L’accouchement sans péridural, un accouchement presque animal

Un drôle de titre mais c’est ce qui m’est venue à l’esprit après avoir accouché. Et je ne perçois pas le côté animal comme négatif, plutôt comme un retour au source, quelque chose de naturel. Je souhaitais  vraiment accoucher sans péridurale mais je disais par « précaution »: « je souhaite accoucher sans péridurale, si possible ». Je me laissais une marge de manoeuvre au cas où, peut être même par peur de ne pas en être capable.

Je suis tellement heureuse d’avoir pu accoucher sans, ça a été une expérience magique.

Alors oui, j’ai envie d’en parler. J’ai juste envie de partager mon expérience, mes ressentis et mes impressions. Mais j’ai tellement envie de partager que je ne sais pas par où commencer (= cet article va être bordélique et risque d’être redondant avec le récit de la naissance de Manolo!!).

Lors de ma première grossesse, j’avais déjà cette envie d’accoucher sans péridurale mais tous mes projets avaient vite été réduits à néant à cause de ma césarienne programmée.
En décembre dernier, avec Juju, nous parlions d’un deuxième enfant, nous étions prêts mais je nous laissais ma dernière plaquette de pilule pour y réfléchir posément (même si c’était déjà tout réfléchi). Et durant ce mois de décembre, j’ai eu la chance de pouvoir voir le film « Entre leurs mains » qui passait sur Public Sénat. Un documentaire émouvant (je pleure à chaque fois que je le vois) sur l’accouchement à domicile mais aussi révoltant quant au statut des sages-femmes qui le pratique. Pour moi (et après une césarienne), il n’était pas question d’un accouchement à domicile mais je me retrouve tellement dans leur façon de voir et de parler de l’accouchement. Une révélation!! Vous pouvez voir la version courte du documentaire ici, si vous ne l’avez jamais vu, je vous le recommande vraiment!
Ce que j’ai principalement retenu c’est que la femme sait naturellement et spontanément accoucher. Lorsque l’on met une péridurale, la femme perd tout le « réflexe » d’accoucher. Elle ne sent rien et ne sait pas quand ni comment accoucher.

Pour moi, il me paraissait important de préparer mon accouchement. Je souhaitais avoir et me donner les moyens d’accoucher sans péri. Avec notre sage-femme et notre haptothérapeute (oui toujours elles! De vraies alliées durant mes grossesses), nous avons vu comment gérer la douleur, comment Juju pouvait avoir un rôle important dans l’accouchement, quelles positions, respiration…

Et oui, j’ai utilisé le terme de douleur parce que je pense qu’accoucher sans péridurale, il peut y avoir de la douleur. Mais ce n’est pas péjoratif comme on peut souvent l’entendre. Pour moi, la douleur n’est pas souffrance. D’ailleurs ma mère avait acheté quelques mois auparavant un livre qu’elle avait lu et qui lui avait bien parlé: « J’accouche bientôt, que faire de la douleur? » de Maïtie Trelaun. Ce livre est super, il parle des différentes étapes de la naissance, de ce que l’on peut ressentir… Un livre que je recommande vraiment (oui je recommande plein de choses dans cet article 🙂 )! Je l’ai lu et relu certains passages jusqu’à ce que je ne sois plus en capacité de me concentrer sur la lecture, soit quelques heures avant d’accoucher!

Pour mon accouchement, j’avais vraiment envie de faire le maximum du « travail » à la maison.  Je savais que si j’allais trop tôt à la maternité, le temps me paraîtrait long, je ne pourrais pas faire ce que je veux comme je le veux. J’imagine que si quelqu’un vient nous voir toutes les heures, on doit trouver le temps long et on doit attendre son arrivée dans l’espoir d’apprendre que le travail a avancé. Et si en plus cette personne nous propose la péri tout le temps, ça doit être « tentant d’être soulagée »… Donc avancer le maximum du travail était vraiment important pour moi. J’étais au calme, dans mon lit confortable, dans ma maison rassurante… Des éléments qui rassurent et permettent de se sentir bien. J’ai donc passé mes deux dernières journées et surtout la dernière à « vivre » au rythme de mes contractions. J’écoutais mon corps et rien d’autre.
Accoucher sans péridurale, pour moi, cela va de soi avec un accouchement physio, respectueux du corps de la femme mais aussi de l’enfant. Arrivée à pouvoir être au calme, à l’écoute de mon corps, c’est déjà une super expérience, on apprend beaucoup de choses sur soi et on respecte bien plus son corps.

