Misha ouvre sa bouche sur mon sein mais elle ne le prendra pas vraiment.

Puis vient le moment de la séparation, dans les larmes pour ma part. Je lui explique comme je peux puisque j’ai du mal à parler entre deux sanglots. Mais Juju lui explique et reste avec elle en néonat’. La-bas, elle prendra des biberons de lait tout près en bouteille en verre stérile, les premiers à la pipette et très vite, elle passe avec une tétine qui lui fait dégouliner le lait à une vitesse qui m’impressionnera et me stressera!
Une fois que je suis retournée en réa, l’équipe est super et s’est occupée d’aller me chercher un tire-lait. Elles se sont renseignées sur le nombre de fois qu’il fallait que je tire mon lait, sur comment… Je me sens soutenue mais c’est dur. Les premières gouttes de mon lait sortent parce qu’une machine me les aspire et finissent dans un biberon. Je ne peux pas garder mon lait puisqu’ils m’ont mis des médicaments en perfusion et personne n’est capable de me dire si Misha peut le prendre.

Durant ces 4 premiers jours, je suis en service réanimation puis en médecine interne pendant que Misha passe ses journées avec son Papa. Une auxiliaire m’amène Misha une fois par jour pendant 1h/1h30, elle m’aide à chaque fois à l’installer en peau à peau contre moi. Un jour, elle cherche à prendre mon sein mais je ne peux malheureusement pas la laisser encore. J’ai l’occasion de lui donner un biberon le temps d’une visite et j’ai le coeur fendu. Ce lait artificiel qui lui coule dans sa bouche et en dehors tellement ça coule tout seul me renvoit mon incapacité d’être mère, mon incapacité de m’occuper de ma fille dès sa naissance et mon incapacité à la nourrir alors que je le voudrais.
Le tire-lait, je ne le supporte plus, je n’aime pas son bruit qui résonne dans ma chambre bien vide.

Et puis, Misha a eu 4 jours et en fin de journée, nous avons enfin pu être ensemble, dans une chambre du service maternité, comme toutes les mamans qui viennent d’accoucher. J’ai aussi eu le droit d’allaiter Misha, personne n’a su clairement me dire si oui ou non le médicament que j’avais pris était contre-indiqué avec l’allaitement. Mais ça y est, je peux enfin essayer de l’allaiter.

Mais j’ai tellement peur. Tellement peur qu’elle n’ait pas la force ni l’envie de prendre mon sein. Elle ne me connait pas vraiment malgré nos 5-6 heures passées ensemble durant ses 4 premiers jours. Les premières heures, je ne sais pas trop comment m’y prendre avec Misha, je ne sais pas que faire quand elle pleure et je redoute un peu LE moment où je verrais si elle va accepter le sein ou non… Elle est en peau à peau contre moi et peu à peu, elle prend mon sein.

Elle téte, ça y est, elle téte!! Je pleure et je découvre ce que c’est d’allaiter. Misha a compris que c’était important pour moi et je crois que ça l’était aussi pour elle. Et même si les premières tétées se sont mises en place tout doucement, j’ai été soutenue par des auxiliaires et surtout une sage-femme super (elle-même maman allaitante de sa petite puce de 8 mois). Je me sens heureuse et je me sens mère. Ca ne compensera pas les 4 jours de séparation mais cela m’aide à aller de l’avant.

La motivation pour allaiter Misha, je l’avais et encore plus quand nous avons été séparées. C’est la chose qui m’a fait tenir quand j’étais loin de Misha « la retrouver et pouvoir l’allaiter ». J’ai toujours été épaulée par les différentes équipes que ce soit en réa, en médecine internet et en maternité… principalement par des professionnelles « mamans qui ont allaité ».
Je savais que les premières tétées post-naissance étaient les plus importantes, permettant entre autre, de permettre à l’allaitement de se mettre en place plus facilement. Et bien, j’ai épaté beaucoup de monde en arrivant à mettre en place notre allaitement aussi « facilement » après le 4ème de naissance de Misha. Bon, le premier mois a été très douloureux mais nous nous sommes accrochées et ensuite l’allaitement a « roulé comme sur des roulettes« !

