Alors le deuxième, c’est pour quand?

Cette question, on commence de plus en plus à me la poser! Un peu comme-ci c’était une évidence d’avoir au moins deux enfants. « Comme-ci », ce deuxième enfant était attendu par tout le monde. La première fois que l’on m’a posée cette question, je ne m’y attendais vraiment pas! Misha avait tout juste trois mois, je sortais d’une césarienne. Je découvrais tout juste mon enfant, j’apprenais à prendre mes marques en tant que maman… L’idée de « mettre en route » un deuxième ne m’avait pas mais alors vraiment pas encore traversé l’esprit! A ce moment là, je sortais l’excuse de « mon obstétricienne m’a dit qu’il fallait attendre un an avant d’être à nouveau enceinte pour que ça cicatrise bien », et en général, les gens passaient à autre chose!

Maintenant, Misha a 20 mois, la question « Alors le deuxième c’est pour quand? » revient en force et de plus en plus souvent. Et ce n’est plus exclusivement notre entourage proche qui nous pose cette question, c’est parfois juste des personnes croisées vite fait qui nous la posent.
Et depuis plusieurs mois la question se complète par un « et vous voulez qu’i ly ait combien d’écart entre Misha et le deuxième »! Déjà, ça se saurait si on pouvait tout choisir: pour nous ça sera 29 mois, 7 heures et 46 secondes!

Je n’ose même pas imaginer la pression sociale des personnes qui ne souhaitent avoir qu’un enfant ( et même de ceux qui ne souhaitent pas en avoir!). Ma petite soeur par exemple, qui est enceinte en ce moment n’a (pour le moment) pas envie et pas le projet d’avoir deux enfants! Je pense que d’ici un an ou deux, elle devra se justifier tout le temps de n’en avoir qu’un! Tandis que mon autre soeur, lorsqu’elle était enceinte d’Aïko (la troisième), tout le monde lui demandait l’âge de Nils (le deuxième)… ils ont 17 mois d’écart.

Et si on arrêtait tout simplement de poser des questions? Et si on laissait simplement les personnes tranquilles?
Et si on surprenait tout le monde et on ne faisait pas d’autres enfants? (euh, non ça en fait, je crois que je n’en serais pas capable 😛 ).

Alors oui, un jour je l’espère nous aurons « un deuxième » mais en attendant arrêtez de me poser cette question! (oui, j’avais envie de grogner aujourd’hui!)

Photo qui n’a rien à voir avec mon article, juste le plaisir de ressortir une photo de Misha à la mater ♥
Naissance Misha 190

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★ La crèche collective: le bon choix? ★

Après un an en tête à tête avec ma fille, il faut que je retourne chercher du travail. Mais pour cela il faut aussi trouver une solution pour que Misha passe de bonne journée. On a donc été amené à se poser la question du choix de garde.
Crèche, assistante maternelle?

Cela va faire un an, dans quelques jours que je passe mes journées auprès de ma fille. Nous avions fait le choix, avec Juju, que je reste les premiers mois auprès de Misha. Cela me paraissait très important pour elle, pour moi et pour nous. Je trouve qu’un enfant en bas-âge à plus sa place auprès de ses parents qu’en structure collective ou chez une ass’ mat’. Ce point de vue et ce choix était le notre et nous avons eu la chance et les moyens de pouvoir aller jusqu’au bout de nos envies. Je suis bien consciente et je respecte le fait que tout le monde n’a pas nécessairement envie de passer ses journées avec son enfant ,n’a pas les moyens de ne pas retourner travailler et ne voit tout simplement pas les choses comme nous.
J’ai apprécié cette année, j’ai pris beaucoup de plaisir à rester auprès de Misha, à pouvoir l’allaiter sans avoir à tirer mon lait et à pouvoir continuer mon allaitement au délà des 6 mois en exclusif. Tous les jours, j’ai pu l’observer grandir, évoluer, découvrir de nouvelles choses. Nous avons lu des livres, beaucoup, chanté des chansons (merci à mon métier d’EJE pour en connaitre autant), fait des balades, pris du temps avec la famille (Papy et Mamy principalement et Tata Salomé lors de nos pic-nics hebdomadaire à la fac) et parfois nous n’avons rien fait de particulier!
Cette année est passée drôlement vite et nous pensions aussi à « l’après ». Il nous fallait penser et trouver un mode de garde qui nous convienne à tous les trois.

Il n’y a pas énormément de possibilité, j’en vois principalement 3: le cercle familial, les assistantes maternelles ou les structures collectives.
* Le cercle familial: ce n’était pas possible pour nous. Mais de toute façon, je trouve que c’est une solution assez délicate au quotidien. Considère-t-on le grand-parent/la tante qui garde notre enfant comme le Papy, la Mamy ou la Tata ou comme quelqu’un qui garde. Je me pose cette question dans le sens des places et rôles de chacun. Une place de grand-parent est différente qu’une place de « nounou », les attentes et les positionnements ne sont pas les mêmes. Et puis à une assistante maternelle, qui est sous contrat et payée pour garder notre enfant, on peut lui faire part de nos requêtes, de nos demandes, de ce que l’on souhaite et vaguement « exiger » que cela soit respecté. Tandis qu’à la famille, on peut aussi leur faire part mais un grand-parent à aussi un rôle de Papy et de Mamy et donc un positionnement qui légitimement changer du notre. Par exemple, les grands-parents qui ont des règles différentes parce que « on est son papy et sa mamy » est tout à fait normal je trouve, mais je doute qu’au quotidien on puisse vraiment apprécier ce genre de chose. Et puis à quel moment le papy et la mamy redeviennent-ils simplement grand-parent et non plus « la personne qui garde l’enfant »?! Bref, pour moi, cela me parait un compris délicat, compliqué et source de conflit.
Ce n’est vraiment pas une solution qui me conviendrait au quotidien!!!

* La « nounou », c’est à dire une assistante maternelle. Franchement, je vais planter le décor: je ne me voyais pas laisser Misha à UNE (ou un d’ailleurs) inconnue! Je pense qu’en étant professionnelle de la petite enfance, je suis bien plus exigeante dans mes attentes envers la personne qui va s’occuper de Misha. J’ai des valeurs que tout le monde ne partage pas (et ne connait pas), des envies un peu spécifique parfois. L’exemple le plus simple, le plus concret et au centre de l’éducation que nous apportons à Misha: la motricité libre. C’est vraiment le coeur de notre éducation, la base de son développement psychomoteur mais pas seulement. C’est pour simplifier, la laisser découvrir les choses par elle-même. Vous me direz « tout le monde fait ça » et bien je ne suis pas d’accord. Nous n’avons jamais assis Misha avant qu’elle ne sache le faire d’elle-même (il y a donc 10 jours!), nous ne la mettons jamais débout et nous ne la ferons pas marcher tant qu’elle ne sait pas le faire (et elle n’y partait pas prête du tout!). Même si je l’explique aux gens, je crois que c’est peu compris! Alors des ass’ mat’ qui fonctionnent en motricité libre ça existe bien mais il faut les trouver les connaitre! Et puis, je n’avais pas envie que Misha se retrouve devant la télé toute la journée (ou au moins avec la télé en fond…) oui je sais, ce n’est pas partout mais là encore ce n’est qu’un exemple! Chez nous, nous ne regardons la télé que le soir (en gros à partir de 20h, donc Misha est couchée). Mais je pense que le fait de travailler auprès des enfants fait que j’ai une certaine façon de concevoir leur accompagnement au quotidien que l’on ne retrouve pas souvent chez les assistantes maternelles malheureusement. En même temps, je trouve qu’elles ont malheureusement une formation très limitée! Que veux-tu voir en 60h de formation, je trouve ça bien dommage! Mais bon c’est un autre débat.
Et j’avais aussi dit, enceinte, que j’étais prête à laisser Misha chez une ass’ mat’ si j’en connaissais une! Lorsque j’étais sur Tours, en stage dans un multi-accueil (accueil collectif et accueil familial), j’ai pu rencontrer différentes ass’ mat’ et il y en avait des supers à qui j’aurai laissé Misha sans aucun problème!! Mais voilà, sur Nantes, je ne connais personne.

* Et puis, il reste l’accueil collectif (autrement dit, les crèches, multi-accueil et les haltes-garderie). Une structure adaptée (normalement) aux enfants, avec une équipe pluridisciplinaire et donc complémentaire qui travaille ensemble auprès des enfants. Ce travail d’équipe permet de réfléchir à plusieurs et donc de se remettre plus en question sur les pratiques, de pouvoir mettre en place des projets, d’avoir tout simplement un projet d’établissement, avec des lignes directives qui vont donner sens aux pratiques. C’est super beau écrit comme ça!!
Souvent les parents disent que la crèche socialise avant l’école. Ils n’ont pas tord mais en même temps, les enfants qui ne sont pas allés en crèche sont-ils réellement moins sociables (des enfants sauvages ?! 😉 ). Pour moi, les structures collectives ne sont pas un passage obligatoire et nécessaire avant l’entrée à l’école mais là aussi c’est un autre débat.
Voilà, la crèche est souvent perçue comme le lieu incontournable et le meilleur pour l’enfant. Mais je pense que les parents n’ont jamais passé une journée à la crèche.

