L’ambiguïté des sentiments: ces larmes que je ne contrôle pas..

Depuis quelques temps, les séparations deviennent difficiles pour moi, même si elle ne dure qu’une semaine, quinze jours… Des larmes coulent le long de mes joues, rien que d’y penser, de l’anticiper ou de la vivre.
Lorsque Misha et moi avons raccompagné Juju pour prendre son train en juillet dernier, lorsqu’il rentrait sur Nantes, des larmes coulaient sur mes joues. Je n’arrivais pas à les contrôler. Pourtant je savais que nous nous retrouvions dans 15 jours. Quinze jours c’est long mais c’est aussi court. Le voir monter dans ce train, Misha contre moi en sling qui le regardait, tétouillant son doudou et l’appelant de temps en temps, je pleurais. J’ai tenté d’expliquer à Misha que Papa rentrait à la maison et qu’il nous retrouverait bientôt en vacances, que cela me rendait un peu triste mais que j’étais très contente de rester avec elle, Mamy et Noah et que nous allions bien en profiter. Mais les larmes coulaient.
Surement un mélange d’hormones dûes à ma grossesse, cumulée à un peu de fatigue, surement un peu d’appréhension dans cette séparation et dans notre futur encore un peu incertain.

Puis 12 jours plus tard, c’est ma mère et Noah, mon neveu qui rentrait sur Nantes.La veille au soir déjà j’avais des larmes qui coulaient, des larmes que je n’arrivais pas à contrôler. Nous venions de passer quasiment 15 jours ensemble (première fois depuis des années et surtout première fois depuis la naissance de Misha). Une longue période durant laquelle Misha était entourée de son cousin et de sa Mamy qu’elle aime tant (il ne manquait que son Papy qu’elle avait rendu présent parmi nous grasse à un petit jeu de plage pingouin trouvé sur la plage). J’ai pu la voir les appeler, les chercher, passer du temps avec eux… Des journées partagées ensemble qui, j’espère, lui laisseront de jolis souvenirs (ainsi qu’à nous).
Et puis, le matin, ils sont partis. J’ai préféré que Misha descende les accompagner à la voiture plutôt que de leur faire un simple coucou par la fenêtre souvent cumulé avec beaucoup de pleurs. Je ne voulais pas non plus qu’ils partent sans lui dire au revoir. Mais je n’étais pas non plus prête à affronter ses pleurs et cris pour les appeler, du coup, j’avais pris son vélo. Elle leur a fait un bisous, pendant que Noah et moi pleurions, leur a dit « au revoir » puis ils sont entrés dans la voiture et elle s’est mise à crier/pleurer « mamyyy ». Déjà, avant de partir, quand Noah avait mis son sac sur le dos elle avait dit « nooon oaaaah ». On lui avait bien expliqué qu’ils allaitent rentrer à Nantes, retrouver Papy mais c’était concret. Je l’ai rassuré, je lui ai dit qu’on allait bientôt les retrouver et qu’on leur téléphonerait. Qu’elle avait le droit d’être triste aussi… Mais je n’avais moi-même pas la force de la rassurer vraiment. Je lui ai donc proposé un tour de vélo. Elle avançait sur sa petite draisienne, tout en pleurant « mamy, noah »… Petit à petit, elle a pu se calmer et dans la journée je lui en ai reparlé plus calmement.
Mais j’ai moi aussi beaucoup pleuré. Cette séparation était pourtant « banale », on se revoit dans une quinzaine de jours. Mais je suis fatiguée, les hormones surement encore (oui, depuis la grossesse de Misha, je suis devenue hypersensible!). Et je pense à la suite, je sais ce qui nous attend. Cette séparation, ce n’est qu’une parmi tant d’autres qui vont arriver.

Certes, on l’a choisi, c’est ce que nous voulions et nous savions ce que cela allait engendrer. Mais je crois que ça aurait été plus facile si on avait plus partir plus tôt, avant que Misha ne naisse. Elle aurait peut être une relation différente et moins forte avec ses grands-parents. On se serait habituée dès le début à se voir que de temps en temps. Mais là, Misha aime ses grands-parents, nous en parle tout le temps, nous parle de ses cousins et cousines… Cette relation va changer, évoluer. Elle sera différente et j’ai l’impression qu’elle sera moins forte. J’ai aussi l’impression que Bébé n’aura pas cette possibilité de créer une relation si forte avec eux.
Mais je suis tellement contente de notre futur qui nous attend, c’est ce dont on rêvait depuis longtemps, un peu comme un projet de vie qui se réalise. Je suis heureuse de partir vivre dans le sud avec mon Chéri, avec Misha et Bébé…

Mais je crois aussi que le stress que ce changement engendre me fait un peu peur. Nous avons peu de temps pour trouver un logement, organiser notre déménagement (auquel je ne pourrais pas participer avec ma grossesse), déménager, s’installer, me préserver aussi pour cette fin de grossesse, préparer mon accouchement et l’organisation que cela va engendrer, espérer que Juju puisse être présent à mes côtés dans ce moment si important pour moi, pour Bébé et pour lui, préparer Misha à tous ces changements, et se préparer à dire « au revoir » à la famille et aux amis. Nous ne partons pas si loin mais nous ne serons plus si près. Et j’ai tellement hâte que ces étapes soient passées, tellement hâte d’être au calme dans notre nouvelle vie…

 Je m’étonne (pas en fait) que Misha ait autant de mal à vivre les séparations, qu’elle pleure aussi à chaque fois que Papy et Mamy partent de chez nous, à chaque fois que l’on s’en va de chez eux… J’essaye de lui expliquer, de la rassurer mais je crois que je ne suis pas à la meilleure place pour le faire…
En attendant ce grand changement, je pleure lors des séparations, des larmes coulent sur mes joues sans que je n’arrive pas les contrôler… Et pourtant, je suis heureuse.

déménager dans le sud avec valise moulin roty valentine et balthazar (7)

♥♥♥
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8 réflexions sur “L’ambiguïté des sentiments: ces larmes que je ne contrôle pas..

  1. Oh ben tu es très très enceinte! J’avais beaucoup pleuré lors d’une séparation avec ma mère, j’étais à 6 mois de grossesse et je reprenais l’avion pour rentrer dans mon pays de l’époque. J’ai du pleurer 30 minutes sans pouvoir me calmer. Comme je te comprends!

  2. Eh ben voilà… je pleure aussi ! 😉 Je suis pareille, et encore plus enceinte, bien sûr… Mais les larmes sont tellement variées, tristesse, joie, fatigue, émotions, ça n’est pas toujours facile à gérer, mais c’est plutôt sain d’extérioriser tout ça ! 🙂

  3. article très émouvant et je comprends tout à fait que ca doit être difficile pour vous sutout que comme tu dis, ces aurevoirs sont le signe d’un plus grand aurevoir bientôt. et j’imagine ton angoisse des préparatifs. déjà un déménagement à l’autre bout d’une rue ce nest pas facile alors encore moins quand c’est au bout de la france. pleins de courage à vous, surtout en fin de grossesse. comme tu dis, preserve toi bien. j’aurai aimé vous proposer un coup de main mais je ne peux non plus. gros gros gros bisous.

  4. Pingback: Once upon a time 2014 | Tiny la souris

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