Puis est arrivé le moment où nous avons décidé d’aller à la maternité. J’avais un peu peur de ne pas pouvoir autant gérer les choses là-bas. Et bien que je sentais que mon corps avait besoin de pousser à chaque contraction, j’ai eu peur qu’on nous renvoit chez nous en nous disant que c’était trop tôt! 🙂
Une fois installée dans la salle de pré-travail, j’ai tout de suite fait part à la sage-femme de mon envie d’accoucher sans péridurale et surtout d‘être accompagnée en ce sens. Elle l’a entendu et cela m’a rassurée et soulagée.
Déjà avant de partir de chez nous, les contractions étaient devenues plus fortes. Et petit à petit, à chaque contraction je commençais à pousser un genre de grognement, léger mais qui m’aider à faire passer ma contraction.
Arrivée à l’hopital, les contractions étaient encore plus fortes et ce grognement, que je ne maîtrisais pas était aussi de plus en plus fort. Je sentais à chaque contraction le besoin de pousser. Et cette force pour pousser et accompagner Manolo, je la trouvais dans ce grognement. Je n’arrive pas à le qualifier. C’est quelque chose que je ne connaissais pas de moi. Ce cri, très animal, très primitif, ne représentait pas de la douleur ou de la souffrance. Juste de la force et de l’énergie.
Et à chaque contraction, c’est mon corps qui prenait le dessus. Je criais et c’est comme si toute la force de ce cri se transformait en poussée. C’est vraiment dans ce sens que j’ai senti mon accouchement comme naturel et presque « animal »!

Quand il a fallu accélérer à la fin pour que Manolo sorte (son coeur commençait à ralentir), la sage-femme m’a demandée de pousser aussi hors des contractions. Mais je n’y arrivais pas, je n’avais pas la force et je ne savais pas comment faire. Je poussais sans force, sans y arriver vraiment. Ces poussées hors contractions étaient silencieuses. Aucun son ou cri ne sortait de ma bouche (mis à part un « je n’y arrive pas »!).

Une fois que Manolo est né, j‘ai compris. Tout a pris sens pour moi. Sans péridurale, je savais accoucher. Les poussées étaient naturelles, réflexes et efficaces. Une force que je ne m’imaginais pas m’envahissait, accompagnée de ce cri visséral. Lorsque j’ai du pousser sans en ressentir le besoin (exactement comme lorsque l’on une péridurale), je ne sentais rien, je n’avais pas de force et je ne savais pas faire.

Une fois mon accouchement terminé, je me suis rendue compte de plusieurs choses:

  • j’avais mal à la gorge! Ca m’a bien fait sourire!! Je disais à Juju que j’avais prévu de l’homéopathie pour tout sauf pour ça! Le lendemain c’était déjà fini.
  • j’ai énormément crié et j’avais du faire peur à tout le monde! La sage-femme m’a rassurée en me disant que c’était souvent comme ça et encore plus lors des accouchements sans péri.
  • que je devenais très douillette lorsqu’elle m’a fait trois poins pour mes petites déchirures. Ca a bien fait rire la sage-femme, elle m’a assurée qu’après un accouchement comme le mien, je pouvais être fière de moi et que non, j’étais loin d’être douillette.
  • Le fait d’avoir fait tout le travail à mon rythme à la maison m’a permis d’être en forme, pas fatiguée et d’avoir pu aller au bout de mon projet. Projet que je n’avais pas écrit d’ailleurs (sur les conseils de ma sage-femme).
  • que je regrettais que la sage-femme m’ait percée la poche des eaux. On aurait très bien pu attendre que cela se fasse naturellement. D’ailleurs j’ai trouve ça dingue la force avec laquelle s’este explosée la poche, je l’ai sentie exploser partout (et tremper la sage-femme!).
  • que j’étais fière de moi, de Juju et de Manolo. Nous avions réussi à vivre pleinement cet accouchement comme je l’avais imaginé et rêvé.
  • que cet accouchement sans péridurale me donnait une certaine confiance en moi et cela n’est pas négligeable quand on devient maman.
  • que je n’ai pas eu l’impression de ressentir de la douleur. Mes contractions ont toujours été gérables (avec l’aide de Juju), la poussée aussi. Il n’y a que le moment où la sage-femme a dégagé le menton de Manolo que j’ai eu mal (et ensuite quand elle m’a recousue 😀 )!
  • que la préparation avec le soutien de mes formidables sage-femme et haptothérapeute m’ont été importantes pour me préparer et me donner confiance.
  • que pour un prochain accouchement, si prochain il y a, j’ai envie d’accoucher chez nous. Cet accouchement m’ayant donné confiance en moi, me montrant que oui, j’étais capable de « mettre mon enfant au monde » (en parallèle à ma césarienne).