La crèche pour les enfants, c’est passer une journée (souvent une dizaine d’heures), toujours entouré d’autres enfants et donc de bruit, beaucoup de bruit. Un « doux » mélange de discussion à base de « babababa », de cris (aussi bien de rire, que d’énervement et de fatigue), de pleurs, de bruits de jeux (que c’est drôle de faire grincer la dinette sur les vitres, de taper avec les jeux sur le toboggan…)… Un univers parfois explosant suivant les heures! Et être avec les copains c’est bien mais parfois c’est pesant pour eux aussi!
Et puis la collectivité, c’est bien beau mais ça demande aussi de la patience pour les enfants! Pas facile à 6 mois de devoir attendre son tour le midi, pas évident à 12 mois de voir les copains manger et d’être là à attendre qu’une professionnelle ait fini avec un enfant pour prendre son repas. Parce que quand ils sont petits, les enfants mangent individuellement et cela demande du temps! On a d’ailleurs parfois l’impression de passer notre temps à s’occuper des repas (facilement 2heures le midi puis arrive le gouter!).
En collectivité, on essaye aussi de respecter au mieux le sommeil des enfants mais que faire lorsqu’un enfant en réveille un (dans le meilleur des cas) autre? Bah, il dormira mieux à la prochaine sieste -ou pas-!!

Ce n’est pas un portrait très positif de la collectivité mais je trouve que lorsqu’on ne connait pas, on ne se rend pas toujours bien compte de tout ça! Non, je n’essaye pas de vous faire peur avec la collectivité, non je n’essaye de vous faire culpabiliser ou de vous faire fuir 😀 !! Il y a aussi de très beaux moments, des liens qui se tissent entre enfants, des activités et un environnement adaptés aux besoins des enfants…
Seulement je trouve que la collectivité n’est pas très adaptée pour les bébés. Lorsque ces derniers ne sont pas en capacité d’attendre seul (et de s’occuper un peu seul) et ne sont pas un minimum autonome (dans leurs déplacements entre autre), cela peut être plus difficile pour eux de passer une journée en collectivité.
En grandissant, les enfants arrivent à s’occuper seuls plus facilement lorsque les adultes ne sont pas directement disponible et le rythme que leur impose la collectivité est aussi plus approprié à leur âge.

Et Misha dans tout ça?! Nous avons donc fait le choix de demander une place en crèche pour elle et nous avons eu la chance d’en avoir une!! Parce qu’entre vouloir et l’avoir il y a aussi une grosse marge d’ailleurs!
Malgré tout ce que j’ai écrit sur les structures collectives, c’est ce que nous voulions pour Misha (cf mon passage sur les ass’mat’).
Misha est donc rentrée en crèche la semaine dernière. Elle a commencé son adaptation et passe petit à petit plus de temps à la crèche!!

Et toi, comment as-tu fait garder ton enfant?! ou comment envisages-tu de le faire garder?

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Bon, cet article a été écrit en juillet, depuis Misha s’est très bien intégrée à la crèche!

♥♥♥

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★ Un jour, j’ai eu un an, tout comme toi ★

Tu es sur le point d’avoir un an. Un an c’est une première étape, c’est un peu comme le passage de ta vie de bébé à ta vie de petite fille. Je ne m’en souviens pas mais comme toi, j’ai soufflé ma première bougie il y a des années (environ 28!).
Toutes ces souvenirs sont reconstitués grâce aux photos. Toi aussi plus tard tu regarderas les photos que l’on a fait de toi depuis ta naissance et tu auras l’impression de te souvenir de tous ces petits moments.
Dans 4 jours ce sera donc ton anniversaire. Je savais que le temps passait vite quand on devenait maman mais je crois que j’avais pas pris conscience qu’il passerait si vite. J’aime me souvenir de nos premiers moments, j’aime repenser à ta toute petite taille, tes bras si fins, tes jambes toutes fines sans plis. J’aime repenser à ton odeur de bébé, ton corps chaud contre le mien, tes petits bruits de bébés, nos premières tétées. Mais j’aime aussi regarder ce que tu es devenue, t’observer jouer, découvrir de nouvelles choses et toutes les possibilités que ton corps t’offre!

Il y a donc 28 ans, je soufflais ma première bougie, entourée de ton Papy et ta Mamy et de Tata Alice et Tata Elise. Je ne suis pas sûre d’avoir réussi à la souffler mais d’après les photos j’avais trouvé ça très rigolo!!
Et toi, seras-tu souffler ta bougie? Tu sais très bien souffler, il suffit qu’on te le demande pour que tu le fasses et lorsque tu croises un mobile tu te mets aussi à souffler de toi même. De toute façon, si tu n’y arrives pas on sera là pour t’aider.

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Séries photos de « quand j’étais petite »
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Dans les bras de mon Papy
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Et dans ceux de ma grande tante
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Lavée dans le lavabo, comme nous avons fait pour Misha au début!
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A mon bapteme (à gauche mon père, à côté ma grand-mère maternelle qui est ma marraine, ma mère et mon parrain)
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Avec ma Mamy (et son brushing de ouf!), on se croirait dans dallas (ou la représentation que je me fais de Dallas puisque je n’ai jamais regardé!!)
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Sur la terrasse à Argelès avant qu’on ne la fasse vitrer
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Avec une des robes que j’ai pu mettre à Misha
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En petite sirène!
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Première coupe de cheveux faite par … ma mère!!
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Noël, surement mon premier
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Je tétais mes doigts
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Avec mon Papy
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Je n’étais pas toujours très mignonne!! Et le pire.. on me déguisait/habillait en clown!!! (mon lapin aux yeux aussi rouge que moi me fait moitié peur, il devait avoir la mixomatose!!)
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Sur la plage à Argelès. Quand j’étais petite j’avais les cheveux tout courts et bouclés!
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Sur un des nombreux jeux à pièces en Espagne!
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A priori j’étais la reine!
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Crèpes partie à Argelès
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En train de me faire dévorer la main par un chien avec mon « habit banane »! Un ensemble que ma mère avait acheté en 3 exemplaires pour mes soeurs et moi! Je peux vous dire que j’ai souvent été habillé comme ça puisqu’il y en avait toujours un dans ma taille! Pour le banane, c’est que les boutons étaient des petites bananes!
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Avec mon arrière-grand-mère Rosa-Anna… qui je tiens mon prénom de mon arrière grand mère!
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Argelès, toujours et encore!
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Des habits de marque certes mais pas très beaux
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Avec un des pulls moches que j’avais
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Encore un « ensemble banane » 😉 !
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Misha se plaindra elle aussi surement de la façon dont on l’a habillé! Mais franchement, la mode était moche à l’époque!quand j'étais petite (14) quand j'étais petite (19)
Détails qui n’est pas flagrant mais qui me fait toujours rire sur cette photo: mon collant 10 fois trop grand qui plisse en très grande quantité à mes chevilles! J’adore!

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Bateau et bouée, je ne suis pas prête de me noyer (en tout cas, pas cette fois-là!)
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Ma grande fierté quand j’étais petite: mon 4ème prix de dessin de pirate!! Il était quand même chic mon pirate!
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Et on finit par un tour avec mon trop beau vélo que mon Papy m’avait laissé choisir!
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Plus tard, nous regarderons en rigolant les photos de Misha au fil des ans!

Je vous souhaite à tous un bon week-end! Direction Quimper pour nous! Je ne serais donc pas très présente dans les jours qui viennent (je prépare l’anniversaire de Misha ensuite)! Mais vous pourrez me retrouver en temps et en heure sur instagram (RosaMisha) et sur la page facebook du blog (tinylasouris!)

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★ Il y a 10 ans tu nous quittais ★

Je me suis rendue compte la semaine dernière que ça allait faire 10 ans cette année. Quand je pense à toi, j’ai l’impression que tu étais encore avec nous hier. Souvent, je rêve de toi, tu es encore présent et parmi nous, tu es tout simplement vivant et heureux. Mais non, tu es bien parti il y a dix ans.
Je m’en souviens comme si c’était  hier. J’avais 19 ans et nous étions en juin. Tout s’est passé si vite, je n’avais pas vraiment eu le temps de m’y préparer. Je me souviens que quelques mois auparavant, Elise, nous annonçait qu’elle était enceinte. Je crois que le jour de l’annonce, c’était toi qui était le plus enthousiaste (j’étais déjà dans la confidence depuis un ou deux mois!). Et pourtant ce n’était pas sur toi que nous aurions pu anticiper cet enthousiasme. Tu avais toujours été très réservé sur tes sentiments. Je te voyais depuis toute petite comme un ours ou plutôt un nounours. Un homme très grognon mais qui grogner juste pour la forme. Tu ne montrais jamais de grands élans d’affectivité mais tu savais nous dire que tu nous aimais, à ta façon. J’aimais me balader en te tenant la main. J’aimais partir en vacances avec toi et Mamy, j’aimais aller à la mer lorsque tu allais pêcher les poulpes. Tu ne savais pas vraiment nager et n’allait jamais où tu n’avais pas pied mais tu étais capable d’attraper des poulpes qui t’escaladaient les bras ensuite, de mettre tes grosses mains sous des rochers alors qu’on ne voyait pas ce qu’il y avait dessous (j’avais toujours peur qu’il y ait un crabe géant en fait!). J’étais fière de toi. Je me souviens aussi de ses vacances uniques que tu m’avais permis d’avoir. Nous étions partis tous les deux, seulement tous les deux, sans une de mes soeurs et même sans Mamy à Argelès. Je me baladais fièrement à tes côtés et je crois que tu étais aussi fière de moi, tu me présentais aux gens et m’amenait partout avec toi!

