La motricité libre, ce n’est pas qu’une question de motricité!

En ce moment, ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux (sur instagram et facebook) savent que je parle de motricité libre. Deux mots associés qui souvent ne parlent pas aux personnes, voire même font peur avec cette notion de libre et des représentations qu’elle peut apporter (danger, enfant roi…).

Et oui, la motricité libre et moi avons une grande relation (le truc qui veut rien dire)! C’est presque devenue une passion lorsque je l’ai découvert à la simple vue d’une petite fille. Je ne vais pas tout reprendre, mais j’en avais beaucoup parlé ici et ici.

En quelques mots, la motricité libre c’est quoi? Ca consiste simplement et naturellement à laisser faire l’enfant. C’est-à-dire qu’on ne positionne pas l’enfant dans une position dans laquelle il ne sait pas se mettre seul et de lui-même. On ne va donc pas mettre un enfant sur le ventre tant qu’il ne sait pas le faire, on ne va pas l’asseoir tant qu’il ne saura pas s’y mettre seul, ni le mettre debout ni le faire marcher en lui tenant les mains.

Première fois que Manolo se mettait debout (photos prises sur le vif avec mon portable!). Sur son visage, on peut lire de la concentration (il avait les petits sons qui allaient avec!), et à la fin, je ne l’ai pas mais il avait un sourire énorme! Et si on analyse la phot, on voit derrière sa Mamy qui petit à petit, surprise aussi, approche ses mains… mais le laisse faire 😉
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La motricité libre au quotidien ça donne quoi?

Misha et Manolo sont accompagnés au quotidien en motricité libre. Et en ce moment sur instagram, je poste souvent de petites vidéos de Manolo qui se déplace. Et certaines personnes se posent des questions et me posent des questions sur la motricité libre. De même que lorsque l’on sort, les personnes nous font souvent des remarques sur le fait que Manolo est très à l’aise dans son corps. Une maman m’a même dit « vous le posez toujours allongé j’ai l’impression?! »… l’occasion de répondre à sa question en parlant de motricité libre.

Mais la motricité libre qu’est ce que c’est?
Un terme un peu compliqué pour au final définir une façon simple, naturelle et respectueuse pour accompagner son bébé/enfant au quotidien. C’est tout simplement le fait de laisser son enfant découvrir son corps par lui-même.
Naturellement l’enfant est capable d’apprendre à marcher seul, à se retourner seul, s’asseoir seul… Je trouve que c’est bien de le rappeler parce que j’ai l’impression qu’on l’oublie un peu trop parfois! En fait, si on laisse à l’enfant la possibilité de découvrir son corps à son rythme, il va pouvoir développer toutes ses capacités et compétences et ainsi découvrir tout ce que son corps lui permet de faire (se retourner, s’asseoir, se déplacer, marcher et pleins d’autres choses encore).

motricité libre

Et alors, qu’est ce qu’on doit faire et qu’est ce qu’on ne doit pas faire?
Pour résumer, on pose le bébé allongé sur le dos sur un tapis. Et c’est lui qui va apprendre, découvrir et se mettre dans les différentes positions, tout au long de son développement. Il se mettra sur le dos, assis, à ramper, à quatre pattes, debout puis marchera quand il sera prêt et qu’il le fera lui. Donc ce que l’on ne fait pas: mettre l’enfant dans une position dont il ne sait pas se mettre seul.

Pour accompagner l’enfant en motricité libre on a besoin de quoi?
De pas grand chose en fait: simplement un tapis pour poser l’enfant allongé! Puisque pour le laisser découvrir les choses par lui-même, il suffit de le poser dans la position qu’il connait et maitrise: allongé sur le dos.
Pas besoin de coussins ou cales spécifiques pour tenir l’enfant assis, ni de transat qui vont l’empêcher de découvrir les choses par lui-même.

Et au quotidien, comment ça se passe pour les temps d’éveils?
Dès tout bébé, quand l’enfant est dans une phase d’éveil calme, on l’installe simplement sur le tapis, allongé sur le dos. Au début, le bébé va découvrir son corps (ses mains, les faire bouger, se les attraper, ses pieds, ses jambes) puis découvrir ce qu’il l’entoure.
Parfois on a l’impression qu’il ne se passe rien, que l’enfant s’embête ou ne fait rien mais il se passe déjà plein de choses dans sa tête et dans son corps qui vont lui être utile dans ses apprentissages et découvertes. Il se muscle et découvre tout ce que son corps lui permet de faire. Plus tard, après avoir basculé son corps sur le côté il va réussir à se retourner sur le ventre. Parfois, dans un premier temps, une fois qu’il est sur le ventre, il n’arrive pas à repasser sur le dos, s’énerve et fatigue. Dans ce cas, l’adulte peut l’aider et l’accompagner pour re-rouler sur le dos, position qu’il maitrise bien.
Puis d’étapes en étapes et quand son corps sera prêt, qu’il en aura envie et qu’il en sera capable, l’enfant va pouvoir ramper, s’asseoir, marcher à quatre pattes, se mettre debout puis marcher. Tous les enfants en motricité libre ne passent pas par toutes ses étapes mais on peut très souvent les observer. Chaque étape lui permettant de découvrir de nouvelles capacités de son corps et sera utile plus tard.

Donc pas besoin d’asseoir son enfant, il y arrivera de lui même au fur et à mesure de ses expériences et quand son corps sera assez musclé pour se soutenir. Pas besoin de lui apprendre non plus à se tenir debout. S’il ne le fait pas c’est que son corps n’est pas encore prêt et qu’il n’a pas encore la musculature nécessaire pour soutenir son poids sans forcer. Et peut être tout simplement aussi parce que l’enfant n’en a pas envie, qu’il n’en ressent pas encore le besoin ou qu’il ne se sent pas prêt.
Mais il faut lui faire confiance, tous les enfants sont capables d’apprendre à s’asseoir/marcher d’eux-même!!! 🙂

Parfois, on pense qu’ils ne font rien comme ici mais il se passe déjà plein de chose! Il se muscle les jambes et le dos, il découvre ses pieds et donc son corps…
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Quels jeux l’enfant à besoin alors?
Des jeux simples! Je n’ai pas spécialement de jeux spécifiques à conseiller. Juste des petits jeux installés près de lui qui vont lui donner envie de se déplacer pour les attraper et de les manipuler pour les découvrir. Des jeux légers lorsque l’enfant est tout petit (il ne manquerait plus qu’il s’assomme!).
Après, si vous êtes intéressés, vous pouvez regarder du côté de la pédagogie Montessori qui propose des choses intéressantes.