Ses petits pieds sur la peau d’bête 😉
accoucher sans péridurale
♥♥♥

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18 réflexions sur “L’accouchement sans péridural, un accouchement presque animal

  1. Pour mon deuxième qui est arrivé quelques jours après ton petit Manolo , je n’envisageai pas d’accoucher sans péridurale , mais je comprends complètement ton mot « animal » , je n’ai pas eu de vrai travail car quand j’ai commencé à sentir les contractions j’étais à dilatation complète , autant dire que sans progression , la douleur était difficilement supportable , la seule chose qui me faisait tenir était de hurler … Et en ça c’était complètement instinctif , animal … Quand je suis arrivé aux urgences (qui n’ont jamais aussi bien porté leurs noms ) j’ai du faire peur à toutes les futures mamans qui étaient en salle d’attente … On ne réfléchit pas dans ces moments la … Je serai les cuisses (sinon il sortait ! ) et mes hurlements n’en étaient que plus forts . Bravo à toi ! Peut être sur si j’avais eu un travail plus long j’aurai pu gérer … Mais la c’était impossible … Cela dit une fois ma douleur soulagée en 4 poussées mon fils étaient la , dans une bonheur immense , avec 2sages femmes fantastiques !

  2. @Rosa : comme toi, j’ai accouché sans péridurale et je me suis excusée auprès du médecin parce que je tressaillais pendant qu’il me faisait les deux points dont j’avais besoin. Mon mari a halluciné, il trouvait qu’après ce que je venais de traverser, j’avais bien le droit de « me plaindre » un peu, même si je ne me plaignais pas vraiment ^^
    @Marina : j’ai vécu la même chose que toi pour mon 2ème, la douleur des contractions est insupportable quand il n’y a pas de progression. Mais moi ils ont refusé de me faire une péridurale alors que je les suppliais presque ! J’étais trop dilatée pour la recevoir, l’anesthésiste se serait déplacé pour rien, le bébé aurait déjà été là à son arrivée, m’a-t-on dit. Du coup, j’ai accouché sans péri une 2ème fois, ce qui est très bien au final parce que ça a toujours été mon souhait, comme pour mon 1er accouchement. Mais j’avoue que sur le moment, j’ai regretté de ne pas l’avoir !

    • @isa j’ai eu la chance que mon fils ne soit pas completement engagé et sans souffrance respiratoire … du coup on m a posé une rachi pour aller vite puis une peri. Le sage femme m a expliqué qu il le faisait dans mon cas car au vu de la douleur jz n etais pas la , pas avec eux … les yeux fermés centrées sur moi et je risquais de tomber dans les pommes j ai eu de la chance car passé la douleur mon accouchement a été magnifique j admire vraiment celles qui veulent accoucher sans peri !

      • @Marina J’avais tourné de l’oeil le matin pendant une séance d’hapto sans me douter que j’allais accoucher le soir-même puisque j’ai accouché avec un mois d’avance. Je n’ai pas eu l’impression que j’allais à nouveau tomber dans les pommes pendant l’accouchement, mais comme toi j’étais complètement centrée sur moi, les yeux fermés, allongée sur la table de travail alors qu’au départ j’avais justement choisi cet hôpital pour pouvoir aller et venir à ma guise et profiter des ballons, des baignoires… Avec le recul, c’est plutôt comique, même si sur le moment je n’en menais pas large 🙂

  3. Bonjour.

    J’ai accouché trois fois. Dont deux sous péridurale et je voulais autre chose pour ce dernier. Et oui, je pense qu’on est pas moins animal qu’un autre mammifère, surtout lors de ces moments… La douleur et l’intensité de l’événement fait qu’on est vraiment au cœur du monde, le début de la vie…

  4. Un texte comme on aurait aimé en lire il y a…. 30 ans , à l’époque il n’y avait pas grand chose (à part Leboyer) comme écrit, heureusement nous avons rencontré Savitri, This qui présentait l’hapto, Hodent, et il a fallu « inventer » seuls
    Merci a posteriori donc pour ce très beau texte
    belle émotion de voir comment 30 ans après il arrive par toi
    biz à vous 4

    To pare 😉

  5. Un article comme le tien me donne encore plus envie de vivre un accouchement sans péridurale pour un éventuel 2ème enfant. J’espère pouvoir y arriver mais je pense qu’il faut l’avoir en tête dès le début et s’y préparer pour « tenir ».
    Encore félicitations et bravo pour avoir été au bout de ton accouchement rêvé !