Tu étais donc ce Papy « grognon » qui n’aimait pas le changement et ce qui était imprévu mais tellement gentil, cherchant toujours à nous faire plaisir.
Tu avais tes expressions que j’utilise encore pour rire en repensant à toi. Souvent quand on faisait quelque chose de pas très bien, tu nous disais « je note, je note », faisant semblant d’écrire sur un carnet, en prenant une main comme un stylo et l’autre servant de calepin invisible. N’empêche que ça marchait très bien… ça me faisait peur et je faisais tout de suite ce que tu voulais! A priori tu étais très rancunier 😉 . Tu disais toujours « oh le bloc » lorsque l’on s’était faite belle. Une expression qui m’a toujours fait rire et que je ressors parfois pour rire encore! Et la dernière expression qui me fait encore beaucoup rire, c’est quand on ratait quelque chose (on cassait quelque chose, on arrivait pas à quelque chose…), tu disais « j’ai vu quand t’as fait, c’était pas bien/ J’ai vu quand t’as fait, fallait pas faire ça comme ça »… Alors qu’à mon avis, tu n’avais rien vu ou anticiper puisque sinon tu l’aurais fait. D’ailleurs, j’ai toujours cru, plus grande, qu’Eric et Ramzy t’avaient piqué cette réplique dans le film culte « La tour montparnasse infernale » quand ils jouent avec les talky-walky (pour ceux qui connaissent bien le film… et je sais qu’il y en a parmi vous!). Tu es donc toujours présent dans mon discours, avec ces trois expressions qui me font rire!

Mais voilà, sans que je ne le voie venir, peut être que je n’étais pas assez consciente à ce moment-là, peut être que j’avais tout simplement occulté des informations, peut-être que Salomé et moi (« les petites ») avions un peu été mises à l’écart tu es parti.
De ce que je me souviens, c’est en juin 2003 que ta maladie s’est déclarée officiellement. Tu étais pas très bien depuis un certain temps et quelques années auparavant, tu avais été très mal. Mais en ce début juin, tout s’est accéléré. Il me semble que la dernière fois que j’avais pu te voir, c’était fin mai ou début juin. Tu paraissais bien mais très fatigué. Puis je crois avoir entendu les mots « cancer des poumons » puis assez rapidement « cancer généralisé ». J’étais triste, je tenais tellement à toi et je n’avais pas l’impression d’avoir assez profité de toi. Et puis il y avait ce bébé qu’Elise attendait et que tu avais tellement envie de connaitre.

Mi-juin, j’ai du partir à contre-coeur à mon perfectionnement de Bafa. Je n’avais aucune envie d’y aller, j’avais envie de rester auprès de ma famille, envie de te revoir. Mais j’ai du partir cette semaine. A l’époque, je n’avais pas encore de téléphone portable et je craignais que tu partes cette semaine là sans que l’on puisse me contacter. Régulièrement je venais prendre de tes nouvelles grâce à une cabine téléphonique. Tu n’allais pas bien mais tu étais toujours là, Mamy et Freddy a tes côtés.
Puis mon stage s’est fini et je suis rentrée à la maison. J’étais sur Nantes et toi sur Tours. Les nouvelles n’étaient pas super, ta tension était bizarre et c’était même surprenant que tu ne sois pas encore parti. Le lendemain, je me souviens encore, j’étais devant la télé avec Salomé, ma petite soeur et il y a eu ce coup de fil. Tu venais de partir, tranquillement et sereinement. C’était le 22 juin 2003 et il devait être un peu plus de 21 heures.

Je te « perdais »…

Tu es parti bien trop tôt et surtout bien trop vite. Tu n’as pas connu Liam, ce petit fils que tu allais avoir, qui te rendait si fier et dont tu aimais l’annoncer sa prochaine arrivée à tes amis. J’étais triste que tu partes, triste pour Elise qui était enceinte de 5 mois, triste pour Liam que tu ne connaîtrais pas, triste de me dire que tu ne connaîtrais jamais mes enfants, triste pour Mamy qui allait se retrouver bien seule… Tout simplement triste de ne plus pouvoir t’avoir à nos côtés.

Tu n’es peut être physiquement plus là, mais je pense tout le temps à toi. Lorsque je suis en vacances à Argelès, j’ai plein de souvenirs et de manies que je tiens de toi qui resurgissent! Julien ne t’a rencontré qu’une fois ou deux mais il connait beaucoup de choses de toi par ce que je lui en raconte! Et souvent, je sors « Attention, je note, je note », mimant le calepin et le stylo de mes mains, en pensant à toi ou quand on rate quelque chose je dis avec plaisir « j’ai vu quand t’as fait, c’était pas comme ça qu’il fallait faire, j’ai vu, j’ai vu!! ».

Et aujourd’hui, cela fait 10 ans que tu es parti et j’ai un petit pincement au coeur en me disant que Misha ne t’aura jamais connu, mais je lui parlerais de toi et de ce que tu représentais pour moi. Je crois que j’ai encore du mal à faire le deuil de ton départ. Cela a d’ailleurs été très compliqué pour moi d’arriver à commencer ce processus de deuil. Tu comptais tellement pour moi…

Photo de nous deux à ma naissance (prises sur le blog familial)

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★ J’écoute la même musique que mon voisin ★

Je me suis rendue compte ce week-end que j’écoutais la même musique que mes voisins. Parfois nous écoutons tous les deux Nirvana, j’aime bien, c’est sympa et ça me rappelle ma jeunesse (oui, quand tu as des grandes soeurs dans les années 90, même si tu es en primaire, tu écoutes Nirvana, Guns’n’roses, Métallica…). Parfois on écoute des comédies musicales (Aimer, c’est qu’il y a de plus beauuuuuuu….) et là j’aime moins mais c’est rare! De temps en temps, on fredonne des refrains de JJG (oui, je suis intime avec Jean-Jacques Goldman) et d’autres fois je ne reconnais pas ce que j’écoute. De temps en temps (moins souvent que lorsque nous avons aménagé), on écoute de la techno, mais pas trop, je n’aime pas ça tous ces « boum boum boum ».
C’est quand même dingue, vous ne trouvez pas? On écoute les mêmes musiques en même temps!!!

Et puis il y a des jours, ce sont les séries télé, mais là, on ne regarde pas les mêmes en mêmes temps. Pendant ma grossesse, mon voisin m’a fait comprendre qu’il se faisait l’intégrale d’Esprit criminel, mais nous les avons déjà tous vu. Tandis que nous, nous venons de finir l’intégrale de 24heures Chrono (ça demande du temps de regarder un intégral d’ailleurs).

Et parfois, ce sont les jeux vidéos, toujours le même refrain, régulier et rythmé de la même façon…

NON, je n’ai pas les mêmes goûts musicaux que mon voisin (mis à part Nirvana).
NON, je n’aime pas les comédies musicales où « aimer c’est ce qu’il y a de plus beauuuu ».
NON, la techno n’est vraiment pas mon truc, ça me gonfle vraiment!
NON, je n’ai pas toujours envie de regarder une série télé à 20h, à 23h, à 1 heure du mat’, à 4 heures du mat’, ni à 6 heures (oui, enceinte, j’allais aux toilettes toutes les heures et le voisin ne dormait jamais).
NON, je n’ai pas envie d’écouter la même série télé que mon voisin.
NON, je n’aime pas la musique qui tourne en boucle quand il joue à un jeu.
NON, je n’aime pas non plus le même refrain de musique qui passe quand, j’imagine qu’il gagne.
et NON, je ne trouve pas ça agréable d’habiter dans un très vieil immeuble sans insonorisation où l’on entend chaque déplacement de ses voisins du dessus, chaque chasse d’eau tirée, chaque musique et chaque conversation téléphonique. Je n’aime pas non plus entendre, lorsque je suis dans la cuisine et dans mon salon les éclats de rire de la coloc’ de l’immeuble d’à côté (les deux immeubles sont mitoyens avec une cours en commun) ni leur prise de tête parce que « j’en ai mare c’est toujours moi qui fait la vaisselle, t’as passé ta journée à rien faire pendant que je nettoie touuuuuuuuuut  » et bien ça les regarde mais pas nous!