Par contre, de mon point de vue (et parfois point de vue partager par le corps médical et autres professionnelles de la petite enfance), je trouve que certains jeux sont moins adaptés voire pas du tout adaptés! Par exemple, je n’aime pas les jeux musicaux électroniques et lumineux. Je trouve que les enfants sont dans une société où il y a déjà assez de stimulation partout autour d’eux, toute la journée, pour ne pas avoir à en rajouter.
Et je suis contre le trotteur qui certes n’a jamais tué personne (à vérifier d’ailleurs, avec les chutes dans les escaliers) mais qui va à l’encontre de la motricité libre. Si l’enfant ne sait pas encore marcher, c’est que son corps n’a pas la capacité de le faire, ses jambes ne sont pas assez musclés pour le soutenir, son dos non plus… L’enfant prendra tellement plus de plaisir à réussir à marcher par lui-même. En plus je trouve que le trotteur n’apporte aucune autonomie à l’enfant (il dépend de l’adulte pour y monter et pour en sortir). Et il apporte une image faussée à l’enfant. Il va construire son image personnelle déformée par ce carré (trotteur) qui l’entoure. Et il aura moins la notion du danger puisqu’il y a toujours le trotteur pour l’arrêter avant d’aller taper quelque chose. Bref, pour moi ce n’est pas du tout utile mais ça va surtout à l’encontre de la motricité libre (et du respect du rythme de l’enfant).

Et pour les repas?
Tant que l’enfant ne sait pas se mettre assis de lui-même, on peut lui proposer de manger assis sur nos genoux. Après, je sais que tout le monde n’est pas très à l’aise comme ça. On peut aussi proposer à manger à l’enfant dans une chaise haute dans laquelle on peut le mettre en position semi-allongée et non complètement assis. Pour Misha, on nous avait prêté une chaise qui pouvait un peu s’allonger en attendant de pouvoir utiliser notre stokke. Pour Manolo, nous avons le set newborn de Stokke et du coup, il mange dedans.
Lorsque l’enfant sait se mettre assis, on peut donc l’installer assis dans sa chaise. Personnellement, j’apprécie les chaises en bois stokke qui sont vraiment de qualité et qui peuvent se régler au niveau de l’assise (plus ou moins profonde) mais aussi du repose-pieds. Et très vite, l’enfant peut monter et descendre seul de sa chaise (et là on est vraiment dans la motricité libre puisqu’il ne dépend pas de l’adulte pour s’y installer).

Je reviens sur le fait d’asseoir l’enfant sur ses genoux. On me demande souvent « si on peut » en motricité libre. Comme tout le reste de cet article, je partage mon avis. Je pense que l’on peut asseoir un enfant sur nos genoux. Il prend appui sur nous, sur notre tonus et peut se reposer sur nous lorsqu’il en a besoin. Je trouve ça très différent que de laisser son enfant assis et calé dans des coussins. Là, nous sommes présents pour lui, nous sentons s’il a besoin d’aide pour se tenir, d’appui… Donc, personnellement, je le fais.

Et pour le sommeil?
Nous avons fait le choix de proposer des lits à nos enfants où ils peuvent s’y installer et en sortir seul. Misha et Manolo dorment donc sur des tatamis et des futons. Et avant d’avoir un lit comme ça, Misha dormait dans un lit de bébé où nous avions retiré un côté des barrières. Je trouve que ça va dans le prolongement de la motricité libre et de la confiance que l’on peu accorder à son enfant. Mais après chaque parent fait comme il se sent le plus à l’aise.

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Mais en fait l’adulte il ne sert à rien?
Parfois quand on entend motricité libre (et que l’on ne connait pas), on entend et interprète « enfant roi » « laissé à lui même » « mis par terre à même le sol »… La motricité libre, c’est laissé l’enfant aller à son rythme mais c’est aussi l’accompagner dans ses découvertes. Si on pose l’enfant allongé par terre et qu’on le laisse seul, il y a de fortes chances qu’il n’apprécie pas et pleure! Il a besoin de notre présence, surtout au début. Cette présence passe par le regard que l’on pose sur l’enfant, l’observation active de ce qu’il fait. Mais aussi la présence verbale de soutient lorsqu’il en a besoin et la présence physique, en s’installant aussi près de lui.
C’est l’enfant qui fait les choses seul mais avec notre soutien, regard bienveillant et présence.

J’espère avoir pu apporter quelques éléments de réponses aux questions que vous avez pu me poser ou que vous vous posez. J’ai prévu de partager d’autres articles sur la motricité libre parce que ça me tient vraiment à coeur! En attendant, vous pouvez retrouver tous mes premiers articles sur la motricité libre ici.

Je tiens à rappeler, suite à certains commentaires que j’ai parfois pu avoir, je ne prétends pas détenir la science infuse ou je ne sais quoi! Je partage juste quelque chose qui me tient à coeur, que je mets aussi en pratique avec les différentes équipes avec qui j’ai pu travailler en crèche, en tant qu’éducatrice de jeunes enfants mais aussi avec mon expérience de maman qui accompagne au quotidien ses enfants en motricité libre.

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Je suis en colère contre ces médecins…

Je suis en colère, vraiment en colère! Je suis énervée et déçue aussi! Mais pourquoi la motricité libre est-il si peu connue et reconnue dans le milieu médical?

Il y a quelques jours, ma petite soeur me téléphone perplexe et dépitée. Elle sortait d’un rendez-vous chez le pédiatre pour ma nièce Talia (9 mois). Lors de sa visite, le médecin lui a demandé si sa fille tenait assise. Non, elle ne tient pas encore assise et ne sait pas s’y mettre seule. Cela est tout à fait normal et pas inquiétant. Talia évolue principalement en motricité libre. C’est-à-dire que ma soeur ne l’a met pas (ou peu ) dans une position que ma nièce ne maîtrise pas. Pour simplifier, Talia ne sait pas encore s’asseoir seule alors elle ne l’assoit pas et ne la met pas non plus debout (ou en trotteur!!!).

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Mais voilà, son médecin a commencé à lui faire peur. Je pense que c’est tout à fait ça « faire peur » et l’inquiéter avec des « mais à son âge elle doit savoir se tenir assise. Il faut que vous la mettiez assise, avec des coussins derrière elle. Il faut que vous l’allongiez sur le dos, que vous la tiriez par les bras pour lui montrer comment s’asseoir. C’est important ». Ma soeur a bien tenté de lui expliquer qu’elle laissait sa fille évoluer à son rythme, lui laissant la chance de découvrir tout cela par elle-même. Sa pédiatre lui a dit « oui oui c’est bien la motricité libre mais il faut l’asseoir ».

En laissant l’enfant allonger sur le dos, petit à petit il va se muscler par tous les mouvements qu’il fait de lui même.
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Ma soeur est sortie en perdant une bonne partie de la confiance qu’elle avait dans la motricité libre, dans sa fille, dans ses choix éducatifs et dans son rôle de maman! Je suis triste et déçue pour elle. Alors je tente comme je peux de la rassurer dans ses choix qui sont les bons pour ma nièce. L’encourager à continuer d’accompagner Talia en motricité libre. La rassurer sur le fait que Talia sera s’asseoir un jour mais qu’elle aura surtout acquis une grande confiance en elle, qu’elle sera à l’aise dans son corps, qu’elle sera se mettre assise, sortir de cette position et s’y remettre SEULE, elle sera plus autonome. Elle sera mieux dans son corps mais aussi dans la confiance qu’elle peut avoir en elle mais aussi envers ses parents.
Et franchement, est-ce-que l’on apprend à s’asseoir en se relevant les bras tendu devant nous? Non, on passe sur le côté puis on se relève petit à petit. Mais avant il y a tellement de choses à tester, essayer, tenter et retenter pour y arriver.

