La motricité libre au quotidien ça donne quoi?

Misha et Manolo sont accompagnés au quotidien en motricité libre. Et en ce moment sur instagram, je poste souvent de petites vidéos de Manolo qui se déplace. Et certaines personnes se posent des questions et me posent des questions sur la motricité libre. De même que lorsque l’on sort, les personnes nous font souvent des remarques sur le fait que Manolo est très à l’aise dans son corps. Une maman m’a même dit « vous le posez toujours allongé j’ai l’impression?! »… l’occasion de répondre à sa question en parlant de motricité libre.

Mais la motricité libre qu’est ce que c’est?
Un terme un peu compliqué pour au final définir une façon simple, naturelle et respectueuse pour accompagner son bébé/enfant au quotidien. C’est tout simplement le fait de laisser son enfant découvrir son corps par lui-même.
Naturellement l’enfant est capable d’apprendre à marcher seul, à se retourner seul, s’asseoir seul… Je trouve que c’est bien de le rappeler parce que j’ai l’impression qu’on l’oublie un peu trop parfois! En fait, si on laisse à l’enfant la possibilité de découvrir son corps à son rythme, il va pouvoir développer toutes ses capacités et compétences et ainsi découvrir tout ce que son corps lui permet de faire (se retourner, s’asseoir, se déplacer, marcher et pleins d’autres choses encore).

motricité libre

Et alors, qu’est ce qu’on doit faire et qu’est ce qu’on ne doit pas faire?
Pour résumer, on pose le bébé allongé sur le dos sur un tapis. Et c’est lui qui va apprendre, découvrir et se mettre dans les différentes positions, tout au long de son développement. Il se mettra sur le dos, assis, à ramper, à quatre pattes, debout puis marchera quand il sera prêt et qu’il le fera lui. Donc ce que l’on ne fait pas: mettre l’enfant dans une position dont il ne sait pas se mettre seul.

Pour accompagner l’enfant en motricité libre on a besoin de quoi?
De pas grand chose en fait: simplement un tapis pour poser l’enfant allongé! Puisque pour le laisser découvrir les choses par lui-même, il suffit de le poser dans la position qu’il connait et maitrise: allongé sur le dos.
Pas besoin de coussins ou cales spécifiques pour tenir l’enfant assis, ni de transat qui vont l’empêcher de découvrir les choses par lui-même.

Et au quotidien, comment ça se passe pour les temps d’éveils?
Dès tout bébé, quand l’enfant est dans une phase d’éveil calme, on l’installe simplement sur le tapis, allongé sur le dos. Au début, le bébé va découvrir son corps (ses mains, les faire bouger, se les attraper, ses pieds, ses jambes) puis découvrir ce qu’il l’entoure.
Parfois on a l’impression qu’il ne se passe rien, que l’enfant s’embête ou ne fait rien mais il se passe déjà plein de choses dans sa tête et dans son corps qui vont lui être utile dans ses apprentissages et découvertes. Il se muscle et découvre tout ce que son corps lui permet de faire. Plus tard, après avoir basculé son corps sur le côté il va réussir à se retourner sur le ventre. Parfois, dans un premier temps, une fois qu’il est sur le ventre, il n’arrive pas à repasser sur le dos, s’énerve et fatigue. Dans ce cas, l’adulte peut l’aider et l’accompagner pour re-rouler sur le dos, position qu’il maitrise bien.
Puis d’étapes en étapes et quand son corps sera prêt, qu’il en aura envie et qu’il en sera capable, l’enfant va pouvoir ramper, s’asseoir, marcher à quatre pattes, se mettre debout puis marcher. Tous les enfants en motricité libre ne passent pas par toutes ses étapes mais on peut très souvent les observer. Chaque étape lui permettant de découvrir de nouvelles capacités de son corps et sera utile plus tard.