Un jour, j’habiterais une maison qui ne sera pas mitoyenne et je ne connaîtrais pas toute la vie et le rythme de vie de mes voisins! Je pourrais écouter tranquillement les musiques que j’aime, à moi Volo, Les Wriggles, Alee, Thérèse, Cocoon,

… et vous savez quoi… je crois que ma voisine du dessous n’aime pas entendre mon chat courir comme une folle à 23 heures passés, ni entendre Misha qui pleure toute la nuit (enfin, pas plus de 5 minutes, le temps que j’aille la voir, je n’abuse pas non plus)!!

j'écoute la meme musique que mes voisins

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★ J’ai changé la tapisserie, bienvenue sur mon nouveau blog ★

Le vert me faisait mal aux yeux et la souris commençait aussi à tourner en rond sur ma bannière. Pourtant cela faisait à peine un an et demi que la décoration intérieure de mon blog avait été faite mais j’ai changé. Comme dirait ma soeur Elise « tu as mûri ». Franchement, je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir mûri mais mon blog prend une autre tournure. Pour revenir un peu en arrière, j’ai commencé à bloguer en 2007 (ça se passe ici). Mon blog s’appelait Tiny la souris parce que j’amenais partout avec moi ma souris (renommée Tiny) et que je la prenais en photo. En fait, je faisais des « instantanées de mon quotidien ». Et puis petit à petit la famille a commencé à apparaître sur mon blog et j’ai même fini par me mettre aussi en photo sur mon blog! Mon blog est devenu un moyen pour partager mon quotidien avec ma famille mais aussi celui de mes neveux et nièces. Lorsqu’ils étaient en vacances chez moi, je prenais plaisir à partager les photos de la journée sur mon blog. Ainsi mes soeurs/cousins/cousines/amis… pouvaient voir grandir tout le monde.

Mon premier blog était vraiment pour la famille et les amis (même s’il était public). Et au fur et à mesure que j’ai évolué, mon blog a changé tout doucement avec moi. C’était l’occasion de partager mes recettes de cuisine, mes petites coutures, mes voyages, mes vacances.  J’avais déjà quelques personnes qui suivaient bien mon blog (des amies, non, je ne citerais pas de nom!). Et puis la plateforme canalblog ne me plaisait plus trop, ça ramait et il y avait pas mal de pub. J’ai donc pris mes valises (Tiny les as prise en fait) et hop, je me suis lancée sur wordpress (encore et toujours aidée de mon père pour décorer les murs!).
Juillet 2011 je déménage donc discrètement ici. Tiny est toujours de la partie et ma peluche de Tiny est toujours accrochée à mon APN. Je m’y plais bien ici, j’y partage toujours mon quotidien, sans chichis ni artifices (on voit donc aussi mes conneries, mes photos que j’assume -enfin parfois moins avec du recul-…) et avec mes fautes d’orthographe (on ne me refera pas et j’ai horreur de me relire! Et plus je suis fatiguée, plus j’en fais… en ce moment, je suis trèèès fatiguée!).

Et puis en octobre 2011, je suis enceinte et en janvier je vous l’annonce officiellement. Et là, je commence à vous parler de mes questions, mes découvertes et mon quotidien de femme enceinte. Je lance aussi mon « projet bébé: un dessin par semaines ». Chaque semaine je fais le point sur ma grossesse et chaque semaine, je prends une photo de mon ventre avec Bébé dessiné dessus par mon père. Ma grossesse avance et je commence à avoir plus de monde qui me suit, beaucoup de monde même (ce qui me surprend pas mal!). Des futures mamans comme moi ou juste des personnes intéressées. Puis Misha née et je partage avec vous notre nouveau quotidien, mes nouvelles découvertes, mes doutes, mes peurs et mon émerveillement! Et puis certaines personnes qui me lisent commencent à me laisser des commentaires et les discussions continuent sous mes messages à travers des commentaires! J’adore, je rencontre ainsi des personnes avec qui je m’entends bien, dans lesquelles je me retrouve et qui perçoivent les choses relativement comme moi (enfin, j’imagine tout ça!)… pas de noms la non plus, je pense qu’elles se reconnaîtront. Et régulièrement je reçois des mails de personnes qui me lisent (et qui doivent être plus timides pour laisser directement des commentaires?) et on discute longuement par mails. On vient aussi vers moi pour me poser des questions de portage, m’apporter du soutien avec le RGO de Misha, pour me poser des questions sur Moulin Roty ou des avis sur des choses que j’ai testé. Je trouve ça super toutes ces rencontres qui parfois même se concrétisent en véritables rencontres humaines (enfin, physique!).

Et puis il n’y a pas longtemps, j’ai lancé mon projet de créer une Bai Jia Bei (couverture aux 100 voeux) pour le premier anniversaire de Misha, vous proposant d’y participer. Beaucoup de mes amies et de ma famille y participent mais aussi des personnes/amies qui me suivent! J’ai trouvé cet élan de participation vraiment super! Puis j’ai eu quelques mails de personnes qui me suivent mais qui n’ont jamais laissé de commentaires auparavant pour participer. J’ai trouvé ça top que ces personnes sortent de « l’ombre » d’autant plus pour participer à ce joli projet. Je lance un nouvel appel, si le projet de couverture aux 100 voeux vous plait, si vous nous suivez et que vous souhaitez y participer, n’hésitez pas, vous serez les bienvenues!

Enfin, bref, je m’éloigne un peu mais je voulais venir au fait que mon blog me suit et donc évolue avec moi. J’en avais vraiment mare de Tiny! Mon avis de changer le blog a fait son chemin depuis la fin de l’année. Dans ma tête mon projet prend doucement forme et je deviens décoratrice d’intérieure! Le problème c’est que je n’ai aucune formation de décoratrice (vous pouvez traduire que je ne suis ni designer, ni dans la com’, ni dans la déco’, ni dans l’informatique). J’ai quelques idées et envies. C’est donc mon père (il va finir par avoir une formation de décorateur 😀 ) qui essaye de retranscrire ce que je lui dessine, que je lui explique. On s’est échangé des mails (mon père travaille beaucoup la nuit, durant ses heures d’insomnies (on peut aussi dire qu’il souffre aussi de RGO )). Et voilà, hier j’ai pu vous présenter mon nouveau blog tout neuf tout beau.

le pire serait qu'il n'arrive jamais rien

Tiny a laissé place à « Le pire serait qu’il n’arrive jamais rien », petite phrase tout droit sortie d’une chansons de Thérèse. Thérèse est une chanteuse nantaise (enfin d’adoption nantaise) qui fait de superbes chansons comme j’aime et que je suis allée voir plusieurs fois toutes les fois où elle était en concert sur Nantes. Et pour votre culture (pas moins que ça!), je vous propose sa chanson et son clip:

FB

Et pour finir (et si vous êtes arrivés jusque ici), je voulais vous dire que mon blog est officiellement sur facebook! Vous pouvez me suivre sur facebook à partir de ma page ici. N’hésitez pas à vous y rendre! Plus on est de fous… moins y’a de riz (voilà, mon humour pourri va vous faire fuir, zut!).

En attendant, installez-vous bien et faites comme chez vous ici! Faites attention par contre, la peinture est encore fraiche!
Et puis peut être que vous me lisez depuis longtemps -ou pas- sans laisser de commentaires, c’est peut être l’occasion de se rencontrer: « nouveau blog+ nouveau décor+ c’est le printemps= j’me lance’

Et n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!
♥♥♥

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★ Ma fille, je ne te ferai point marcher {Motricité libre#1} ★

Ma fille, Misha, si tu étais née quelques années plus tôt, j’aurais été fière de t’asseoir très vite dans des coussins pour que tu puisses jouer, puis je t’aurais fait marcher en te donner mes mains comme appuis. Et si ça se trouve, je t’aurais peut être même acheté un trotteur pour que tu puisses te déplacer seule. Tout ça, je l’aurais fait en pensait bien faire!

Mais heureusement pour toi, il y a maintenant 5 ans, j’ai commencé ma formation d’EJE. Trois lettres qui pour les non professionnels de la petite enfance n’ont pas beaucoup de sens. EJE comme Educatrice de Jeunes Enfants. J’ai donc suivi cette formation qui me donnait tant envie depuis mes années collège. J’y ai découvert énormément de choses et j’ai pu faire des stages ( 5 je crois dont un de quasiment 9 mois!) dans différentes structures petite enfance. Des stages tous très différents les uns des autres, certains où je ne me suis pas sentie très bien et d’autres qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Lors d’un stage dans une chouette halte-garderie (celle où Raphaël a été et ou Aëlia va), j’ai pu observer une petite fille. Elle avait 10 mois et était allongée dans l’espace pour les plus petits. Elle s’est tournée sur le côté pour attraper un jouet puis est revenue sur le dos pour l’observer et le manipuler. En roulant et marchant à quatre pattes, elle a été chercher un jeu plus loin. Un peu plus tard, elle s’est assise pour regarder les plus grands dehors. Rien d’extraordinaire en soi, mais l’observation de cette petite fille m’a fait l’effet d’une danse. Elle était tellement à l’aise dans ces mouvements, capable de se déplacer et d’aller chercher ce qui l’intéressait seule… « Cette chose » m’a impressionnée, j’en ai parlé avec les professionnelles et « cette chose’ était ce qu’elles appelaient la motricité libre.
Elles m’ont expliquée que cette petite fille était en motricité libre à la crèche et aussi et surtout chez elle.