Alors aujourd’hui, je suis en colère! En colère contre le personnel médical (et surtout les spécialistes de la petite enfance comme sa pédiatre) et les acteurs de la petite enfance qui ne connaissent pas vraiment les enfants. La motricité libre est pour moi tellement importante et reconnue pour ses bienfaits. Je suis en colère contre tous ses médecins qui conseillent aux parents de mettre leurs enfants sur le ventre, de les asseoir, de les faire marcher ou les mettre debout (et parfois même quelques minutes dans le trotteur!).
Et je suis d’autant plus en colère quand ils ne soutiennent pas les parents qui accompagnent les enfants en motricité. Préférant les culpabiliser « du retard » de leurs enfants ou de « ce n’est pas comme ça qu’il faut faire ».

Les médécins qui suivent mes enfants m’ont souvent demandée s’ils « tenaient assis, savaient s’asseoir… ». Je leur répondais que non, je les accompagnais en motricité libre, que je ne les mettais pas dans des positions dont ils ne savaient pas se mettre et en sortir seul. Mais j’ai été entendu et écouté (et puis je savais argumenter ou parfois laisser tomber pour ne pas me batailler face à des personnes sourdes ). Mais je suis sûre de moi et de mon choix donc ils ne m’ont jamais fait douté.
Cependant ma soeur pense en effet que c’est mieux pour sa fille de la laisser découvrir tout ça par elle-même et à son rythme mais elle subit les pressions sociales, familiales et même du corps médical. Devoir se justifier la déstabilise et la fait douter.

Alors moi je suis en colère et j’ai du mal à ne pas en vouloir à sa pédiatre. Son ignorance/manque de connaissance font qu’elle prodigue des conseils inadaptés et pas du tout professionnels à des parents qui eux font confiance à ce corps médical représentant le savoir et ont besoin d’être accompagnés et soutenus dans leur rôle de parents.
Je n’en veux pas aux parents qui n’accompagnent pas leur enfant en motricité libre. Je pense qu’ils font juste ce qu’ils pensent être le mieux pour leur enfant avec les connaissances qu’ils ont à ce moment là. Mais j’en veux aux professionnels de la petite enfance, aux pédiatres et médecins qui conseillent et même « obligent » les parents à asseoir leur enfant. Leur ignorance à eux est difficilement excusable pour moi!
La motricité libre est tellement naturelle, c’est simplement laisser faire l’enfant plutôt que de faire pour lui et à sa place.

A toi, Salomé, ma petite soeur fait toi confiance et fait confiance à Talia… Elle s’assoira (et marchera) quand elle s’en sentira capable et prête. En attendant, elle peut s’appuyer sur toi, sur ton regard rempli de bienveillance pour l’accompagner au quotidien.

Pour ceux qui le souhaitent, j’ai écrit un article sur la motricité libre il y a deux ans ici et sur le fait que chaque enfant à son rythme ici.

Je finirais mon article avec trois illustrations qui sont superbes je trouve. Vous pouvez les retrouver sur le blog de Bougrie qui les a dessiné!
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Le choix du lit au sol: futon et tatami, une bonne idée?

Un petit lit à leur hauteur.
Un petit lit où on leur fait confiance.
Un petit lit confortable et ludique.
Un petit lit qui n’enferme pas.
Un petit lit qui leur permet d’être autonome.
Un petit lit qui n’a rien d’un lit de petit.

Il y a un an, Misha dormait dans son lit à barreaux mais avec un côté retiré au profit d’une petite barrière. Elle avait un peu plus d’un an lorsque l’on avait retiré la barrière ainsi elle pouvait entrer et sortir seule de son lit quand elle le souhaitait. Dans la journée, elle allait parfois se poser dans son lit pour se reposer. Et à la sieste, quand elle ne voulait pas dormir, elle allait se chercher des livres, les lisait dans son lit et finissait par s’endormir doucement.

Et puis il y a 5 mois, nous avons déménagé dans une nouvelle maison (qui n’est pas insalubre et moisie comme notre ancien appartement où on ne pouvait donc pas mettre de lit à même le sol), avec une chambre pour chaque enfant. L’occasion parfaite pour revoir l’aménagement des chambres et surtout des lits toujours dans l’idée Montessorienne (« aide moi à faire seul »). La chambre de Misha est ici et celle de Manolo là.

Je voulais un lit qui leur permette d’être autonome et donc de pouvoir y entrer et en sortir seul. Un lit assez grand pour que l’on puisse aussi s’allonger dessus et qui puisse leur durer longtemps. Un lit qui ne prenne pas trop de place dans leurs chambres qui ne sont pas très grandes.
J’ai tout de suite pensé aux tatamis et futons.

Le tatami, au sol et dessus le futon
tatami et futon enfant lit montessori

Quand j’étais petite, je dormais sur un futon et un tatami. J’aimais rouler mon futon le matin et pouvoir jouer sur mon tatami ou m’asseoir sur mon futon roulé pour lire. Puis vers l’adolescence, je suis passée à un canapé futon et plus tard encore à un lit mezzanine avec mon futon comme matelas. J’ai donc grandi avec un futon comme matelas.

lit futon et tatami au sol montessori

Nous nous sommes donc tournés vers ce genre de lit. Un tatami qui sert de « sommier »et le futon comme matelas. Nous y avons vu que des avantages:
* Un lit qui permet à l’enfant d’être autonome pour aller se coucher ou sortir de son lit.
* Un lit sécurisé à hauteur d’enfant ce qui lui permet de monter facilement et où le risque de chute est minimisé puisque futon n’est qu’à quelques centimètres du sol.
* Un lit qui nous permet de nous allonger nous aussi dessus.
* Un lit qui ne prend pas beaucoup de place. Dans la journée, on peut rouler le futon et gagner en place dans la chambre pour jouer.

Quel futon et tatami choisir et où les acheter? Ben… ça j’ai longtemps hésité. En fait, je ne suis pas une spécialiste en la matière! Pour le tatami, nous avons eu de la chance d’en trouver deux en bon état dans un magasin de troc à côté de chez nous. Nous avons payé 50 euros par tatami avec une remarque de la vendeuse « et ben, vous allez avoir mal au dos à dormir dessus » (bon, je pense qu’elle manquait juste d’information, parce que déjà, on ne dort pas à même le tatami et ça ne fait pas mal au dos!).
Pour les futons, je souhaitais en acheter des neufs, je trouve ça plus hygiénique et confortable d’avoir un matelas neuf. J’ai regardé sur plusieurs sites sans trop savoir lequel choisir. Je ne savais pas non plus quel épaisseur prendre. Nous avons fini par les acheter sur Futon Factory. Nous avons profité des soldes pour avoir 10% de réduction. Nous avons choisi des futons avec une petite épaisseur de mousse entre les couches de coton (le modèle « futon confort mousse HR« ). Mais lorsqu’on les a reçu, j’étais un peu déçue, je ne les avais pas imaginé si épais. Ils sont aussi gros qu’un matelas classique et ne ressemblent plus du tout à un futon. Du coup, on ne peut pas les rouler (mais petit à petit, nous y arrivons, merci Tata Elise!).
Et pour la taille, je voulais une taille standard pour faciliter l’achat des draps. Nous avons pris les futons de 90/190cm et les tatamis de 100/200cm.