J’ai envie de dire que si on souhaite allaiter et que l’on rencontre des difficultés, il faut s’accrocher et surtout arriver à s’entourer des bonnes personnes, compétentes et qui s’y connaissent vraiment en allaitement. Il faut arriver à se faire confiance mais aussi et surtout à avoir confiance en son bébé!!

Une des magnifiques photos de Misha qui téte, prises par Suzanne L. Photographie en juin dernier.
Misha avait 10 mois et demi.
Misha qui téte semaine internationale de l'allaitement

Cette semaine, c’est la SMAM: Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel, je n’ai pas prévu de vous faire des articles sur l’allaitement toute la semaine. J’avais juste envie de vous parler du fait qu’il avait été possible pour Misha et moi de mettre en place l’allaitement 4 jours après la naissance de Misha. J’ai aussi envie de vous parler de notre fin d’allaitement qui arrive tout doucement!
♥♥♥

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16 réflexions sur “★ Sa première tétée… 4 jours après sa naissance ★

  1. Ben ça y est, j’avais beau avoir déjà lu les récits de vos premiers jours de vie commune, ça y est, je pleure… Je ressens la souffrance, la déception, les doutes, puis le soulagement et l’émerveillement : ça y est, elle tète !!!
    Heureuse que vous vous soyez accrochées toutes les 2, tous les 3 avec Juju, et que vous ayez pu entamer cette merveilleuse page qu’est l’allaitement !

    • Je crois que ton commentaire reprend vraiment tout ce que j’ai ressenti durant cette semaine-là!
      Et en effet, je ne regrette vraiment pas de m’être accrochée mais le fait d’avoir été bien soutenue m’a vraiment aidée!!
      Merci pour ton commentaire!

  2. Je découvre ce blog via le concours pour l’écharpe Ling Ling d’Amour. Je file jeter un coup d’oeil à la page facebook et je me mets à lire cet article… je pleure évidemment ! Nos histoires ne sont pas comparables, mais nous avons du vécu commun face à nos début d’allaitement. Mon fils a pris le sein à… 2 mois ! A la maternité, il s’endormait au sein, et les infirmières venaient pousser sur sa tête pour le forcer. Sans jamais m’apprendre à bien le positionner donc mes mains étaient pendantes, le bb installé sur le coussin d’allaitement et la sage-femme faisait tout. Il a eu peur mon fils, et elles me disaient « tenez son bras, il ne peut pas le poser sur le sein! ». Du coup à chaque nouvelle mise au sein il avait peur et rejetait la tête en arrière. Je rappelais les infirmières pour m’aider, et en fait au lieu de m’aider elles faisaient pire. Moi je pensais que comme c’est leur métier elles savent ce qu’elles font, je ne savais pas que dans les chambres d’à côté les mères ayant accouché le même jour que moi allaitaient déjà seules, sans souci. Et puis aux soins du matin le verdict tombe, Victor aurait déjà dû uriner, il a de la fièvre, il est affamé et déshydraté. Et moi je n’ai rien vu, j’étais heureuse avec mon bébé, je pensais que tout allait bien. On lui a donné des biberons de compléments pour le réhydrater rapidement, avec ordre de ne pas le prendre en bras car je faisais monter sa température… Et on m’a apporté le tire-lait. Il fallait tirer toutes les 3h en double pompage pour maintenir ma lactation. Et toutes les trois heures c’est pendant que je tirais que Victor se réveillait, prenait le biberon avec papa, était changé, puis recouché. Et hop il dormait quand j’avais fini, j’avais loupé ma chance de le tenir en bras. Après 12h sans avoir eu mon fils en bras j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en disant qu’il ne savait plus qui j’étais après 12h sans moi…. alors je n’ose pas imaginer votre tristesse d’être si loin de votre bébé pendant 4 jours ! Et on est rentrés à la maison avec le tire lait. Tirer 8x par jour, donner 12 biberons, les laver, les stériliser… Bcp bcp de boulot mais au moins il avait mon lait ! Et puis au pic de croissance des 3 semaines 10x par jour tirer (=5h!!!), 15 biberons…. la fatigue mon dieu mon dieu ! Une fois le pic passé j’ai pu espacer les tirages, et tirer + à chaque fois. A un mois et demi je tirais en 4x tout ce qu’il avait besoin et de quoi congeler au cas où. J’avais essayé parfois de le remettre au sein mais il prenait peur et pleurait d’un pleur qu’il ne faisait qu’à ce moment là. La nuit de ses 2 mois, il a dormi 9h (premier miracle!) et ne voulait plus du biberon… je l’ai pris contre moi et il a cherché le sein… qu’il a pris !!! Enfin !!! Il était tout stressé, ses épaules toutes tendues, il était tout concentré, il ne savait pas trop ce qu’il se passait et moi non plus. Ca devrait être si naturel et pourtant je n’ai jamais vu de femmes allaiter, on était deux débutants finalement. Je suis allée sur youtube voir des vidéos de position d’allaitement, j’ai dit à mon mari de rapporter le tire lait à la pharmacie pour ne pas être tentée de recommencer à tirer, car j’avais mal (crevasses de fou….) et on a tenu bon lui semblait ravi, moi j’avais mal, mais 2 semaiines plus tard c’était parfait !!!! Et quand je dois m’absenter il tétouille à peine le biberon l’air de dire :; je prends le minimum puis j’attends maman 🙂 il a 4 mois et demi, on est partis pour un loooooooooong allaitement ! Mais je m’en voudrai toujours d’avoir mal démarré, pourquoi n’ai-je rien dit quand je sentais qu’o lui faisait du mal.. plus jamais je me tais quand mon instinct de maman me parle, jamais jamais jamais ! voici mon histoire 🙂 !!!