Donc pas besoin d’asseoir son enfant, il y arrivera de lui même au fur et à mesure de ses expériences et quand son corps sera assez musclé pour se soutenir. Pas besoin de lui apprendre non plus à se tenir debout. S’il ne le fait pas c’est que son corps n’est pas encore prêt et qu’il n’a pas encore la musculature nécessaire pour soutenir son poids sans forcer. Et peut être tout simplement aussi parce que l’enfant n’en a pas envie, qu’il n’en ressent pas encore le besoin ou qu’il ne se sent pas prêt.
Mais il faut lui faire confiance, tous les enfants sont capables d’apprendre à s’asseoir/marcher d’eux-même!!! 🙂

Parfois, on pense qu’ils ne font rien comme ici mais il se passe déjà plein de chose! Il se muscle les jambes et le dos, il découvre ses pieds et donc son corps…
motricité libre (3)

Quels jeux l’enfant à besoin alors?
Des jeux simples! Je n’ai pas spécialement de jeux spécifiques à conseiller. Juste des petits jeux installés près de lui qui vont lui donner envie de se déplacer pour les attraper et de les manipuler pour les découvrir. Des jeux légers lorsque l’enfant est tout petit (il ne manquerait plus qu’il s’assome!).
Après, si vous êtes intéressés, vous pouvez regarder du côté de la pédagogie Montessori qui propose des choses intéressantes.

Par contre, de mon point de vue (et parfois point de vue partager par le corps médical et autres professionnelles de la petite enfance), je trouve que certains jeux sont moins adaptés voire pas du tout adaptés! Par exemple, je n’aime pas les jeux musicaux électroniques et lumineux. Je trouve que les enfants sont dans une société où il y a déjà assez de stimulation partout autour d’eux, toute la journée, pour ne pas avoir à en rajouter.
Et je suis contre le trotteur qui certes n’a jamais tué personne (à vérifier d’ailleurs, avec les chutes dans les escaliers) mais qui va à l’encontre de la motricité libre. Si l’enfant ne sait pas encore marcher, c’est que son corps n’a pas la capacité de le faire, ses jambes ne sont pas assez musclés pour le soutenir, son dos non plus… L’enfant prendra tellement plus de plaisir à réussir à marcher par lui-même. En plus je trouve que le trotteur n’apporte aucune autonomie à l’enfant (il dépend de l’adulte pour y monter et pour en sortir). Et il apporte une image faussée à l’enfant. Il va construire son image personnelle déformée par ce carré (trotteur) qui l’entoure. Et il aura moins la notion du danger puisqu’il y a toujours le trotteur pour l’arrêter avant d’aller taper quelque chose. Bref, pour moi ce n’est pas du tout utile mais ça va surtout à l’encontre de la motricité libre (et du respect du rythme de l’enfant).

Et pour les repas?
Tant que l’enfant ne sait pas se mettre assis de lui-même, on peut lui proposer de manger assis sur nos genoux. Après, je sais que tout le monde n’est pas très à l’aise comme ça. On peut aussi proposer à manger à l’enfant dans une chaise haute dans laquelle on peut le mettre en position semi-allongée et non complètement assis. Pour Misha, on nous avait prêté une chaise qui pouvait un peu s’allonger en attendant de pouvoir utiliser notre stokke. Pour Manolo, nous avons le set newborn de Stokke et du coup, il mange dedans.
Lorsque l’enfant sait se mettre assis, on peut donc l’installer assis dans sa chaise. Personnellement, j’apprécie les chaises en bois stokke qui sont vraiment de qualité et qui peuvent se régler au niveau de l’assise (plus ou moins profonde) mais aussi du repose-pieds. Et très vite, l’enfant peut monter et descendre seul de sa chaise (et là on est vraiment dans la motricité libre puisqu’il ne dépend pas de l’adulte pour s’y installer).

Je reviens sur le fait d’asseoir l’enfant sur ses genoux. On me demande souvent « si on peut » en motricité libre. Comme tout le reste de cet article, je partage mon avis. Je pense que l’on peut asseoir un enfant sur nos genoux. Il prend appui sur nous, sur notre tonus et peut se reposer sur nous lorsqu’il en a besoin. Je trouve ça très différent que de laisser son enfant assis et calé dans des coussins. Là, nous sommes présents pour lui, nous sentons s’il a besoin d’aide pour se tenir, d’appui… Donc, personnellement, je le fais.