Le lit de Misha
lit futon et tatami enfant lit montessori

A partir de quel âge peut-on dormir sur un futon? Dès la naissance, tout simplement. Je ne reprendrais pas tous les arguments sur l’intérêt de permettre à l’enfant de rentrer et sortir de son lit, je l’avais déjà expliqué dans cet article, lorsque j’avais retiré la barrière du lit de Misha il y a un an.

Misha adore son lit de grande. Dans la journée, elle va souvent s’allonger dessus. Le matin et au réveil de sieste, elle sort seule de sa chambre, descend l’escalier et nous retrouve. Dans son ancienne chambre et parce qu’elle était trop petite, j’avais installé une ficelle à sa poignée pour qu’elle puisse l’ouvrir seule.
Manolo dort encore dans le moïse familial {article écrit en février}, mais il sera bientôt trop grand pour être dedans. Il ira ensuite dormir dans sa chambre, sur son futon. Je pourrais m’allonger à côté de lui la nuit pour le faire téter s’il en a encore besoin.

Mais tu n’as pas peur qu’ils tombent? C’est une question que l’on me pose souvent. Déjà, un tatami et un futon, ce n’est pas très haut. Ce qui n’empêche pas qu’il ait un risque de tomber. Misha est une petite fille qui a un sommeil trèèèès agité! Elle bouge beaucoup, change de position, pleure dans son sommeil… Il y a donc un risque qu’elle tombe en effet. Avant d’avoir le futon, elle dormait sur un petit matelas sur le tatami et on l’a retrouvé régulièrement au milieu de son tapis à côté de son lit, contre la fenêtre… Nous avons donc acheté une étagère que l’on installé contre son lit. Cela lui fait une petite séparation entre son espace sommeil et son espace jeu. Elle peut y poser des jeux et surtout, ça la contient un peu dans ses nuits agitées!

A gauche, le moïse familial dans lequel Manolo a dormi ses 4 premiers mois et à droite, son futon dans lequel il dort depuis ses 4 mois et demi.chambre manolo montessori futon tatami Moulin roty les pachats chat à roulettes folles (5)

Nous sommes donc vraiment ravis d’avoir choisi des tatamis et des futons. Misha et bientôt Manolo seront autonomes et à l’aise dans leur lit!

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Le cas de la draisienne: comment la choisir?

On va repartir du début, la draisienne, c’est un genre de vélo sans pédales avec juste deux roues. Pour les deux ans de Misha, nous avions prévu de lui en offrir une mais la tâche s’est avérée plus dificile qu’on l’avait imaginé.

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Pourquoi choisir une draisienne et non un tricycle ou un porteur classique?
Pour moi c’était une évidence. Je suis à fond pour la motricité libre. Nous n’avons jamais installé Misha sur un porteur ou autre jeux sur lequel Misha n’était pas capable de monter seule (et descendre seule). Je trouve que c’est à l’enfant d’utiliser un jeu comme il le souhaite et comme il le peut. Donc je considère que si Misha n’arrive pas à monter dessus ce n’est pas à moi de lui servir de béquille et de le faire, de même que si elle n’arrive pas à pédaler, ce n’est pas à moi de la pousser. Donc hors de question pour moi d’acheter un tricycle avec un baton pour la pousser ou une ceinture de sécurité ou je ne sais quoi pour la tenir et retenir. Cela ne correspond pas à MA façon de voir les choses.
Donc la draisienne est parfaite: Misha est en capacité d’y monter seule dessus et après, je trouve que c’est à elle de prendre confiance en elle et d’apprendre l’équilibre, d’apprendre à pousser avec ses pieds… Bref, elle peut l’utiliser en autonomie sans avoir de « béquille » pour faire à sa place.

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Quelle draisienne choisir?
Il en existe plusieurs modèles: en plastique, en métal (ou alu ou je ne sais quelle matière de vélo classique) et en bois. Pour moi, j’avais encore mes idées bien arrêtées, je voulais du bois (et surtout pas du plastique). Je trouve ça plus joli et j’aime beaucoup les jeux en bois.

Comment choisir une draisienne?
Pour que l’enfant soit à l’aise et prenne petit à petit confiance, il faut qu’il puisse toucher les pieds par terre. Pas juste la pointe des pieds, cela ne suffit pas pour apprendre et pour avoir bien confiance. L’idéal est de pouvoir avoir les deux pieds qui touchent le sol et de pouvoir avoir les jambes un peu fléchies tout en ayant toujours les pieds à plat au sol.
Donc cela va dépendre de la taille de chaque enfant. La plus grande partie des draisiennes que l’on trouve dans le commerce sont des draisiennes à partir de 3 ans, donc pour les enfants plus grands. Quelques uns en proposent à partir de deux ans et donc pour les enfants plus petits en taille.
Pour ma part, je trouvais aussi important qu’il n’y ait pas de barre haute (cadre haut) entre le guidon et la selle. Je trouve que cette barre peut gêner lors des pertes d’équilibre ou pour monter seul dessus.

Quels modèles existent-ils?
Il en existe beaucoup, la draisienne étant devenue très connue, beaucoup de marques en proposent. Pour ma part, je vais me contenter de vous parler de mon expérience et donc de toutes celles que j’ai pu voir et tester avec Misha. Un critère important pour moi était de pouvoir la tester avec Misha, je vais donc profiter de cet article pour vous parler des magasins à Nantes que l’on a fait pour l’occasion.
J’en profite aussi pour remercier toutes les mamans et personnes qui ont pu me donner leurs avis et expériences sur la page facebook de mon blog (n’hésitez pas à m’y rejoindre, il y a très souvent des échanges intéressants 😛 ).

Pour remettre dans le contexte, Misha mesure 83,5cm (oui, le demi compte beaucoup puisqu’elle ne grandit pas très vite 😛 ) à 2 ans, c’est donc un petit gabarit.