  6. J’ai eu 3 enfants : la première avec peri, sans y réfléchir, la deuxième à la maison, naturellement, et le dernier à la clinique naturellement avec une sage femme libérale. Je suis triste que l’accouchement à la maison ne soit plus possible aujourd’hui, en France.

    Mais je suis bien d’accord avec toi quand tu parles de cet aspect animal, primitif. Et ce n’est effectivement pas péjoratif, en tout cas si on aime les animaux il n’y a pas de mal à s’identifier à eux 🙂
    Moi aussi j’ai crié. Ça faisait un mal de chien, mais c’est aussi parce que ça m’aidait, ça m’accompagnait. Quand on voit des hommes soulever des haltères colossales ils crient aussi, c’est ce qui fournit l’énergie pour cet effort. Et la sage femme m’encourageait à extérioriser à chaque contraction, pour accompagner la puissance de ce qui était en train de se passer dans mon corps.
    Félicitations 🙂

  7. J’aurai pu écrire la même chose, d’ailleurs j’ai du écrire la même chose : rester chez soi au maximum, les cris (d’ailleurs à un moment je me suis dit c’est moi qui crie comme ça ???), le fait de ne pas avoir mal (enfin si mais je n’ai pas l’impression que c’était ça que je sentais plus la force qui poussait vers l’extérieur), sentir une énergie de dingue, presque sur-humaine, la fierté de l’avoir fait… Par contre Petit Pois s’est vite fatigué et j’ai eu les forceps quasi à vif donc là c’était moins une partie de plaisir. J’espère donc pour le prochain ça se fera simplement jusqu’au bout… Quelle belle expérience, je suis si heureuse que tu aies pu accoucher comme tu le souhaitais !

  8. Un cri de bête ! Voilà effectivement ce que moi et mon chéri avons retenu pour qualifier les 3 cris que j’ai poussé quand mon bébé N°2 est arrivé …
    Après un 1er accouchement avec péri je m’étais dit « si je gère, je tente sans péri ». D’une part j’ai géré jusqu’à une dilatation de 6 (avec quelques techniques de sophrologie et une bonne écoute de moi-même) puis je suis passé de 6 à 10 en … 12 minutes environ et là, le cri (impossible à reproduire) a effrayé mon mari et moi aussi un peu mais il était tellement libérateur. Et effectivement, ce n’est pas un cri de douleur (comme quand on se cogne le petit orteil sur le pied d’une table) mais vraiment un cri d’effort, un râle …
    Mais quel bonheur et quelle fierté de se dire qu’on a réussi !
    Bravo pour ton article et pour ton accouchement 😉

  9. Tu le sais, j’ai accouché 3 fois sans péridurale et pourtant, je n’ai jamais ressenti le besoin de sortir des sons. J’ai toujours été super silencieuse et discrète (un peu comme dans la vie en fait). D’ailleurs, beaucoup de mammifères sont silencieuses en mettant bas.
    Par contre, une de mes amies a ressenti le besoin de faire des sons graves à chaque contraction, même si elle a fini par demander la péridurale, mais a dosé pour sentir la délivrance juste comme elle le voulait.