Oui, mais la motricité libre qu’est ce que c’est? Ca a été mis en évidence par E.Pikler (pédiatre hongroise) suite à des observations qu’elle a pu faire. L’enfant n’a pas besoin de l’intervention de l’adulte pour découvrir toutes les postures/étapes moteurs de son développement. C’est à dire qu’il est capable de découvrir seul les choses lorsqu’il est dans un environnement adapté. Elle a donc pris le parti de ne pas mettre les enfants dans des positions dans lesquelles ils n’arrivent pas à s’y mettre seule.

C’est donc lorsque j’ai fait cette découverte que ma façon d’accompagner les enfants a complètement changé. Et j’ai trouvé ça tellement bien et important dans le développement global des enfants que j’en ai fait le thème de mon mémoire d’EJE. Et aujourd’hui je suis maman et pour toi Misha, ma fille, je souhaite d’accompagner dans la vie dans la façon qui me semble le mieux pour toi.

J’ai déjà beaucoup de chance, ton Papa a aussi compris les bienfaits de t’accompagner en motricité libre et pour moi c’était très important d’être en accord et en cohérence dans cet accompagnement.

Depuis que tu es née, nous ne t’avons jamais assise, calée dans des coussins ou autre système tout simplement parce que tu ne sais pas encore t’asseoir toute seule. Ton corps, tes muscles et ton système nerveux n’ont pas encore la maturité nécessaire pour te maintenir assise. Avant de pouvoir y arriver, nous t’installons sur le dos sur ton tapis de jeu. Ainsi, tu découvres petit à petit tes mains, tes jambes, tes pieds puis les jeux qui t’entourent. Tu bouges ton corps tout en restant sur le dos, tes jambes vont se muscler petit à petit et ta musculature va se renforcer.
A force d’expérience et d’essais, tu as réussi à te retourner sur le dos. Et quel plaisir tu as pris d’y parvenir seule! Lorsque tu t’en es sentie capable, tu as pu te retourner. N’est-ce pas gratifiant d’y parvenir seule? Tu as acquis la confiance en toi nécessaire pour y arriver. Y’a un petit bémol normal dans ton développement. Nous sommes obligés d’intervenir pour te remettre de temps en temps sur le dos. Tu n’as pas encore découvert comme y retourner et tu fatigues parfois lorsque tu dois maintenir ta tête lorsque tu es sur le ventre. Mais nous sommes là, nous t’accompagnons par la parole et les gestes pour te montrer comment repasser sur le dos.

Si l’on t’avait calé dans des coussins, tout ton corps se raidirait pour essayer de maintenir cette position. Ton buste se contracterait et tu serais concentré pour ne pas tomber. Et si par malheur tu n’y arriverais pas, tu tomberais d’un coup en arrière ou sur tes pieds. Et alors? Alors, cela pourrait te faire peur et te donner un sentiment d’insécurité et d’inconfort. Et une fois tombée, tu aurais besoin de quelqu’un pour te relever et te recaler.
Peut être qu’au bout d’un moment tu arriverais à « tenir » assise mais tu y serais bien coincée aussi. Quand le jeu tombera de ta main, tu ne seras pas capable d’aller le chercher. Quand tu voudras changer de position, tu ne pourras pas le faire, tu seras obligée de pleurer et d’appeler quelqu’un pour t’y sortir, te mettant dans une position de dépendance à l’adulte.
Tu n’iras jamais dans un trotteur ou autre système dans ce genre. Déjà parce que si l’enfant ne marche pas, c’est qu’il n’en est pas capable, sa musculature n’y est pas prête. Mais aussi parce que ça te donnerait une image faussée de ton corps. Marcher avec un périmètre tout autour de toi ne va pas t’aider à construire l’image de ton corps. C’est comme si on mettait à un adulte une paire de chaussure bien plus grande que ces pieds. Cela changerait toute l’image qu’il a de son corps, il se prendrait régulièrement les pieds partout (cela m’arrive quand j’ai des chaussures qui ont une forme différente, j’ai tendance à me prendre les pieds partout avant d’arriver à me représenter mon corps différemment . Un petit enfant n’a pas encore acquis tout son schéma corporel et le trotteur le apporte des informations erronées pouvant ensuite le mettre en danger.

J’aime te laisser le temps de découvrir chaque posture à ton rythme. En effet, tu as 7 mois et tu ne tiens pas assise seule (en fait je n’en sais rien puisque je n’ai jamais essayé), tu es peut être « en retard » pour certains mais tu as confiance dans ce que tu fais. Je préféré te laisser faire quand tu en seras capable et que tu en auras envie, ça ne sera que bénéfique pour toi!

Petit à petit, tu vas trouver comment ramper, en commençant surement à reculer. Lorsque tes appuis seront plus stables, tu pourras te porter et t’essayer aux quatre pattes. Puis tu découvriras comment t’asseoir mais aussi comment sortir de cette position. Puis viendra le passage à la station verticale. Tu apprendras à te relever en t’aidant des meubles. Et quand toi, et seulement toi, te sentiras prête et que tu auras trouvé tous tes appuis nécessaires, tu pourras marcher.
Toutes ces étapes se feront petit à petit mais surtout à ton rythme à toi!! Lorsque tes expériences te donneront assez confiance en toi, tu les maîtriseras  Tu vas ainsi acquérir une confiance en toi et en tes compétences. Tu n’auras pas besoin de l’adulte pour marcher. Mais je serais toujours là pour toi, en te proposant des situations t’offrant un contexte adapté à tes compétences, avec un regard bienveillant et des paroles qui t’encourageront.

Le résultat sera le même au final, tu marcheras un jour, comme « tout le monde ». Mais je préfére te laisser prendre ton temps en te donnant ainsi la possibilité, dès ton plus jeune âge, d’être active dans ta vie, dans ce que tu entreprends. J’ai envie de te laisser cette chance, j’ai envie de te montrer que j’ai confiance en toi, de te montrer que tu es capable de faire les choses par toi-même, de te montrer que tu n’as pas nécessairement besoin de l’adulte, de te montrer que tu peux être autonome et moteur dans ta vie, de te pousser à trouver toi même les solutions lorsque tu te sens bloquée, de te montrer que tu as déjà beaucoup de compétences, te permettre de mieux connaitre ton corps et tes limites. Et tout cela aujourd’hui mais aussi et surtout dans toute ta vie, dans tout ce que tu entreprendras.

Misha, ma fille, tu n’as peut être que 7 mois mais tu es capable de beaucoup de choses, je crois en toi et en ce que tu entreprends. J’espère pouvoir te permettre de prendre confiance en toi parce que c’est quelque chose de vraiment important dans nos vies (et je sais de quoi je parle, j’en manque drôlement).

Misha en janvier qui apprenait à se retourner
motricité libre retournement enfant

Et vous qui me lisez (et qui avez eu le courage de lire tout jusqu’ici -merci-), j’avais envie de vous parler la motricité libre parce que je trouve que c’est quelque chose qui est tellement important et adapté dans l’accompagnement de nos petits bouts. Je regrette que ce ne soit pas plus connu. Vous l’aurez compris (ou pas), mais c’est vraiment quelque chose qui me tient à coeur et qui me parait le plus adapté pour les enfants, c’était d’ailleurs le thème de mon mémoire d’EJE.
Enfin, c’est mon avis personnel (enfin, partagé par d’autres professionnelles/parents) et basé principalement sur les travaux d’E. Pikler.

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille un livre très bien et surtout, très abordable pour tous les parents. Il n’est pas du tout théorique (il n’utilise même pas le terme de motricité libre, je trouve ça bien, ça fait moins « professionnel »/ »barbare » et  moins « peur » quand on ne connait pas) et est fait de photos et dessins. Il reprend tout le développement d’un petit enfant. C’est l’enfant qui explique ce qu’il ressent et où il en est dans son développement, comment il découvre la position assise… En structure petite enfance, on l’utilise parfois pour parler de motricité libre aux parents et on leur prête. Je le recommande vraiment (et encore merci Copine pour cette découverte). C’est « En marche pour la vie » de Michèle Forestier.
Si tu veux des informations complémentaires et bien expliquées, tu peux lire ce que « Maman psychomot' » a écrit pour les vendredis intellos ici. Et cet article très intéressant sur le blog de « Montessori en ce nid ».
 Il y a aussi cette vidéo qui donne quelques éléments
Si tu as des questions, un avis, des remarques complémentaires ou en désaccord, n’hésite pas à laisser un commentaire, ça permettra de continuer à en parler!
EDIT: quelques mois plus tard, j’ai écris un nouvel article sur la marche « quoi? elle ne marche pas encore à un an?!!! » 😉
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♥ Ca dégouline d’amour, c’est beau mais c’est insupportable*… ♥