A Oxybul (rue du calvaire), ils ont plusieurs modèles dont plusieurs en plastique:
* Une très légére en plastique, donc facile à porter quand l’enfant ne veut plus en faire avec deux hauteurs de selle différentes (38 ou 40 cm). Trop grande pour Misha et trop plastique pour moi 😛 Elle est à 39€99
draisienne oxybul
* Une autre en plastique, plus évolutive puisqu’à l’arrière on peut y mettre deux roues (collées l’une à l’autre). Elle permet d’avoir un meilleur équilibre dans un premier temps pour prendre confiance. Personnellement, je préfére que Misha apprenne directement avec juste deux roues. La selle est basse puisqu’elle peut être réglée à 26/30/34 cm donc vraiment évolutive. Misha l’a testée et elle lui plaisait bien puisqu’elle était vraiment basse au niveau de la selle. C’est la marque Yvelo qui l’a propose, à 59€99.
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* Et en magasin, ils en avaient une dernière, en bois. Toute simple et toute sobre que je trouvais très sympa. C’est la marque Oxybul qui la propose, à 69€99. Mais… beaucoup trop haute au niveau de la selle pour Misha (40/42/44 cm), elle est donc bien pour les plus grands (vers 3 ans je pense). J’aime bien la poignée prévue sur le cadre qui permet de porter facilement la draisienne.
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Puis nous avons continué notre périple à la recherche de la draisienne idéale à Nature et Découvertes (sous le passage Pommeraye ou à Beaulieu pour les nantais).
* Pour le coup, leur draisienne est vraiment évolutive puisque c’est une 3 en 1! Elle peut être utilisée en tricycle, en draisienne à 2 roues ou en trotinette. Je n’y suis pas allée avec Misha, elle ne l’a donc pas essayé mais la selle a une hauteur minimale de 30cm puis 34cm (donc trop haute pour Misha pour être bien stable en mode draisienne). Je n’ai pas trop aimé son design: il réprésente une grenouille. Il est certain mignon et enfantin mais ce n’est pas ce que je recherche pour la draisienne de Misha. Son côté évolutif est sympa puisqu’elle peut être utilisé de différentes façons mais là aussi ce n’est pas ce que je cherchais. Par contre, j’ai vraiment apprécié le fait qu’il n’y ait pas de barre entre la selle et le guidon. C’est pour moi un point important qui permet à l’enfant de s’installer facilement sans avoir à lever les jambes et aussi à redescendre facilement lorsqu’il y a perte d’équilibre. Elle est à 85€.
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Ensuite direction l’autre partie de Nantes (oui, Nantes est coupée en deux 😀 ) pour un magasin que j’adore: Dröm. (ils ont plein de super truc 🙂 dont plusieurs draisiennes:
* Celle que Karya m’avait conseillée et proposée de tester: la draisienne 3 en 1 WhisboneElle s’utilise dans un premier temps en tricyle puis ensuite en draisienne. Et vers 4/5 ans, on peut retourner le cadre pour en faire une draisienne plus haute. Donc vraiment évolutive dans le temps. Elle a un coût 189€ mais est de très bonne qualité (dixit Karya 🙂 ). La selle se régle de 28 à 46cm. Je ne l’ai pas faite essayer à Misha puisqu’un peu trop chère pour nous. Et je l’ai déjà croisé plusieurs fois avec des enfants dessus. Je la trouve très longue et elle prend donc beaucoup de place (trop pour être stockée ensuite dans notre appart!) mais j’aime beaucoup son design tout simple en bois.
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* Ils proposent aussi la draisienne en bois « lite » earlyreader. Très simple et très jolie mais tout simplement trop haute (la selle va de 29 à 38cm) pour Misha bien qu’ils disent qu’elle peut s’utiliser dès un an et demi. Son prix est aussi élevé, 149€, mais elle parait être de très bonne qualité (en même temps à Dröm, ils ne proposent que des choses de qualité).
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* Et ils en avaient aussi une que j’avais déjà repérée parce qu’elle est très jolie de la marque Kiddimoto. Ils ont différents modèles/coloris. Mais là encore, beaucoup trop haute pour Misha (37 à 39cm), elle convient vraiment pour les plus grands. Elle est à 79€99.
draisienne-kurve-union-jack

Dans la même rue (de Verdun), il y a le Petit Bonhomme de Bois. Ils ont plusieurs modèles de draisienne que l’on peut tester:
* Une draisienne Janod pour les plus grands, vers 3 ans avec la selle une fois de plus trop haute pour Misha. Elle existe en différente couleur, elle est simple et jolie, à 79€95.
draisienne janod
* Une draisienne moto Villac qui a un look très sportive, adaptée aux plus grands (je pense qu’elle doit bien plaire aux petits garçons!), à 79€95.
draisienne villac
* Et la draisienne scooter de Janod. J’avais beaucoup d’espérance sur celle-ci puisque le vendeur m’avait dit que la selle était un peu plus basse que les autres. Au final, c’était encore trop haut pour Misha pour qu’elle ait bien les deux pieds à plat et les jambes un peu pliées!
draisienne janod scooter avis

Misha a aussi testé celle de Décatlhon qui a un prix très intéressant je trouve (39€95). Toute simple (pas spécialement jolie!) avec un frein en plus. Misha l’avait testée mais la barre/cadre en la selle et le guidon me gênent. Pas de grand coup de coeur et un peu trop grande pour elle. [Edit du jour: elle a réessayé cette draisienne aujourd’hui. Elle arrive à monter dessus et à avancer. Par contre, Misha faisait un peu moins sûre que sur la sienne et elle n’avait pas les jambes fléchies. Mais comme elle commence à bien savoir en faire, ça allait quand même. Bon, je n’ai toujours pas de coup de coeur 🙂 ]
draisienne décathlon

Et puis, il y a celle que plusieurs personnes m’avaient conseillées: la Puky. Une marque allemande que je ne connaissais pas jusqu’à présent. Ils proposent des vélos et autres choses à roulettes de qualité. Et puisque je vous parle de draisienne, ils en ont plusieurs modèles suivant les âges et taille de l’enfant. C’est là que ça devient intéressant puisque ils proposent une draisienne à partir de deux ans: la draisienne LR M: qui a la selle et le guidon qui peuvent se régler très bas et qui a aussi un point que je trouvais important: il n’y a pas de barre haute entre la selle et le guidon! Tout pour mon plaire, si ce n’est qu’elle n’est pas en bois! L’assise peut se descendre à 29cm et le cadre avec un accès bas est un vrai plus pour se sentir en sécurité! Avant de l’acheter, je voulais quand même lui faire tester. On était vendredi soir, j’étais désespérée et j’espèrais bien l’avoir le lendemain pour son anniversaire! Après une recherche sur internet des revendeurs puky dans ma ville, j’en ai trouvé plusieurs. Un petit coup de fil à Urban Cycles (quai de la Madeleine à Nantes), ils n’ont plus le modèle que je veux en réserve puis Bo Vélo m’a sauvé en me disant qu’ils ont tous les modèles en stock!
draisienne puky test et avis LM R
En effet, on entre dans le magasin et là, toutes les draisiennes puis vélos de la marque puky sont rangées par taille! Misha teste la draisienne LR M… test concluant. Elle est tout de suite à l’aise et avance avec (toutes les autres fois, elle essayait d’avancer et voulait descendre aussitôt puisqu’elle n’était pas rassurée et à l’aise). C’est décidé, on la prend (oui, le choix est vite fait, on est attendu pour fêter son anniversaire). Un petit coup d’oeil sur les couleurs et on la choisit bleue (je ne voulais ni du jaune ni du rouge qui sont souvent les couleurs de porteurs que l’on a en crèche ou école, je sature donc!).
[Edit: j’avais oublié de noter le prix. Nous l’avons acheté 69€ mais j’ai vu qu’elle était sur internet à partir de 65€ aussi!]

Voilà maintenant trois semaines que Misha l’a reçue en cadeau. Elle adore son « lélo » et a énormément de mal lorsqu’elle doit arrêter d’en faire. Elle a tout de suite bien tenu en équilibre dessus, pas de chutes à déplorer (en tout cas, pas encore). Elle avance en poussant des pieds l’un après l’autre. Elle commence à prendre de la vitesse avec et dit « vite vite » quand elle accèlere. Depuis quelques jours, il lui arrive de pousser les deux pieds en même temps, elle se retrouve donc en équilibre dessus! Lorsqu’elle aura vraiment pris confiance, nous pourrons régler son guidon et sa selle un peu plus haut.
On est super fier d’elle et de sa capacité à être à l’aise dessus. On ne regrette pas du tout notre choix (bien qu’elle ne soit pas en bois 😛 ) et la qualité est super! Bref, je la recommande vraiment!
Il ne lui manque plus qu’une petite chose… un casque!