Et pour le sommeil?
Nous avons fait le choix de proposer des lits à nos enfants où ils peuvent s’y installer et en sortir seul. Misha et Manolo dorment donc sur des tatamis et des futons. Et avant d’avoir un lit comme ça, Misha dormait dans un lit de bébé où nous avions retiré un côté des barrières. Je trouve que ça va dans le prolongement de la motricité libre et de la confiance que l’on peu accorder à son enfant. Mais après chaque parent fait comme il se sent le plus à l’aise.

motricité libre (2)

Mais en fait l’adulte il ne sert à rien?
Parfois quand on entend motricité libre (et que l’on ne connait pas), on entend et interprète « enfant roi » « laissé à lui même » « mis par terre à même le sol »… La motricité libre, c’est laissé l’enfant aller à son rythme mais c’est aussi l’accompagner dans ses découvertes. Si on pose l’enfant allongé par terre et qu’on le laisse seul, il y a de fortes chances qu’il n’apprécie pas et pleure! Il a besoin de notre présence, surtout au début. Cette présence passe par le regard que l’on pose sur l’enfant, l’observation active de ce qu’il fait. Mais aussi la présence verbale de soutient lorsqu’il en a besoin et la présence physique, en s’installant aussi près de lui.
C’est l’enfant qui fait les choses seul mais avec notre soutien, regard bienveillant et présence.

J’espère avoir pu apporter quelques éléments de réponses aux questions que vous avez pu me poser ou que vous vous posez. J’ai prévu de partager d’autres articles sur la motricité libre parce que ça me tient vraiment à coeur! En attendant, vous pouvez retrouver tous mes premiers articles sur la motricité libre ici.

Je tiens à rappeler, suite à certains commentaires que j’ai parfois pu avoir, je ne prétends pas détenir la science infuse ou je ne sais quoi! Je partage juste quelque chose qui me tient à coeur, que je mets aussi en pratique avec les différentes équipes avec qui j’ai pu travailler en crèche, en tant qu’éducatrice de jeunes enfants mais aussi avec mon expérience de maman qui accompagne au quotidien ses enfants en motricité libre.

♥♥♥
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41 réflexions sur “La motricité libre au quotidien ça donne quoi?

  1. Très intéressant cet article ! Je ne fais pas tout ce dont tu parles, mais ma fille est presque toute la journée sur son tapis. Le transat c’est pour après le bib (bébé crachouilli…) ou pour manger. Et elle y reste longtemps, elle se déplace à sa façon pour attraper ses jouets, c’est drôle à voir.
    Le pédiatre nous avait demandé de la mettre sur le ventre avant qu’elle ne se tourne pour qu’elle se muscle, mais elle râlait rapidement et ça me contrariait….

  2. Je crois que les adultes servent aussi d’exemple de ce qui est « possible », voir les histoires « d’enfants loups » du XIX° siècle, les enfants élevés dans la nature avaient du mal à marcher debout au début, car ils n’avaient pas vu faire (apprentissage par neurones miroirs)
    Merci pour ce partage et c’est super de voir Manolo et Misha se débrouiller ainsi, sans peur mais avec prudence !
    Confiance, le maître mot, bravo !

  3. Ici on a plus ou moins pratiqué… elle est quasi jamais allée dans un transat, et a su se mettre assise et debout seule. Il y a des fois ou on a dérogé aux règles, bien entendu. Mais ça fait partie de l’éducation aussi: composer comme on peut avec son enfant 🙂 en tous cas on voit que Manolo est à l’aise dans son petit corps, j’adore!

  4. J’aime beaucoup cet article! Mon bouchon est né il y a 3ans et demi et je me souviens encore très bien de ce que j’ai fait! A cette époque je ne connaissais pas le terme « motricité libre ».
    On le mettais principalement dans le doomoo puis un jour vers 3mois il n’a plus voulu, il pleurait a chaque fois. Du coup, hop sur un joli tapis d’éveil. Il a su se retourner rapidement! Puis dans le parc, même si ca ne me plaisait pas plus que ca, ca me rassuré, puis il n’y était pas a 100%. Pour les repas c’était la chaise haute semi assise, sur les genoux je n’ai pas aimé (puis faut dire qu’on essayait de manger tout les 3 ensembles). Pour la marche, tout le monde m’avait dit de mettre un trotteur sur la liste de naissance, que c’était top… Je l’ai mi 2 fois dedans, il arrivait a sortir!! il a marché a 13.5mois. Je me souviens encore du jour où il s’est assis tout seul et mit debout, sans aide 😀
    Je retrouve ce que tu dit a propos de ton fils, un enfant a l’aise dans son corps, c’est tout a fait ca. Aujourd’hui encore on le « laisse faire », le protéger sans intervenir. Je suis contente de l’enfant qu’il devient, est-ce du a cet accompagnement dans la motricité ou bien a son caractère??
    Pour un éventuel bébé2 je referai pareil, j’aimerai même avoir un matelas au sol, mais pour ca faudra convaincre le papa!
    En tout cas, merci pour ce genre d’article qui permet de mieux comprendre!