2000: nous avons 16 ans et nous échangeons notre premier baiser après un voyage scolaire à Paris. Le hasard a fait que notre premier bisou a été fait le 14 février.
2001: Toujours ensemble, ça fait sourire nos amis. On se découvre un peu plus chaque jour. Nous passons aussi notre première semaine de vacances ensemble.
2002: nous fêtons nos 18 ans, notre histoire commence à être bien solide, plus de doutes du tout pour notre entourage! Nous partons en vacances à l’arrache pour la première fois! Destination… la Bernerie!! Non, on ne se moque pas, mais nous avons peu de finances! Une super semaine… où je me rends aussi vraiment compte que Juju a un sale caractère le matin (tandis que moi je suis « à fond » dès le matin!). Je garde un très joli souvenir de cette semaine!
2003: Je rentre à la fac, Juju est toujours au lycée. Nous devons trouver un nouveau rythme et ce n’est pas évident au début. Nous nous retrouvons encore de manière très « scolaire » (les samedis après-midi et parfois un peu plus!).
2004: Une fin d’année un peu difficile pour nous, mais on s’accroche. L’amour ça doit être ça aussi, des périodes plus difficiles!
2005: Juju part à Saint-Nazaire pour ces études. L’éloignement n’est pas toujours facile. Nous nous retrouvons que les week-end mais les séparations du dimanche ont tendance à nous mettre le cafard! Je crois que c’est cette année là que Juju vient pour la première fois à Argelès! Il découvre les vacances à la mer après avoir passé sa jeunesse à la montagne! Il adore les palmiers, la plage mais pas la chaleur! Cela dit, je crois qu’il est conquis par Argelès puisque ensuite, nous y allons tous les étés!
2006: Nous décidons de nous fiancer. De nous fiancer oui, mais pas dans le but de se marier. Nous avons vaguement envie « d’officialiser » notre relation! Bon, ça fait 6 ans que l’on est ensemble et je crois que c’était déjà clair pour tout le monde, mais les fiançailles sont aussi l’occasion de s’échanger des bagues 🙂
2007: Après Saint-Nazaire, Juju poursuis ses études à Rennes en alternance! Nous sommes donc plus souvent ensemble! Et puis Juju a sa première voiture (la Ka!), ce qui nous apporte un peu de liberté!! Moi je continue de végéter en psycho, ça me plait mais je ne veux pas être psychologue! En paralèlle de mon Master 1 de psycho, je passe mon CAP Petite Enfance. bien sûr, je cherche toujours à entrer en école d’Educateurs de Jeunes Enfants!! C’est aussi cette année là que nous partons faire notre premier week-end en amoureux! Pas très romantique, mais nous partons à Tours, l’occasion pour moi de présenter la ville où je suis née à Juju!
2008: Dernière année pour Juju à Rennes! Et je rentre avec plaisir et honneur à mon école d’Educateurs de Jeunes Enfants!! Une année intense et pleine de découverte pour ma part!
2009: Juju a fini ses études et trouver du travail et compliqué! Une année rythmée par le chomage et quelques missions pour lui. En décembre, il finit par décrocher un CDI à Tours! Je trouve ça assez marrant qu’il parte travailler dans ma ville natale!
2010: En juin, je viens faire mon stage à Tours et on s’installe ensemble vraiment! Verdict: on est très bien ensemble, depuis le temps que l’on attendait ce moment! On commence à parler de pacs…
2011: Une année un peu dur pour moi puisque c’est ma dernière année de ma formation d’EJE. Je ne valide que 3 domaines de compétences sur  4… Juju est là pour me soutenir et m’encourager à repréparer mon mémoire. En octobre, j’arrête de prendre la pilule et fin octobre je tombe enceinte!!
2012: Une très belle année… On va devenir parents et on s’y prépare activement! Haptonomie, préparation à l’accouchement mais aussi prise en compte de Misha in-utéro… En juillet, notre petite Puce nait. Je suis séparée d’elle pendant 4 jours mais Juju assure auprès d’elle. Je suis très fière de lui!! Une nouvelle vie à trois commence. En octobre  nous nous pacsons!
2013: Toujours ensemble, toujours amoureux! Et en ce jour de 14 février, date de notre « premier bisou », nous entrons dans cette treizième année en formant une famille, nous sommes aujourd’hui 3…

♥♥♥Happy Saint Valentin

L’année dernière, en 2012, je vous parlais d’amour pour la saint Valentin ici. En 2011, je parlais de la Saint Valentin ici. En 2010, c’était ici que je parlais de la Saint Valentin comme fête commerciale mais je refais un rapide retour en arrière sur nos débuts amoureux! Et en 2009, je la souhaitais .

Titre issu des paroles de la chanson « mon coeur mon amour » d’Anaïs
Et joyeuse Saint-Valentin à vous tous (amoureux ou non, en couple ou non…)

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★… Dis moi qui tu es… ★

Quand j’étais en primaire puis au collège, je recevais régulièrement des enveloppes avec des noms dessus et un texte à l’intérieur  C’était des « chaines » qu’il fallait réécrire puis donner à 5 ou 6 amies. Si par malheur, tu ne faisais pas suivre cette chaine, tu cassais une chaine de l’amitié qui durait depuis des années et pleins de choses terribles allaient t’arriver! Franchement, je n’en ai jamais fait suivre. Et puis l’ère d’internet est arrivée, ces chaines de l’amitié sous format papier qui avaient demandé du temps à réécrire à la main et des timbres pour les poster devenaient numériques. Il suffisait de transférer le mail à tous tes contacts « dans les 24h, sinon, un malheur t’arrivera »… Là non plus, je n’y ai pas prêté beaucoup d’attention!
Et voilà, il aura fallu attendre mes 28 ans (enfin pour quelques jours encore) pour que je fasse suivre une chaine (enfin, renommée « Tag », ça fait mieux). C’est PetitsDiables qui m’a taguée il y a plus d’un mois, j’ai enfin pris le temps d’y répondre (en fait, je l’avais rempli rapidement mais pas encore posté)!

Photos hors sujet mais elle va mettre un peu de couleur en cette journée pluvieuse 😉
c'est le printemps

Je vous raconte donc 11 petites choses sur moi (que vous savez peut être ou pas), plus ou moins récentes, plus ou moins drôles et j’ai répondu aux onzes question de PetitsDiables.

1/ J’adore la photographie… mais j’ai honte d’utiliser mon appareil photo en automatique! J’aimerai tellement apprendre à utiliser différemment, mieux mais aussi à « post-traiter » mes photos pour qu’elles deviennent belles!

2/ Je rêve de soleil mais surtout de mer. J’aimerai tellement aller vivre à Argelès, pouvoir aller me balader sur la plage à n’importe quel moment et avoir Misha qui apprend à parler avec l’accent du sud (comme les petits quand j’étais en stage là-bas). Juste l’air de la mer, le bruit des vagues…

3/ Petite, je croyais que lorsque l’on allumait la télé, c’était toujours ce qu’on voulait qui apparaissait! Oui, vous pouvez rire! En gros, si je voulais « tel dessin animé », je pensais qu’en allumant la télé j’allais le voir! Bon, il faut dire que chez nous, nous ne regardions quasiment pas la télé quand j’étais petite. Et je pense que cette idée débile, vient du fait que je regardais principalement la télé chez mes grands-parents et surement à la même heure (et donc les mêmes dessin animés)!! Allez, comme on est dans les confessions, je vais vous faire rire un peu plus! J’étais persuadée que quand je faisais coucou à Dorothée (toujours chez mes grands-parents), elle me répondait! Je pense que je devais rester des heures à faire coucou et qu’à la fin de l’émission elle devait dire au revoir! Oui, j’étais naïve!!

4/ J’adore observer. Je ne sais pas si c’est mon master de psycho qui m’a apportée ça, mais j’aime regarder tous les détails! Observer les gens, leur façon de bouger, de regarder les autres, d’intervenir… Parfois, ça dérange les gens quand j’arrive à décrypter ce qu’ils pensent ou pourquoi ils font tel geste! J’aime observer en crèche les interactions entre les enfants, leur comportement, leur manière d’aller à la rencontre de l’autre. Je trouve que l’observation apporte beaucoup d’éléments pour comprendre les choses! Et parfois, mes observations sont inutiles et dépitent Juju (j’aime bien ces observations là) du genre « tu as vu, quand le réveil indique 52 minutes, ça ressemble à un verre de vin » ou  » quand l’aiguille des secondes de la salle de bain arriver vers le haut de la pendule son son est plus fort » (oui, j’en suis rendue à observer aussi ça). Ca ne sert à rien, mais je m’en suis rendue compte et ensuite je le vois tout le temps (vous pensez à moi en regardant un réveil analogique qui indique 52 minutes! (j’y vois aussi un coeur mais là, c’est un peu tiré par les cheveux, je l’avoue).