Photos faites lors de sa 3ème fois où elle en faisait! Depuis, je n’ai pas pris le temps d’en refaire et elle roule trop vite 😛
Un bémol… elle n’a pas de garde-boue… 😀 Du coup, je lui rentre sa robe dans ses couches ou culottes, ça perd un peu en « class’attitude »
draisienne puky petite taille dès 2 ans LR M
Rouler dans les flaques d’eau… elle adore!
draisienne puky petite taille dès 2 ans LR M (5)

Après avoir testés de nombreuses draisiennes, avoir recueillis vos nombreux témoignages (je vous remercie encore), j’espère que mon article sur notre expérience du choix de la draisienne pourra vous être utile, surtout si vous avez un enfant de « petite taille »
Et pour répondre à tous ceux qui me demandent (et qui connaissent mon amour inconditionnelle pour Moulin Roty) « Mais tu n’en as pas pris une Moulin Roty?? » Et bien non… puisqu’ils n’en font malheureusement pas 😛

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Et tu as marché… {montage vidéo}

Tout le monde t’attendait. Tout le monde? Non en fait! Ton Papa et moi n’étions pas pressés. Ne crois pas non plus que l’on voulait te garder en « position de bébé » dépendant de l’adulte, non non. Nous t’avons toujours encouragée à être autonome, à faire les choses par toi-même et surtout à découvrir les choses par toi-même.
Depuis ta naissance et j’ai même envie de rajouter qu’avec l’haptonomie, in-utéro déjà, nous t’accompagnions en motricité libre. C’est à dire que nous ne t’avons jamais assise avant que tu ne saches le faire et nous ne t’avons jamais fait marcher (le plus simple est d’aller lire cet article si ça vous intéresse ou interpelle). J’expliquais souvent à notre entourage que tu allais à ton rythme et que ton rythme n’était pas très rapide. Cette explication, n’était pas jugeante ni négative de ma part, c’était juste pour qu’ils te laissent tranquille, qu’ils arrêtent de te demander à chaque fois qu’ils te voyaient si tu marchais enfin!
Parfois j’avais envie de m’énerver et de ne pas répondre de façon très diplomatique mais j’ai toujours essayé de rester polie 😛 . Et pourquoi devrait-elle à tout prix marcher maintenant qu’elle a un an? Pourquoi, dans une société où on est toujours pressé par le temps, on a toujours la pression extérieure on se retrouve nous-même, adulte, à coller cette pression aux plus petits?! Pourquoi ne laisse-t-on pas naturellement et tout simplement, les enfants découvrir les choses par eux-même quand ils se sentent prêts et qu’ils en ont envie?! Et puis, tu ne marchais peut être pas mais tu étais autonome dans tes déplacements et dans tes jeux, ce qui a mes yeux et bien le plus important!

Bref, nous t’avons laissé découvrir la marche à ton rythme. A 15 mois, Tata Elise t’a apportée une poussette en bois Moulin Roty. Une poussette vraiment stable puisque tu pouvais t’appuyer dessus pour te lever sans risque de basculer. Cette poussette t’a apportée une nouvelle forme de déplacement: la marche accompagnée mais toujours à ton rythme. Avant d’avoir cette poussette, tu utilisais tout ce que tu trouvais pour le faire: ta petite chaise en bois, ton pouf Moulin roty, le bac de livre, la table basse…
Je dis toujours que les trotteurs ne sont pas adaptés pour les enfants et que de toute façon quand les enfants sont prêts, ils utilisent tout ce qu’ils trouvent pour s’en servir de trotteur. Ils le font quand ils sont prêts, à leur rythme et sans être suspendus et trop jeunes.

Cette poussette t’a un peu donnée des ailes! Tu t’es mise à faire des kilomètres dans notre appartement. Le soir-même, tu te mettais debout seule, sans appui! Tu nous as impressionnés et comme à ce moment là, j’étais avec mon réflex, j’ai même pu te filmer! A partir de là, tu t’es lancée, petit à petit, un pas, parfois deux. Dès que tu sentais que tu perdais l’équilibre, tu rabaissais ton corps vers le sol (en gros, tu ramenais ton centre de gravité à un niveau que tu maitrisais). Il n’y a donc pas vraiment eu de chutes puisque tes pertes d’équilibre étaient maitrisées! Tout en douceur, à ton rythme tu as fait une énorme avancée sur le plan psychomoteur. Nous étions fier de toi, de ta capacité à n’avoir que ça en tête tout le temps.
En décembre, tu avais donc 16 mois et demi et tu étais capable de traverser notre salon en marchant (et notre salon est grand!). Tu marchais de plus en plus mais au quotidien, tu utilisais le 4 pattes pour tes déplacements.

Et puis un jour, tu n’as fait que marcher… Avant ce jour, on se demandait quand est-ce que l’on allait considérer que tu « marches » vraiment, quelle date retenir! Et ce jour, c’est celui de l’anniversaire de ton Papa, la veille de tes 17 mois! A partir de ce jour-là, tu as officiellement laissé tomber le quatre pattes pour devenir bipède.

Ma Chiqui avec son joli sarouel Madkouch
Sarouel Madkouch (8)

Nous ne t’avons donc jamais fait marcher en te tenant les mains, nous t’avons juste observé, encouragé par le regard et la parole quand tu en avais besoin. En fait, nous t’avons fait confiance et nous avons bien eu raison. Maintenant c’est toi qui a confiance en toi et tes capacités.

Et voici le montage vidéos de Misha a 16 mois. A ce moment là, nous n’avions pas considéré qu’elle marchait « pour de bon » mais elle était déjà bien capable de marcher!

Et chez vous, ça c’est passé comment?

C’était ma participation pour les mardis tout doux de Maman@home.

♥♥♥

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★ Elle a son propre rythme: il est lent {Motricité libre #2} ★

Depuis que Misha est née, nous l’accompagnons au quotidien en « motricité libre », c’est-à-dire que nous la laissons faire les choses seules à son rythme. J’en avais déjà parlé dans un article, c’est quelque chose qui me tient vraiment à coeur puisque j’en ai même fait le sujet de mon mémoire d’Educatrice de Jeunes Enfants.
Nous n’avons donc jamais assis Misha tant qu’elle n’a pas su s’asseoir d’elle-même, nous ne l’avons jamais mise debout tant qu’elle n’a pas su s’y mettre et nous ne la faisons pas marcher. Nous préférons lui laisser découvrir par elle-même comment arriver à être dans ses positions, comment en sortir et tout ce qui ce joue avec son corps pour y arriver. Elle essaye donc, tatonne, n’y arrive pas puis y finit toujours par trouver la façon de faire ce qu’elle souhaite, plus ou moins rapidement cela dit. Une fois qu’elle y arrive, elle fait et refait sans cesse jusqu’à ce que son corps est assimilé les mouvements.