  5. Je suis Psychomotricienne, et a un moment j’ai cru que vous l’étiez aussi ! Ça me parle cette article vous ne pouvez pas imaginer. Comme professionnelle mais aussi comme maman! Je savais tout ça et pourtant quand ma fille est née et qu’à 6 mois elle se tenait assise j’ai fait « l’erreur » de la mettre systématiquement assise elle pleurait allongée et assise elle nous regardait beaucoup riait, il y avait pleins d’interactions. C’est une dame au moment de son entrée en crèche qui m’a dit  » mais elle s’assoit seule? » Oh mon dieu!!! Ça a fait tilt dans la tête !! C’est incroyable, je crois que j’étais trop préoccupée par l’aspect relationel de son développement que j’en ai oublié de la laisser faire à son rythme, ou alors peut être que j’ai eu peur qu’elle soit lente, qu’elle ai des difficultés comme les enfants que je vois au quotidien. Alors je l’ai remise au sol, au début elle pleurait, mais je l’ai rassurée. Après cette idee de motricité libre ne m’a plus quittée . Pour mon garçon de 3,5 mois je l’ai vraiment en tête. Aujourd’hui ma fille de 2 ans saute, court, joue, fait du 4 pattes…

  6. J’ai plus ou moins pratiqué la motricité libre. Elle a parfois été assise, parfois en transat mais aussi souvent couché. Je penses plus l’appliqué s’il y a un deuxième bébé.
    Je trouve la stimulation de la part du parent très importante et primordial.

  7. J’ai pratiqué la motricité libre avec ma fille de 4 ans et je la pratique a nouveau avec mon garçon de 5 mois! Il est justement dans une grande étape dans son developpement il se retourne sur le ventre par la gauche et la droite depuis 2jours!! J’adore l’observer essayer,s’énerver,réussir! Il semble lui même très fier lorsque je le félicite!!! Je suis admirative, je pense qu’on ne peut pas imaginer l’effort que ça leur demande mine de rien! Je suis juste embêtée car Gaspard a un reflux,il a donc l’habitude de rester 10 a 15 minutes après son bib dans le transat mais la le petit filou se redresse complètement dans son transat,joue avec ses pieds et se met en danger, se pose donc le souci des repas!!! Que faire??? Le faire passer en chaise haute?? Elle fait quand même raide mais il a tellement envie de participer a nos repas surtout qu’il va gouter a sa première purée réalisée par maman demain!! A voir par la suite! En tout cas je me retrouve dans votre article, je le mets en pratique chez moi et dans la créche ou je travaille! Par contre je passe souvent pour la rabat joie auprès de l’entourage (surtout de l’âge de nos propres parents!!!) et c’est parfois contraignant de se sentir obligé de se justifier dans notre façon de faire!!! ( mes deux enfants ont dormi sur moi en grenouille jour et nuits leurs premières semaines et jusqu’à environ 4,5 mois pour leurs siestes, et malgré toutes les remarques et les médisances, jamais aucune difficulté a les faire dormir seul dans leur lit,mais c’est un autre sujet…!!!!!)😉 merci et a très vite pour un prochain article!!!