    • J’ai trouvé ton commentaire très émouvant!!
      Je trouve qu’il apporte beaucoup d’espoir, de positif, de motivation…. Et je trouve tellement dommage que tu n’aies pas pu être bien accompagnée et soutenue à la maternité pour l’allaitement. Mais cela dépend des affinités et des expériences de chaque professionnelles ce qui est d’autant plus dommage.
      Et je trouve ça tellement merveilleux que tu aies réussi à « t’accrocher » et je trouve ça encore plus beau que ton loulou se soit mit à téter ton sein!!

      Je trouve vraiment ton témoignage et ton histoire merveilleuse et plein d’espoir ❤
      Je te souhaite encore un loooooong allaitement si c'est ce que tu veux! Et d'ailleurs, je pense que c'est pour ça que le mien a été plus long que ce que j'imaginais au début! J'ai écris un autre article sur l'allaitement que je publierais en fin de semaine!

      • Oui j’essaye de témoigner désormais dès que le peux. En fait, mon propre allaitement, je le dois à un témoignage. Deux jours avant de remettre Victor au sein, j’avais lu l’histoire d’une maman qui y était arrivée après 3 mois de tire-lait ! Sans elle, quand Victor a cherché au sein, je n’aurais pas essayé de l’y mettre, en me disant qu’il allait pleurer, que ça allait me faire du mal de l’entendre (un cri atroce qu’il ne faisait que lors des mises au sein), et que de toute façon ça ne fonctionnerait pas, car comme tout le monde me le disait après tant de temps sans être placé au sein, il ne savait déjà plus comment faire ni à quoi ça sert. Et bien si, il savait, mieux que moi-même ! Je crois qu’il avait besoin d’oublier ce qu’on lui avait fait subir à l’hôpital, qu’il avait compris entretemps que je ne lui voulais que du bien et que si je lui proposais le sein c’était du bonheur que je lui proposais !

        Et j’essaye aussi d’expliquer qu’à l’hôpital il y a des gens supers (la sage-femme de mon accouchement par exemple était exceptionnelle), mais qu’il y a aussi beaucoup de gens mal formés à l’allaitement. Alors si on souhaite allaiter, et bien sachant que ça n’est pas aussi naturel et facile que ce que cela devrait, je conseille de bien se documenter avant, de voir des vidéos sur youtube sur les posititions d’allaitement, d’avoir ds sa valise pour la maternité une crème à la lanoline anti-crevasse pour ne pas attendre d’être tellement mal au point qu’on arrête d’allaiter (cela arrive tellement souvent !). Et finalement arriver à son accouchement en pouvant mettre son enfant soi-même au sein, pour que cela soit un moment douceur maman-bébé. Car finalement, à l’hôpital, Victor n’a jamais été seul au sein avec moi ! Toujours qqun pour pousser sur sa tête et me dire de tenir son bras.