  10. Chère Rosa,
    pour ma fille ainée j’ai accouchée à l’hôpital avec péridurale (bien que je ne le souhaitais pas), mais mon col ne voulait pas s’ouvrir après 48h de contractions… bilan: j’ai mis bcp de temps à me remettre après mon accouchement, et j’ai eu une bonne déchirure…
    Pour mon petit deuxième, nous avions déménagés en suisse et j’ai pu accoucher en maison de naissance, à qq km de chez moi. Et bien j’ai été très heureuse de pouvoir vivre cette expérience de donner naissance sans péridurale, dans un environnement serein, entourée de deux sages-femme magnifiques ! Comme toi, je n’ai pas ressenti de grandes douleur, excepté lors du passage de la tête et des épaules, qui m’ont arraché de beaux hurlements de douleurs.. mais c’est un cours moment ! il est vrai que le corps sait comment accoucher. Au début j’avais terriblement peur de la douleur, car malgré la péridurale pour ma première fille, j’avais eu vraiment très mal.
    Très inquiète, j’ai demandé à ma sage-femme si on pouvait travailler sur la respiration pour maitriser la douleur. Elle m’a dit ceci : (et cette phrase m’a totalement libérée…) le moment venu, une femme sait comment respirer. Wahouu, j’ai tout lâchée : appréhension, peurs… et je n’ai fait aucune préparation avant l’accouchement. Sauf des séances de sophro de visualisation avant/pendant/après l’accouchement.
    Le jour J, je n’ai eu que’1h de contractions très intenses et douloureuses qui ont dilatées le col entièrement, puis 15mn de répits, et encore 15mn de poussées pour libérer mon bébé.
    Comme toi j’ai ressenti quelque chose de très primitif, tout mon corps s’est arqué pendant les poussées. J’ai eu la sensation que je ne contrôlais plus rien, et que mon corps était devenu la force pensante et agissante de mon être… J’étais au départ sur le côté, puis vers la fin j’ai basculé sur le dos pour avoir plus de force, la respiration me manquait pour pousser, mais mon corps poussait pour moi…encore aujourd’hui je me demande ou est-ce qu’il est allé trouver ces ressources???? c’est juste incroyable… ! les quelques jours qui ont suivi je ne pouvais plus me servir de mes bras (je crois vraiment que mon corps a tout donné dans ces poussées), mes bras tremblaient tellement ils avaient fourni d’efforts pour la délivrance. Et j’avais moi aussi mal à la gorge.
    J’ai été en forme très rapidement après la naissance, pas de baby blues, pas de déchirure (les sages-femmes ont tiré le bébé très lentement pour éviter toute déchirures).
    Je trouve qu’il y a une réelle différence entre un accouchement physiologique et un accouchement avec péri. On récupère beaucoup moins vite physiquement avec la péri et je pense aussi (mais ce n’est que mon opinion), que la péri joue un rôle dans le baby blues
    J’ai pris plaisir à lire ton témoignage, qui m’a beaucoup rappelé le mien !

  11. Pareil que toi césa programmée , sous péri, pour 1er, et accouchement naturel (= sans péridurale) par choix, pour 2eme. C’est une vraie revanche sur son corps et une porte qui s’ouvre sur la possibilité d’un 3eme accouchement.

  12. Très beau récit qui donne envie de faire pareil surtout si pour ton 1er accouchement tu n’as pas eu le choix.le fait que pour ton 2ème tu as eu ce que tu désirais s’est vraiment super pour toi.moi je suis enceinte de mon 1er enfant et je ne sais pas du tout ce qu’est une contraction alors c’est vrai que l’accouchement sans péridurale fait très envie mais honnêtement je ne sais pas du tout si je pourrais supporter la douleur il me reste 2 mois pour réfléchir.

  13. Hooo je suis tout à fait d’accord avec toi Rosa, j’ai toujours pensée que la femme sais accoucher et que tout ce qui es fait pour calmer la douleur casse cette instinct naturel. Pour mon premier accouchement je n’ai pas eu le courage mais j’espère comme ma mère pouvoir accoucher naturellement (si deuxième bébé ^^) Bravo belle article ça me plait! 😉

  14. Je me retrouve tout à fait dans ton récit et pourtant j’ai eu la péridurale. Cette péridurale peut être dosé soit même par une pompe. Le fait de l’avoir m’a beaucoup rassurer, au cas où cela deviendrait incontrôlable mais cela m’a permis de gérer la douleur sans inhibé les sensations. J’ai tout sentis : cette envie de poussé, cette sensation d’être un peu écartelé au passage du bébé et ce cri lors de la première poussé qui m’est venue de je ne sais d’où. Un cri qui n’exprimait pas la douleur mais cette force qui me venait du plus profond de moi même, associé à cette instinct animal dont tu parles très bien, presque le cri d’une guerrière dont j’avais honte, au vu de la réaction de la sage femme qui m’a dit de crier à l’inter rieur de moi… (genre accouche ok, mais en silence !!!) Ton article ainsi que les commentaires que je viens de lire m’ont réconcilié avec moi et cette force que j’ai en moi et qui me donne confiance en moi pour affronter mon 2ième accouchement qui se profile dans quelques semaines (je suis enceinte de 36 semaines!) Alors merci d’avoir partagé ton expérience ; je sais maintenant la façon dont je souhaite accouchée, sous péridurale mais dosé par mes soins pour n’écouter que mon corps et mon instinct comme je l’ai fait lors de mon 1ere accouchement. Effectivement nous savons accouché!!

  15. J’ai un peu le même vécu pour mon AAD, après le 1er accouchement médicalisé, hélas. J’avais mal vécu la rupture de la poche des eaux pour mon 1er, j’ai trouvé ce geste invasif, et j’avais le regret de ne pas connaitre cette sensation racontée par les autres mamans. Vécu pour mon 2éme, et j’en suis heureuse !

  16. Pingback: Once upon a time 2014 | Tiny la souris

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