  8. Super ton article! Je partage totalement ton avis et je trouve que ce que tu écris est super accessible à tous et c’est chouette !
    Je suis également EJE 😉 et surtout maman d’un petit garçon de 4mois qui ne connaît (presque) que le tapis de jeu pour ses temps d’éveil et je milite pour ça à fond, tout du moins en ce qui concerne mon fils! A bientôt (PS: je découvre ton blog et appréci beaucoup venir te lire 😉 continue comme ça! A bientôt

  9. Avant la naissance de mon fils (5 mois), j’avais beaucoup entendu parler de motricité libre, je trouvais le principe tout à fait sensé et en phase avec les grandes lignes d’éducation que je souhaite suivre. Et puis en m’intéressant un peu plus et en regardant autour de moi, j’ai quand même trouvé que la plupart des enfants élevés de cette façon n’étaient pas bien « dégourdis ». Manolo a l’air franchement à l’aise et ça fait plaisir à voir mais il n’est pas représentatif de ce que j’ai vu autour de moi jusqu’à maintenant. D’autant plus que « en théorie », l’enfant découvre seul et calmement tout ce qui l’entoure, je me figurais un petit tout heureux de jouer avec ses mains pendant des heures… J’ai un spécimen qui a toujours refusé d’être sur le dos, et à qui il a fallu apprendre dès 3 mois à se retourner pour éviter de longues séances de hurlements de frustration… Et l’observation/encouragement ne fonctionne pas davantage =( Donc je pense que ça fonctionne avec des enfants « cool », mais pour les impatients, il faut à mon avis être un peu plus dans l’aide à l’apprentissage (cf. Michèle Forestier qui prodigue de bons conseils pour aider sans « faire à la place de » ou entraver le développement).

  10. La semaine dernière, j’ai eu le même conseil de la pédiatre pour ma fille de quatre mois et demi, la mettre sur le ventre.
    Je ne l’ai pas contredite, mais je ne le ferai pas. Je vois déjà qu’elle n’est pas à l’aise quand on la met dans cette position, pour l’habiller notamment.
    J’essaye aussi de laisser ma Poupée évoluer en motricité libre au quotidien, elle ne va dans son transat que pour digérer, et encore, souvent je la garde sur moi (elle a un RGO).
    Mais sinon j’ai pris deux grands tapis type tapis de gym avec des jouets que je lui propose, dont la balle de préhension Montessori qu’elle adore!
    Dans tous les cas, il est essentiel que chaque parent s’y retrouve, de faire comme il le sent avec son enfant, et que l’épanouissement soit au rendez-vous!

    J’oubliais, Bravo pour ton blog Rosa, il est top 😉

  11. Bonjour je suis podologue et je suis ravie de lire cet article respectueux du développement de chaque enfant.
    En ce qui concerne le trotteur je vais apporter mon avis de praticienne. C’est une ABERRATION et je pèse mes mots. C’est la première cause de trauma crânien chez les moins de 2 ans. Déjà ça doit faire réfléchir mais pour ce qui est de la marche ce n’est pas mieux. L’enfant projette son corps vers l’avant pour avancer en se propulsant avec la pointe des pieds. Au final nous avons des enfants qui ne maîtrisent pas leur centre de gravité et des pieds qui restent en position équine (sur la pointe). Ce réflexe se perd normalement avec la vertialisation et le poids du corps mais avec un trotteur il n’y a pas de poids sur les pieds. Au final on observe un retard de la marche autonome et un pas sautant pouvant perdurer dans le temps. Certaines fois il faut même des appareillages la nuit pour rectifier cela.
    Et si je peux me permettre un dernier conseil ne mettez pas de chaussures à votre bébé et encore moins des chaussures rigides. Vous ne faites pas vos courses avec des chaussures de ski alpin alors ne le faites pas subir à votre enfant. Il faut lutter contre les vendeuses de chaussures et leurs méthodes commerciales…
    Un enfant à besoin de sentir le sol et quand il a doit aller dehors les chaussures les plus souples seront les meilleures. Regarder votre enfant marcher pieds nus et achetez les chaussures avec lesquels il marche le mieux.
    Un exercice de marché que j’ai fait avec ma fille qui a maitenant 2 ans est de la faire marcher sur notre matelas. L’instabilité et l’amorti permettent à votre enfant de tenter de nouvelles expériences sans dangers et de faire travailler ses pieds en permanence. Cela donne de très bons résultats.
    Encore merci pour cet article