        C’est bien simple, à sa reprise au sein, il mettait sa main dessus. Moi, en bonne petite élève (mouton), je vais pour lui enlever sa main. Il a eu peur… Il a laché le sein et retiré sa main tout seul en me voyant approcher. IL A EU PEUR… DE MOI ! Donc j’ai pris sa main et je l’ai remise sur mon sein en lui disant qu’à partir de maintenant il pouvait mettre sa main où il voulait pendant les tétées. Il a poussé un soupir de soulagement, repris le sein en souriant, et relaché ses épaules. Et moi de le voir si détendu, ça y est j’ai pu me détendre aussi et on était partis ! Et mnt il joue beaucoup avec sa main pendant les tétées ! Des doudouces à maman, jouer avec la bretelle de mon soutif et surtout il la lève l’air de dire « mange ma main maman » et je dois mettre ses petits doigts en bouche et alors il sourit et continue à tétéer… il s’amuse bien mon fils 

        Il a eu peur, mais moi aussi. Comme il a eu de la fièvre on devait quitter la maternité un jour plus tard et finalement, le samedi on nous dit non non dans deux heures vous êtes partis. Pas d’aurevoir (c’était un samedi !), même pas s’assurer qu’on avait pu louer un tire-lait un jour de weekend, par contre ils nous on dit quelle marque de lait en poudre en nous disant que je ne tiendrais pas au tire-lait (c’est mal me connaître !). Et une fois à la maison, voir mon bébé dormir m’inquiétait, comment allais-je faire pour m’en occuper à son réveil, moi qui n’avais pas vu qu’il avait de la fièvre, et faim, et était déshydraté… Alors que les 48 premières heures avec lui je ne me posais aucune question, j’étais à l’aise avec lui ! et bien là je doutais de ma capacité à être mère. Et puis il s’est réveillé et comme j’étais la seule nana à l’horizon, je m’en suis occupée (comme un chef !). Mais j’ai eu peur ! Alors finalement, est-ce qu’il a fallu 2 mois pour qu’il soit dé-traumatisé… ou bien est-ce à moi qu’il a fallu 2 mois… !
        Enfin voilà un autre roman à lire haha, désolée, mais j’avais tout cela sur le cœur. Je vais continuer à suivre votre blog… entre deux tétées  Ici aussi allaitement plus long que prévu sans doute pour cela 😉

  3. Oh bah pourquoi la fin de l’allaitement? J’avais souvenir que Misha ne prenait maintenant que des grosses tétées le matin et la soir….Si jamais tu souhaite continuer mais que tu sens que c’est pas son truc, c’est peut être une grève…ça arrive souvent aux bébés qui commencent à découvrir le monde (et vu les progrès de Misha en ce moment !)
    En tout cas, 15 mois de bonheur lacté c’est déjà une belle aventure ❤ Bravo !

    • La fin de l’allaitement parce que je trouve que Misha grandit et que j’avais envie de passer à autre chose tout en ayant quand même du mal! Cela fait un bon mois que je dis que nous sommes en fin d’allaitement sans y être prête et je crois que depuis la semaine dernire, j’y suis. Misha a moins tété parce que je ne lui proposais pas de manière tout à fait volontaire.
      Mais je me rends compte qu’elle n’est pas encore prête et qu’elle est encore très demandeuse! Donc on va continuer et on verra bien!!
      Et en effet, Misha a eu 15 mois aujourd’hui et je trouve ça déjà enorme (et dire qu’avant d’être enceinte, je trouvais que 12 mois c’était beaucoup!), mes représentations ont bien changé!

  4. Bonjour,
    Pour ma part je voulais vraiment allaité mon loulou..mais je n’ai pas du tout été encadré et du coup ça c’est très mal passé..
    A la maternité j’ai essayé encore et encore de le mettre au sein (avec les auxi qui le forçait aussi à ouvrir la bouche..) il n’y arrivait pas.. et moi non plus, je me sentais coupable de ne pas réussir à lui donner à manger.
    La journée le copain de ma belle-mère était là et me regardais d’une façon! Je ne pouvais pas essayer d’allaiter mon fils quand il était dans la même pièce..
    J’ai vraiment vécu ça comme un cauchemar.. Une. conseillère en lactation devait venir, mais elle n’est jamais passé par ma chambre, et j’ai demandé un tire-lait en dernier recours, je ne l’ai jamais eu..
    En rentrant à la maison, j’ai encore essayer de le mettre au sein, mais rien n’y a fait..
    Au bout d’un mois à tirer mon lait, j’ai laissé tomber. Ca a vraiment été difficile d’être obligé de lui donner du lait en poudre..
    Je regrette vraiment que ça ait échouer, mais j’ai quand même un lien très fort avec mon fils, donc ce n’est pas si grave.
    J’essaierai d’allaiter mon petit deuxième, j’espère vraiment que ça se passera mieux 🙂
    Belle journée