Ainsi, Misha a découvert, vers 11 mois et demi comment se mettre assise. Avant ses 11 mois, nous la posions exclusivement allongée sur le sol, jamais calée dans un coussin. Elle avait ainsi appris à ramper et était autonome pour aller chercher ses jeux, se mettre dans la position dans laquelle elle était le plus à l’aise. Puis au même moment quasiment elle s’est rendue compte qu’elle pouvait aussi se déplacer à 4 pattes et donc plus facilement et plus rapidement qu’en rampant.
Et ce n’est que vers 12 mois passé qu’elle a commencé à se redresser debout. Les débuts étaient hésitants, ses jambes n’avaient pas l’air d’avoir la force nécessaire pour tenir son corps. Et lors de nos deux semaines de vacances, elle a fait un énorme bon en avant d’un point de vu psychomoteur! Elle s’est mise à sa balader sur la plage à 4 pattes, remontant même sur le tapis qui fait mal aux pieds de tout le monde (sauf à moi, j’aime bien marcher dessus), se mettant debout avec appui, arrivant à escalader le canapé et le tout petit tabouret. Une vingtaine de jours qui lui ont été drôlement bénéfique!

motricité libre

Bref, nous laissons vraiment Misha avancer à son rythme et maintenant qu’elle se met debout, nous ne la faisons pas marcher en lui donnant les mains. Elle marchera quand son corps sera prêt et assez musclé pour maintenir la position verticale, quand elle aura réussi à trouver seule ses appuis et surtout quand elle se sentira prête!

Misha va donc à son rythme et son rythme est… « lent »! Mais c’est SON rythme, celui qui lui convient et qui correspond à SON corps. Et nous tentons de le respecter au mieux. J’utilise volontairement le mot « lent » pour rassurer les parents qui trouvent leurs enfants « en retard », il se joue tellement de choses que l’on ne voit pas!

Je me souviens, lorsque je parlais de motricité libre à ma soeur il y a 6-7 ans, elle me répondait « mais les enfants, ils ne sont pas en retard en motricité libre? ». Personnellement, je ne pense pas qu’un enfant soit « en retard ». En retard sur quoi d’ailleurs? Elle est où la norme, la loi qui veut et qui dit qu’un enfant doit savoir s’asseoir à 6 mois et marcher à 12 mois? Et qu’est ce qui est le plus important: un enfant qui marche « vite et tôt » ou un enfant qui est à l’aise dans son corps? et qu’est ce que ça change qu’un enfant marche à 12 ou à 18 mois (question posée pour l’enfant, pas pour le parent qui se retrouve à toujours porter son enfant à 18 mois!)?

Depuis 2 mois, Misha a soufflé sa première bougie. Et du jour au lendemain, je ne l’ai pas vu venir mais lorsqu’on me demandait son âge j’avais aussitôt en retour  » Et elle marche? »! Parce que lorsque ton enfant a un an, il doit marcher! Tout le monde me demande toujours si elle marche quand je dis qu’elle a un an… Enfin, ça c’était y’a deux mois parce que maintenant, j’ai le droit à des « elle ne marche PAS ENCORE? »! Non pas encore! En général, je ressors le même truc (nul) de dire qu’à 18 ans, elle marchera comme tout le monde!

Voilà, Misha a 14 mois, et elle ne marche pas, c’est dit! Elle se met debout avec appui mais n’a même pas encore compris qu’elle pouvait se déplacer en se tenant aux objets! Elle a bien tout son temps ma bichette! Parce qu’en attendant, elle est autonome dans ses déplacements et dans ses jeux et elle est à l’aise dans son corps et dans ce qu’elle fait et entreprend et je trouve que c’est le principal!

Le titre de mon article est bien sûre une « provocation » pour répondre à touts ceux qui parlent de « retard », « d’enfants fainéants »…  Cet article aurait aussi pu s’appeler  » elle ne marche pas ENCORE??!! ». Et cet article a été écrit il y a deux semaines et la semaine dernière j’ai trouvé très marrant de lire celui de Mam’ Zelle A.

♥♥

Article sélectionné dans la Une hellocoton

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★ Ma fille, je ne te ferai point marcher {Motricité libre#1} ★

Ma fille, Misha, si tu étais née quelques années plus tôt, j’aurais été fière de t’asseoir très vite dans des coussins pour que tu puisses jouer, puis je t’aurais fait marcher en te donner mes mains comme appuis. Et si ça se trouve, je t’aurais peut être même acheté un trotteur pour que tu puisses te déplacer seule. Tout ça, je l’aurais fait en pensait bien faire!

Mais heureusement pour toi, il y a maintenant 5 ans, j’ai commencé ma formation d’EJE. Trois lettres qui pour les non professionnels de la petite enfance n’ont pas beaucoup de sens. EJE comme Educatrice de Jeunes Enfants. J’ai donc suivi cette formation qui me donnait tant envie depuis mes années collège. J’y ai découvert énormément de choses et j’ai pu faire des stages ( 5 je crois dont un de quasiment 9 mois!) dans différentes structures petite enfance. Des stages tous très différents les uns des autres, certains où je ne me suis pas sentie très bien et d’autres qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Lors d’un stage dans une chouette halte-garderie (celle où Raphaël a été et ou Aëlia va), j’ai pu observer une petite fille. Elle avait 10 mois et était allongée dans l’espace pour les plus petits. Elle s’est tournée sur le côté pour attraper un jouet puis est revenue sur le dos pour l’observer et le manipuler. En roulant et marchant à quatre pattes, elle a été chercher un jeu plus loin. Un peu plus tard, elle s’est assise pour regarder les plus grands dehors. Rien d’extraordinaire en soi, mais l’observation de cette petite fille m’a fait l’effet d’une danse. Elle était tellement à l’aise dans ces mouvements, capable de se déplacer et d’aller chercher ce qui l’intéressait seule… « Cette chose » m’a impressionnée, j’en ai parlé avec les professionnelles et « cette chose’ était ce qu’elles appelaient la motricité libre.
Elles m’ont expliquée que cette petite fille était en motricité libre à la crèche et aussi et surtout chez elle.

Oui, mais la motricité libre qu’est ce que c’est? Ca a été mis en évidence par E.Pikler (pédiatre hongroise) suite à des observations qu’elle a pu faire. L’enfant n’a pas besoin de l’intervention de l’adulte pour découvrir toutes les postures/étapes moteurs de son développement. C’est à dire qu’il est capable de découvrir seul les choses lorsqu’il est dans un environnement adapté. Elle a donc pris le parti de ne pas mettre les enfants dans des positions dans lesquelles ils n’arrivent pas à s’y mettre seule.

C’est donc lorsque j’ai fait cette découverte que ma façon d’accompagner les enfants a complètement changé. Et j’ai trouvé ça tellement bien et important dans le développement global des enfants que j’en ai fait le thème de mon mémoire d’EJE. Et aujourd’hui je suis maman et pour toi Misha, ma fille, je souhaite d’accompagner dans la vie dans la façon qui me semble le mieux pour toi.

J’ai déjà beaucoup de chance, ton Papa a aussi compris les bienfaits de t’accompagner en motricité libre et pour moi c’était très important d’être en accord et en cohérence dans cet accompagnement.