  12. Pendant ma grossesse, je m’étais dit que c’est comme ça que mon bébé apprendrait. Et puis elle est née, bébé tonique dans le ventre, bébé tonique hors du ventre! Elle a toujours très bien su tenir sa tête, toujours voulu faire plus que ce dont elle était capable. Alors je n’ai pas été surprise lorsque vers 4/5 mois, elle s’est mise à se raidir lorsqu’on voulait l’allonger sur son tapis. Une fois au sol elle piquait des colères noires jusqu’à ce qu’on la redresse. A maintenant 8 mois, la mettre assise ou debout sont d’autant de moyens de la calmer quand elle est allongée. Alors oui, je suis convaincue que la motricité libre est la façon la plus adaptée et la plus respectueuse pour un enfant de développer ses capacités motrices. Mais elle peut aussi ne pas correspondre à certains enfants. Dommage, la mienne en fait partie! Et j’avoue que le peu de temps que je passe avec elle le soir, je préfère ne pas le passer à l’entendre pleurer car elle préfère être assise (alors qu’elle ne sait pas s’y mettre) pour jouer plutôt qu’allongée.

  13. Je découvre ton blog, je dois avouer que j’ai dévoré plusieurs articles ^^. Ton avis sur la motricité libre donne vraiment envie de se lancer, Je ressens toute la passion que tu as pour cette  »pédagogie  ». Mais je suis rempli de question. Ça me paraît tellement difficile de ne pas poser ma fille dans des positions qu’elle ne sais pas encore prendre seule. Et difficile aussi de faire comprendre à l’entourage. Pour autant je la pose le plus possible sur le tapis pour qu’elle bouge à son aise. Elle a 4 mois et commence à se retourner ça fait plaisir à voir :). Je te remercie pour tous les articles que tu as fait et a hâte de lire les prochains :).

  14. Ayant vu récemment une émission des maternelles sur les troubles alimentaires de l’enfant, je me permets de relayer un conseil de la pédopsychiatre invitée : pour éviter un trouble de l’oralité, il faut selon elle « installer » le bébé. C’est à dire le mettre dans une position « contenante » type transat pour lui permettre de se centrer et ainsi de pouvoir porter ses mains à sa bouche, puis des objets… Étape décisive pour le développement de l’enfant…
    J’imagine que dans le cas de la motricité libre l’enfant n’est pas toujours étalé sur un tapis, mais il serait peut-être bénéfique de le préciser…

  15. Pingback: Motricité libre | Pearltrees

  16. bonjour, et merci pour tes articles qui sont très enrichissants! j’ai découvert grâce à toi le principe de lamotricité libre, et je trouve ce principe vraiment bien, mais je me pose quelques questions sur la mise en pratique au quotidien. Tu expliques qu’il ne faut pas mettre le bébé dans une position qu’il ne connaît pas, par exemple ne pas le mettre sur le ventre s’il ne sait pas le faire tout seul. Très bien, tes arguments m’ont convaincue, on ne met pas bébé sur le ventre. Mais comment fait-on pour boutonner le pyjama? pour lui masser le dos? J’ai vu des vidéos de Sonia Rochel en train de donner le bain à des nouveaux-nés, puis elle leur fait un petit massage. les bébés sont sur le ventre, tout recroquevillés comme des petites grenouilles, ils ont l’air vraiment bien et détendus, et je n’ai pas l’impression que la position sur le ventre les dérangent particulièrement. Autre question: vers 6 mois, quand on commence la diversification alimentaire. si bébé ne tient pas assis, comment fait-on?
    Merci beaucoup en tout cas pour tes articles très intéressants, si je peux juste faire une petite remarque, la couleur de ta police est un peu trop claire c’est assez difficile à lire. Sinon le contenu est très intéressant et très agréable à lire! J’espère que tu auras le temps de me répondre, bises et bonne continuation!

    • Merci pour ton message Agane,

      Alors pour ce qui est de mettre sur le dos lors de l’habillage, massage… ce sont des moments où tu l’accompagnes et tu lui expliques. L’habillage n’est pas long et les messages, c’est un ensemble ;). C’est a dire que tu le masses de partout et tu vois s’il n’est pas à l’aise!! Donc pour moi ce sont des moments où on peut le mettre sur le ventre.