5/ Je suis quelqu’un de timide. Ce n’est peut être pas flagrant pour les gens qui me connaissent mais c’est une réalité. J’essaye de changer et d’y remédier… doucement mais surement. Cela vient tout simplement du fait que j’ai un énorme manque de confiance en moi! Je crois que cela remonte déjà à mon enfance…

6/ Je suis une fan de portage (physiologique). Je ne peux plus me passer de mon sling Ling Ling d’amour, j’aime mon écharpe JPMBB et je rêve de l’Ergobaby original nuit cosmique et d’un joli mei tai de Ptitsy Moloko. Pour moi, le portage a commencé lorsque j’étais bébé. Mes parents nous portaient dans un porte-bébé de la marque « snugli » importé des Etats-Unis, (je l’ai retrouvé en photo, c’était celui-ci et ici aussi). C’était un porte-bébé qui ressemblait un peu à nos porte-bébé physiologique. Quand mes neveux sont nés, on l’a ressorti et un peu utilisé. Mais le portage physio est surtout venu chez nous il y a 8 ans par ma soeur qui habitait près de la Suisse. Par ses amies (Suisse, il me semble), elle avait découvert plein de choses! Elle a donc porté mon neveu (Noah), en « écharpe storch » et a initié mon autre soeur, avec l’écharpe Lana que j’utilise actuellement. Je pense faire bientôt un message sur le portage (avec de vieilles photos)…

7/ J’aimerai avoir plus de temps pour coudre mes 1000 et un projets! Mais la couture ça prend du temps, beaucoup de temps! Alors je profite des siestes de Misha et des moments où elle est calme à jouer. J’aimerai lui faire d’autres petits jeux, un sac pour transporter ses couches lavables, une petite cape, un capuchon, des jambières…

8/ Tout le monde me dit « oh, mais tu dois y passer du temps à écrire sur ton blog »… Et bien oui, j’y passe du temps (et je manque cruellement en ce moment), mais j’adore ça! C’est ce que j’aime, « ma passion » alors si les gens ne sont pas contents, qu’ils passent leur chemin! Bon, je m’énerve un poil parce que je me prends parfois des remarques sur le fait d’étaler ma vie, du temps que je dois y passer et ce qui m’énerve, c’est que ces mêmes personnes viennent et reviennent ici!! Ca c’est dit 🙂

9/ Je ne bois que de l’eau… Ce qui devrait être banal ne l’est pas vraiment. Je ne bois pas d’alcool puisque je n’aime rien (bien que je commence doucement à aimer les vins blancs très très doux) et parfois je me demande si je ne fais pas une réaction à l’alcool (plaque rouge à la moindre goutte). En fait, si, avant d’être enceinte et d’allaiter, je buvais aussi du cidre… doux! Mais à part ça, je n’aime rien ou quasiment rien. Lorsque je vais chez des gens, au moment de l’apéro, je demande toujours de l’eau. Et le fait que je prenne de l’eau dérange les gens! Ils ont parfois du mal à accepter que je trinque à l’eau, et me propose « un verre de jus d’orange au moins ». Et bien non, le jus d’orange je n’aime pas non plus! L’eau me convient à merveille, je prendre même plaisir à en boire quand elle est bonne. Parce que du coup, le fait de ne boire que ça, fait que j’y suis plus sensible.
Lorsque j’étais petite (et très timide), mes grands-parents nous avaient amené à Vendôme pour faire des courses. Je ne sais pas du tout quel âge j’avais (je dirais fin maternelle/début primaire). A la fin de la course, ils récupéraient nos dossards et nous donnaient un verre de jus d’orange et un gateau. Et bien, je n’avais pas osé y aller à cause du verre de jus d’orange (que j’aurais dû simplement refuser) et du coup je m’étais perdue. J’avais fini sur l’estrade (non pas grâce à mes performances sportives) mais parce que « La petite Rosa est attendue par ses grands-parents sur l’estrade »… la honte! Ils ne pouvaient pas simplement proposer de l’eau!?! 🙂

10/ Quand j’étais petite, en CM2, je rêvais d’avoir des béquilles. Il faut dire que durant mon année de CM2, il y a eu une dizaine d’élèves qui ont eu des béquilles! Je n’étais pas prête à me casser une jambe pour autant mais ça ne m’aurait pas déplu!! Je crois que mes parents ont eu peur que je saute de trop haut et finisse vraiment par m’en casser une. A Noël, sous le sapin m’attendait un drôle de paquet, tout en longueur. Ca ressemblait un peu à un balais de sorcière. Je l’ai ouvert et j’ai eu mon plus beau cadeau de Noël: une paire de béquille!! Pendant un mois (le temps de la location), je ne les ai pas quitté. Quand mes copines venaient chez moi, elles étaient aussi ravies que moi! C’était un super cadeau et ça a été un peu dur de les rendre. Mais au moins, je ne me suis rien cassée 😉

11/ Quand j’étais en 6ème, je suis arrivée première au cross. J’étais tellement surprise et fière de moi! Je n’avais pas du tout conscience que j’avais « des capacités »! Les années suivantes j’avais, du coup, envie d’arriver dans les trois premières! Au final, en 5ème, je suis arrivée 3ème, en 4ème je suis arrivée 3ème et pour finir, en 3ème, j’ai fini première! Pour une fois, j’étais capable de faire quelque chose de bien au collège (bon, y’a bien dans en math où je m’éclatais aussi!).

Voici 11 choses sur moi, dites en vrac et maintenant, je réponds aux 11 questions posées par PetitDiable:

1- L’aliment ou le plat dont tu ne peux te passer
Les pâtes, pas de doutes! J’en suis complètement dépendante. A une époque, j’en mangeais quasiment une fois par jour. Je me suis un peu calmée mais je prends vraiment du plaisir à manger des pâtes, super al dente! Plus elles sont dures, plus je les aime! De simple pâte, avec un peu de beurre et du gruyère…
Et puis, il y a aussi une autre chose dont j’ai du mal à me passer ce sont les bonbons Haribo! Un paquet ouvert et en quelques minutes il disparaît ( les crocos, les floppy, tagada, carensac et dragibus…humm).

2- Un objet qui n’a pas quitté ton sac depuis plus de 5 ans.
Dans mon sac, j’ai toujours un paquet de mouchoirs, des chewing gums, mon portefeuille et mon téléphone… A part ça, je ne vois pas spécialement!

3- Tu préfères la plage ou la montagne?
La plage, la mer, le sable, le soleil, l’odeur de la mer et tout simplement la Méditerranée… Aucun doute, j’aimerai tellement y vivre.

4- Ton achat le plus fou?
Mon premier appareil photo: un réflex argentique en 2001, un bel investissement et depuis, j’ai eu 4/5 appareils photos (numériques). D’ailleurs, je revends mon Nikon D60 s’il y en a qui sont intéressés…

5- Une phobie?
Les doigts coinçaient dans les portes! J’en suis vraiment phobique. Parce que je me suis fait moi-même coincer deux fois les doigts et parce que je sais que c’est trèèès douloureux. Alors quand je travaillais en centre de loisirs, crèches… ça me stresse tout le temps de voir les enfants avec leurs doigts dans les portes. Je crois qu’une phrase que je dis souvent est « on ne joue pas avec les portes » (phrase dite à mes neveux) mais aussi « pas les doigts dans les portes »!
[ Depuis que j’ai écris ce message, j’ai « pincé » les doigts de Misha dans une porte ce qui l’a fait hurler… oups! Bon, au final, ça a été! ]

6- Tu collectionnes?
Pas spécialement. Je dirais que j’ai des tonnes de photos, beaucoup de tissus pour mes coutures mais pas spécialement de collections!

7- Les meilleurs vacances de ta vie?
Je dirais très largement toutes mes vacances à Argelès! Avec mes grands parents quand j’étais petite, avec ma petite soeur quand nous étions au collège/lycée, avec Juju maintenant… J’ai tous mes meilleurs souvenirs là-bas. Et en même temps, mon voyage en Inde a été une super expérience, de magnifiques découvertes… J’ai vraiment adoré!

8- Je peux exaucer trois de tes voeux. Qu’est ce que tu choisis?
Si je reprends la réponse que je faisais quand j’étais petite à cette question, je dirais « avoir autant de voeux que je le souhaite », comme ça, hop, ça ne me limite pas à trois! Plus franchement, j’ai envie de répondre des choses qui vont faire un peu bateau, mais je souhaiterais que tout le monde puisse être heureux, que Misha grandisse en étant heureuse…Bon, je ne vais pas trouver trois voeux mais dans l’idée, ça serait des choses comme ça!

9- ton prochain achat inutile?
Rien est inutlie 🙂 Tout achat prend sens… pour moi au moins. Bon, tout n’est pas toujours compris par tout le monde pour autant. Alors achat qui peut paraître inutile pour les autres, mais j’aimerai beaucoup un manteau de portage comme la veste Zoli. Parce que franchement, ça caille en ce moment et comme je ne peux pas fermer mon manteau, j’ai d’autant plus froid! Et je ne suis pas prête d’arrêter de « porter » Misha… non pas que je me cherche des excuses!
[Depuis que j’ai écris ce message, j’ai commandé ma Zoli 😉 ]

10- L’erreur de ta vie
Oh la la, ça ne rigole pas… l’erreur de ma vie?… Bah, je ne sais pas trop en fait.

11- Le diplôme qui te fait envie?
J’ai mis du temps à l’obtenir mais je l’ai: mon diplome d’Educatrice de Jeunes Enfants (EJE)! Maintenant, ça serait des formations qui pourraient m’intéresser comme formatrice de portage, formation pour utiliser correctement mon appareil photo, formation sur la pédagogie Montessori… Des choses en rapport avec tout ce que j’aime.