    • Ah oui le copain de la belle-mère dans la pièce c’est pas une bonne idée. Je trouve qu’au début il faut être rien qu’à 2 (+ le papa) car on débute ! J’espère, et je suis persuadée, que cela ira tout seul avec le deuxième (regardez des vidéos sur youtube pour les positions, et vous faire confiance!). Quant à l’abandon du tire-lait, déjà un mois c’est énorme, je le sais… Vous avez déjà fait quelque chose d’incroyable ! vous pouvez être fière de vous ! Et de passer au lait en poudre et bien c’était ça de gagné comme temps pour s’occuper du bébé ! Car le tire-lait ça prend du temps…. Et bien sûr que vous avez un lien fort avec votre fils ! A mon fils je disais à chaque biberon : c’est le bon lait de maman dedans, et à chaque goutte de lait que tu boiras il y a au moins autant d’amour que de lait dedans ! Et ça je suis certaine qu’il le comprenait 😉

  5. il est beau ton article !!!! J’ai eu la chance de pouvoir m’occuper de Léandre et l’allaiter tout de suite. Je n’ose même pas imaginé ta peine… Par contre à la mater je suis tombée sur une équipe d’incapables. 20 sons de cloches différents, j’avais l’impression d’être une maman horrible, je pleurais tout le temps à cause d’elles. J’avais hate de rentrer pour allaiter A MA FACON !!! Je crois que je n’aurais pas tenu si j’étais resté plus.

    • Tu as bien fait de faire à TA façon! Je ressors souvent la phrase qu’une sage-femme m’a dit et qui m’a vraiment parlé.
      Moi je pleurais tout le temps (les hormones+ la séparation) et quand je suis arrivée en maternité, j’avais peur de ne pas y arriver.
      La sage-femme top m’a donné des conseils, m’a parlé de ses expériences et a fini par me dire « maintenant, vous allez avoir des conseils de tout le monde, amis, famille, professionnels ici et ailleurs. Oubliez tout ce qu’ils vous disent et ne retenez que ce que vous voulez et ce qui vous parle. Faites vous confiance ainsi qu’à votre bébé!’.

      J’avais trouvé son conseil génial et j’avais totalement confiance en elle…. j’ai suivi ses conseils 😉

      • Il y avait une sage femme, elle était super sèche mais elle était gentille au fond. Elle me disait  » si ça passe mal c’est parce que vous êtes à l’hopital, une fois chez vous ça ira ». La nuit ou j’ai eu ma montée de lait je n’arrivais pas à mettre Léandre au sein, je n’arrivais pas à le tenir et à « écraser » mon sein des 2 mains pour qu’il entre dans sa bouche ( j’avais les seins comme des ballons de foot ). Elle arrive et me dit sèchement  » qu’est ce que je vous ai dit l’autre jour ? Si vous n’y arrivez pas c’est parce que vous n’êtes pas chez vous. Les femmes marocaines se mettent en tailleur, couche leur bébé sur leurs jambes, compresse leur sein de 2 mains se penche et lui mette dans la bouche. Vous n’avez qu’à faire comme ça… Et vous verrez que chez vous ça se passera bien » Et elle avait raison. C’était la seule qui ne m’imposait pas sa façon de faire et qui me faisait confiance

        • Heuresuement qu’il y a des personnes avec qui le courant passe et qui peuvent nous « aider ». Mais je trouve ça toujours dommage qu’il n’y ait pas plus de personne vraiment compétente quand on en a besoin!!

          Moi la top sage-femme m’avait proposé de tout réaménager ma chambre pour mettre le lit contre le mur pour que Misha tete allongée avec moi la nuit (et dorme ainsi). On avait testé mais ça ne me plaisait que moyen au final! Mais j’avais trouvé ça top!

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