      Pour les repas, j’en parle et je propose des pistes justement 😉

      • Super merci de ta réponse rapide 🙂
        il me semblait aussi que ce n’était pas forcément « grave » de le mettre sur le ventre pour des moments courts lors des soins, ce qui est important, c’est surtout de le laisser évoluer sur le dos dans ses moments d’éveil et de jeux. non?
        Pour les repas, le prendre sur les genoux ça me paraît galère à combiner avec l’alimentation autonome, d’où ma question, je voulais savoir si tu connaissais d’autres astuces. Ou alors il faut donner à manger en combinaison complète pour éviter de se retrouver avec de la nourriture partout sur les habits et dans les cheveux. Bon je n’y suis pas encore, j’ai le temps d’y réfléchir si le problème se présente.
        En tout cas merci beaucoup de ta réponse!
        Bonne continuation!

  17. Coucou je reviens te faire un petit coucou simplement parce que j’ai de nouvelles informations par rapport à la diversifictaion en morceaux (ou menée par l’enfant = DME) et la station assise. Donc en fait je me demandais comment on faisait manger son enfant avec la diversification en morceaux, quand il ne tient pas encore assis, sans en avoir partout sur soi. en gros comment combiner motricité libre et DME. Et bien la réponse est simple, on ne commence pas la diversification en morceaux tant que l’enfant ne tient pas assis. Donc voilà c’est très simple finalement. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la diversification en morceaux, (ou encore diversification menée par l’enfant), il y a trois articles et trois vidéos sur le site maman végane qui sont très bien fait, ou sinon vous pouvez jeter un oeil sur http://www.diversificationalimentaire.com
    bonne continuation!

    • Oh je pensais t’avoir répondu et non, désolée!

      En effet pour la DME, il faut que l’enfant sache se tenir assis pour pouvoir attraper lui même les aliments, les mettre à la bouche seul et en même temps pouvoir les recracher si besoin (donc assis bien droit). Il faut donc que l’enfant soit assis. Après, en théorie il faut attendre que l’enfant sache s’asseoir. Ici, Misha a su s’asseoir à 12 mois… et autant dire qu’elle était intéréessée par la nourriture bien plus tôt. Donc on la prenait assise sur nos genoux 😉
      Avec Misha, on avait un peu commencé en DME.J’en avais fait un article d’ailleurs.
      Et je crois que j’avais du mettre ton lien dedans, il me semble que c’est un que j’avais lu avant de commencer avec maf fille

  18. Ok.. mais pourquoi ne pas vouloir le mettre sur le ventre? Il ne s’est pas mis sur le dos tout seul non plus 🤔

    Sinon merci pour cet article, fini le transat 🙂

  19. Super article, nous sommes en plein dedans. Lison a 10,5 mois et se met debout tout de seule et se deplace en se tenant a ce qu’elle trouve par contre grosse angoisse pour revenir au sol elle ne sait pas faire, ca la stresse, elle se raidi et ne replie pas les genoux pour pouvoir se remettre en position 4 pattes ou assise…. je ne sais pas comment l’aider (a part en lui montrant moi même) mais ca ne fonctionne pas… des conseils? Merci bcp.

    • A certaines étapes de leurs développement, on peut les aider quand ils sont en difficultés pour revenir à une posture qu’ils maitrisient mieux.
      Quand ils arrivent à passer du dos au ventre mais que revenir sur le dos est compliqué et lorsqu’ils arrivent à se mettre debout mais ne savent pas encore redescendre!

      Pour l’étape pour Lison, je pense que tu peux essayer de l’encourager en lui proposant d’attraper ta main et en amenant ensuite ta main (et donc la sienne) au sol petit à petit. Ou en faisant pareil, en posant un jeu sur ta main et en l’apportant au sol.
      Ou en lui montrant qu’elle peut plier un genou.
      Ce sont des moments un peu durs pour eux quand ils n’y arrivent pas mais en général ça ne dure pas longtemps 😉

      J’espere que tu réussiras à trouver la facçon de l’accompagner avec ces quelques pistes 😉

      • Merci bcp pour ta réponse ! Je vais tenter ca et je te tiendrai au courant. J’aimerais approfondir mes connaissances sur l’apprentissage du langage, as-tu qq ouvrages a me conseiller sur cette thematique dans la même philosophie que la motricité libre? Merci beaucoup!! Bonne continuation!

Et toi, tu en penses quoi? Un avis? un p'tit mot?...

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