A mon tour de poser 11 questions:

1/ Depuis quand se connait-on? ou depuis quand me suis-tu sur mon blog?
2/ Qu’est ce qui te motive et te donne envie de bouger et faire des choses?
3/ Des envies de voyage? Ou aimerais-tu aller?
4/ Le plus beau cadeau que tu aies reçu, c’était quoi?
5/ La dernière fois que tu as ri, c’était pour quoi?
6/ Plutôt salé ou sucré?
7/ Quand tu étais petit(e), tu t’imaginais comment plus grande?
8/ Tu aimes faire quoi le dimanche?
9/ Dans ta playlist du moment, il y a quoi?
10/ Et ton dernier achat aux soldes, c’était quoi?
11/ Tes prochaines vacances, tu les voudrais comment?

Mais comme je ne suis pas fun (pour celles qui me connaissent, vous devez déjà le savoir), je ne vais pas taguer à mon tour 11 personnes, mais je propose à Salomé (de « l’onglerie de Movgui ») et Elise (d’Elise et les zouzous) de se prêter au jeu sur vos blogs. Et pourquoi pas, à vous qui me lisez régulièrement -ou non- , même si vous n’êtes pas blogueuse (je pense par exemple, à toi Noëllie, Charlinette, Karya, La bouille,… si ça vous dit)  et pourquoi pas les copines comme Elodie, Mélina, Aurélie, Charlotte, Copine… J’en oublie surement (et désolée) mais si ça vous dit, vous pouvez me dire 11 choses sur vous et répondre à mes 11 questions dans un commentaire, histoire que moi aussi je vous connaisse un peu mieux ;-).

★ Maman vs Professionnelle dans la Petite Enfance ★

Avant, j’étais professionnelle dans le domaine de la petite enfance, je travaillais en crèche, halte-garderie, multi-accueil… Je passais ma journée avec les enfants qui venaient en crèche et le soir je rentrais chez moi. Et depuis maintenant deux mois [j’ai écris ce message il y a quatre mois], je suis devenue maman, je passe la journée avec ma fille, « mon enfant » (et plus ceux des autres).

Je suis donc passée d’un statut de professionnelle à un statut de maman. Je souhaite aujourd’hui revenir sur les changements que cela a engendré en moi et chez moi.

Avant je travaillais en crèche et:
★ j’appelais les enfants par leur prénom et non pas par des petits surnoms/diminutifs du genre « lulu », « nono »…
★ et encore moins par des « mon petit chéri », « mes z’amours »,  » ma puce », « mon préféré » (si si, ça je l’ai entendu en crèche)

Je considérais que les petits « noms d’amour » et autres surnoms appartenaient aux parents et à la sphère familiale. L’enfant a un prénom, qui a été donné par ses parents, et nous nous devons (de mon point de vue en tout cas) de l’appeler par ce prénom. C’est le respecter, lui, son identité et lui apprendre à se construire en tant que « Lucien » et non « lulu ». Mais ce qui me gêne encore plus sont les « mon/ma » qui marquent une appartenance mal placée et inadaptée à notre role de professionnel. L’enfant a un prénom qui l’identifie, à nous, professionnels de l’appeler ainsi et « puis c’est tout »! Ce discours n’engage que moi, je le reprécise quand même.

★ Je connaissais assez bien le développement de l’enfant. Je l’ai « étudié » durant mon master de psychologie (même si je n’ai pas retenu grand chose de précis, j’y ai appris beaucoup de choses), avec mon CAP petite enfance (bon, là, la théorie était simple et limitée), avec mon diplome d’EJE (Educateurs de Jeunes Enfants) et avec mon expérience au quotidien.

★ Je faisais bien attention de parler de moi à la première personne « JE vais te changer la couche », « JE…. » . Juste dit comme ça, ça fait un peu « moi je » mais ce n’est pas le message que je veux passer. Je fais référence au fait de s’engager directement dans ce que l’on dit, prendre part en tant que personne et non pas parler de soi à la troisième personne, comme si nous étions quelqu’un d’autre.
J’avoue qu’il m’arrivait parfois de « merdouiller » et de faire un « on va se coucher »… Mais j’y reste attentive et vigilante quitte à redire ma phrase à l’enfant « je vais te coucher et tu vas te reposer ».

★ Je savais porter les enfants, être douce et attentionnée.

★Je ne laissais jamais un enfant seul sur la table de change.

Mais tout cela, c’était avant, lorsque je travaillais et que j’étais « professionnelle de la petite enfance ».

Et maintenant je suis maman et:

★ J’appelle très souvent ma fille par des petits noms d’amour comme « Petit paquet » (oui, c’est un petit nom d’amour pour moi, Misha étant mon « Petit Paquet d’amour ») et en y apposant parfois même une petite touche appartenance « Ma Chérie »…
Mais j’en ai très vite pris conscience, m’inquiétant parfois même de l’appeler plus ainsi que par son prénom. J’essaie maintenant d’y être plus attentive, m’autorisant quand même des petits surnoms parce qu’en tant que maman j’aime bien ça! En fait, je ne suis pas totalement « contre » le positionnement et le discours que je tenais en tant que professionnelle puisque je considérais que cela appartenait aux parents d’appeler ainsi leurs enfants. Misha est MA (appartenance) fille, je ne suis pas une professionnelle avec elle mais une maman. Mais je souhaite quand même faire attention et l’appeler par son joli prénom que nous lui avons choisi.

★ Je suis devenue complètement amnésique sur le développement de l’enfant! Déjà pendant ma grossesse, cela m’avait fait pareil (et j’ai pourtant vu tout le développement de l’embryon/foetus en psycho avec même toutes les étapes du développement du cerveau). Je ne sais donc plus vers quel âge arrive les dents/se développe la vue/babille/… Je ne sais plus rien et je suis complétement perdue avec des « c’est nomal ça? » ou « elle ne devrait pas…/elle fait déjà ça..? »! Et ça a commencé dès sa naissance: « est-ce que c’est normal qu’elle dorme autant? Les bébés dorment autant? », « elle ne pleure pas beaucoup, c’est normal? »…
Alors je demande autour de moi l’avis et l’expérience de chacun…

★ Je parle de moi à Misha en utilisant la troisième personne. Le fait de devenir maman m’a rendue complètement neuneu non? « Maman va te laver », « Maman te lit une histoire? »… Est-ce pour prendre conscience que je suis maman? Non, je ne crois pas! 🙂 Mais j’essaie de faire attention, parlant de moi en tant que « je », m’incluant directement dans ce que je dis! Quand on parle entre adulte, on ne dit pas « Rosa va … » pour parler de soi, alors faisons pareil avec les enfants! Du coup, ce point là, j’essaie vraiment d’y faire attention.

★ Alors non, je ne suis pas devenue une brute ou maltraitante! Vous l’avez pensé plus haut en le lisant non? Mais je me rends compte que je suis parfois un peu maladroite et pas très « douce » dans mes gestes! Mais j’y suis attentive et essaye d’être plus douce!
De plus, nous continuons à prendre des « cours d’hapto ». Je trouve cela toujours aussi intéressant et utile. Elle nous conseille sur la manière de porter les bébés, comment les retourner, les prendre… Je trouve que c’est vraiment utile en tant que maman mais aussi en tant que professionnelle! Je partage ainsi tous mes nouveaux « tuyaux » avec mes collègues EJE/Copine!

★ Et oui, je l’avoue, il m’arrive de laisser seule Misha sur sa table à langer…. Je sens que je vais me faire lincher, voire même que quelqu’un va appeler la PMI pour faire une « information préoccupante »! Mais actuellement, Misha ne se retourne pas encore et ne bouge pas assez pour « tomber de la table en 30 secondes ». Parce que oui, quand je l’habille et que je lui ai choisi un vêtement qui ne lui va pas, je la laisse sur sa table à langer de sa chambre et je vais dans son armoire chercher autre chose (la table à langer et son armoire étant dans sa chambre). Ca, en tant que professionnelle, je ne le faisais et ferais jamais! (bah oui, on n’a pas d’armoire dans les salles de change)! Non, sans rire, je ne laisse jamais un enfant seul sur sa table à langer, laissant même toujours une main sur lui quand je dois me retourner. Enfin, ce point là, c’était avant, avant qu’elle commence à bouger des jambes (bien qu’elle ne se retourne toujours pas). Maintenant, je la prends dans mes bras et nous allons ensemble choisir ses jolis vêtements!
[Petite précision, j’avais écris cet article en septembre, quand Misha avait 2 mois!]

Mais bon, être maman, ce n’est pas un métier, ce n’est pas « être professionnel », je n’exerce pas un métier! Là, j’écoute mon coeur, j’écoute ma fille et je fais au feeling. Du moment que je ne la mets pas en danger (oui, à ce moment précis, vous repensez au coup de la table à langer), que je la respecte et l’accompagne dans sa vie, ça le fait non?

J’ai cherché une photo qui pouvait illuster ce message, en vain. J’ai donc choisi une photo faite aux vacances de noël lorsque les deux zouzous ont dormi chez nous. Avec trois zous sur la même photo, ça donne un petit air de « crèche » non?
(et avec la poupée d’Aïko, on pourrait presque croire qu’il y a un autre bébé)
la crèche à la maison

♥♥♥

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