Depuis que tu es née, nous ne t’avons jamais assise, calée dans des coussins ou autre système tout simplement parce que tu ne sais pas encore t’asseoir toute seule. Ton corps, tes muscles et ton système nerveux n’ont pas encore la maturité nécessaire pour te maintenir assise. Avant de pouvoir y arriver, nous t’installons sur le dos sur ton tapis de jeu. Ainsi, tu découvres petit à petit tes mains, tes jambes, tes pieds puis les jeux qui t’entourent. Tu bouges ton corps tout en restant sur le dos, tes jambes vont se muscler petit à petit et ta musculature va se renforcer.
A force d’expérience et d’essais, tu as réussi à te retourner sur le dos. Et quel plaisir tu as pris d’y parvenir seule! Lorsque tu t’en es sentie capable, tu as pu te retourner. N’est-ce pas gratifiant d’y parvenir seule? Tu as acquis la confiance en toi nécessaire pour y arriver. Y’a un petit bémol normal dans ton développement. Nous sommes obligés d’intervenir pour te remettre de temps en temps sur le dos. Tu n’as pas encore découvert comme y retourner et tu fatigues parfois lorsque tu dois maintenir ta tête lorsque tu es sur le ventre. Mais nous sommes là, nous t’accompagnons par la parole et les gestes pour te montrer comment repasser sur le dos.

Si l’on t’avait calé dans des coussins, tout ton corps se raidirait pour essayer de maintenir cette position. Ton buste se contracterait et tu serais concentré pour ne pas tomber. Et si par malheur tu n’y arriverais pas, tu tomberais d’un coup en arrière ou sur tes pieds. Et alors? Alors, cela pourrait te faire peur et te donner un sentiment d’insécurité et d’inconfort. Et une fois tombée, tu aurais besoin de quelqu’un pour te relever et te recaler.
Peut être qu’au bout d’un moment tu arriverais à « tenir » assise mais tu y serais bien coincée aussi. Quand le jeu tombera de ta main, tu ne seras pas capable d’aller le chercher. Quand tu voudras changer de position, tu ne pourras pas le faire, tu seras obligée de pleurer et d’appeler quelqu’un pour t’y sortir, te mettant dans une position de dépendance à l’adulte.
Tu n’iras jamais dans un trotteur ou autre système dans ce genre. Déjà parce que si l’enfant ne marche pas, c’est qu’il n’en est pas capable, sa musculature n’y est pas prête. Mais aussi parce que ça te donnerait une image faussée de ton corps. Marcher avec un périmètre tout autour de toi ne va pas t’aider à construire l’image de ton corps. C’est comme si on mettait à un adulte une paire de chaussure bien plus grande que ces pieds. Cela changerait toute l’image qu’il a de son corps, il se prendrait régulièrement les pieds partout (cela m’arrive quand j’ai des chaussures qui ont une forme différente, j’ai tendance à me prendre les pieds partout avant d’arriver à me représenter mon corps différemment . Un petit enfant n’a pas encore acquis tout son schéma corporel et le trotteur le apporte des informations erronées pouvant ensuite le mettre en danger.

J’aime te laisser le temps de découvrir chaque posture à ton rythme. En effet, tu as 7 mois et tu ne tiens pas assise seule (en fait je n’en sais rien puisque je n’ai jamais essayé), tu es peut être « en retard » pour certains mais tu as confiance dans ce que tu fais. Je préféré te laisser faire quand tu en seras capable et que tu en auras envie, ça ne sera que bénéfique pour toi!

Petit à petit, tu vas trouver comment ramper, en commençant surement à reculer. Lorsque tes appuis seront plus stables, tu pourras te porter et t’essayer aux quatre pattes. Puis tu découvriras comment t’asseoir mais aussi comment sortir de cette position. Puis viendra le passage à la station verticale. Tu apprendras à te relever en t’aidant des meubles. Et quand toi, et seulement toi, te sentiras prête et que tu auras trouvé tous tes appuis nécessaires, tu pourras marcher.
Toutes ces étapes se feront petit à petit mais surtout à ton rythme à toi!! Lorsque tes expériences te donneront assez confiance en toi, tu les maîtriseras  Tu vas ainsi acquérir une confiance en toi et en tes compétences. Tu n’auras pas besoin de l’adulte pour marcher. Mais je serais toujours là pour toi, en te proposant des situations t’offrant un contexte adapté à tes compétences, avec un regard bienveillant et des paroles qui t’encourageront.

Le résultat sera le même au final, tu marcheras un jour, comme « tout le monde ». Mais je préfére te laisser prendre ton temps en te donnant ainsi la possibilité, dès ton plus jeune âge, d’être active dans ta vie, dans ce que tu entreprends. J’ai envie de te laisser cette chance, j’ai envie de te montrer que j’ai confiance en toi, de te montrer que tu es capable de faire les choses par toi-même, de te montrer que tu n’as pas nécessairement besoin de l’adulte, de te montrer que tu peux être autonome et moteur dans ta vie, de te pousser à trouver toi même les solutions lorsque tu te sens bloquée, de te montrer que tu as déjà beaucoup de compétences, te permettre de mieux connaitre ton corps et tes limites. Et tout cela aujourd’hui mais aussi et surtout dans toute ta vie, dans tout ce que tu entreprendras.

Misha, ma fille, tu n’as peut être que 7 mois mais tu es capable de beaucoup de choses, je crois en toi et en ce que tu entreprends. J’espère pouvoir te permettre de prendre confiance en toi parce que c’est quelque chose de vraiment important dans nos vies (et je sais de quoi je parle, j’en manque drôlement).

Misha en janvier qui apprenait à se retourner
motricité libre retournement enfant

Et vous qui me lisez (et qui avez eu le courage de lire tout jusqu’ici -merci-), j’avais envie de vous parler la motricité libre parce que je trouve que c’est quelque chose qui est tellement important et adapté dans l’accompagnement de nos petits bouts. Je regrette que ce ne soit pas plus connu. Vous l’aurez compris (ou pas), mais c’est vraiment quelque chose qui me tient à coeur et qui me parait le plus adapté pour les enfants, c’était d’ailleurs le thème de mon mémoire d’EJE.
Enfin, c’est mon avis personnel (enfin, partagé par d’autres professionnelles/parents) et basé principalement sur les travaux d’E. Pikler.

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille un livre très bien et surtout, très abordable pour tous les parents. Il n’est pas du tout théorique (il n’utilise même pas le terme de motricité libre, je trouve ça bien, ça fait moins « professionnel »/ »barbare » et  moins « peur » quand on ne connait pas) et est fait de photos et dessins. Il reprend tout le développement d’un petit enfant. C’est l’enfant qui explique ce qu’il ressent et où il en est dans son développement, comment il découvre la position assise… En structure petite enfance, on l’utilise parfois pour parler de motricité libre aux parents et on leur prête. Je le recommande vraiment (et encore merci Copine pour cette découverte). C’est « En marche pour la vie » de Michèle Forestier.
Si tu veux des informations complémentaires et bien expliquées, tu peux lire ce que « Maman psychomot' » a écrit pour les vendredis intellos ici. Et cet article très intéressant sur le blog de « Montessori en ce nid ».
 Il y a aussi cette vidéo qui donne quelques éléments
Si tu as des questions, un avis, des remarques complémentaires ou en désaccord, n’hésite pas à laisser un commentaire, ça permettra de continuer à en parler!
EDIT: quelques mois plus tard, j’ai écris un nouvel article sur la marche « quoi? elle ne marche pas encore à un an?!!! » 😉
N’hésitez pas à me retrouver sur facebook.
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